Axe 3 : Espaces des cultures médiatiques (Genres et imaginaires)


Responsable de l'axe

Jacques Migozzi

Professeur des universités

Frédérique Toudoire-Surlapierre

Professeure des universités

Membres de l'axe

Loïc Artiaga

Maître de conférences

Thomas Bauer

Maître de conférences HDR

Natacha Levet

Maître de conférences

Chloé Ouaked

Maîtresse de conférences

Sylvie Lorenzo

Maître de conférences

Membres associés

Emeline Chauvet

Membre associée

Marc Guillaumie

Membre associé

Alice Jacquelin

Membre associée, Post-doctorante H2020

Alvaro Luna

membre associé, Post-doctorant H2020

Michel Poupin

Membre associé - H2020 DETECt

L’axe 3 de l’EA 1087 est porté par le groupe Littératures Populaires et Cultures Médiatiques, dont les travaux s’articulent aux projets incubés au sein de l’Association internationale des chercheurs en Littératures Populaires et Culture Médiatique (LPCM). Il entend poursuivre son investigation pluridisciplinaire sur les corpus multimédiatiques caractéristiques de la modernité, depuis l’émergence des premières industries culturelles dans les années 1830-1840 jusqu’à l’ère numérique immédiatement contemporaine.

Tout l’empan diachronique de la culture médiatique, questionnée dans ses fractures et ses mutations structurelles, continuera donc d’être exploré. Le programme de recherches 2018-2022, s’il prolonge et amplifie les travaux menés entre 2012 et 2016  sous le précédent intitulé de l’axe 3 « Formes et dynamiques des récits multimédiatiques », prend toutefois acte des perspectives renouvelées ou approfondies par des recherches récentes, tant en termes de théorie (« convergence culture » de Jenkins, « distant reading » de Franco Moretti, études médiaculturelles, digital studies, litéracies multimodales …) que d’objets (fanstudies, game studies…).

En élargissant par rapport à la période 2012-2016 les chantiers de fouille à de nouveaux genres (littérature sportive, essai, reportage en bande dessinée,..), des corpus non fictionnels (essai, photoessai) et des formes-sens contemporaines (clip, interfaces vidéoludiques), on vise à mieux saisir la  dynamique des genres en régime médiatique, dont les mutations procèdent par un jeu incessant d’hybridations et d’appropriations.

Le terme de « fictions médiatiques », qui est central, est à entendre ici dans un sens large, car cette notion plastique inclut des formes hybrides comme les jeux vidéos, les autofictions, les fictions du réel, les narrations fragmentées sur internet…

L’axe 3 élargit enfin le spectre de ses objets d’étude à des corpus non fictionnels pour questionner la notion de genre, jusqu’alors saisie dans ses avatars sériels, via l’étude de fictions trop longtemps enfermées dans le corset théorique du « modèle paralittéraire ».

La littérature de reportage, sous différentes facettes (grand reportage d’investigation de l’entre-deux guerres, bédéreportage contemporain, journalisme gonzo, reportage sportif… ), est par exemple examinée, même si l’accent est prioritairement porté sur le genre de l’essai médiatique, dans ses déclinaisons numériques et  thématiques (essai « littéraire », essais cinématographique, essai sur le sport, photo-essai …), avec pour point d’aboutissement un colloque international sur les « formes médiatiques et numériques de l’essai ».

Bilan de l’AXE 3 2016-2020