Agir sur les risques psycho-sociaux (RPS)


Qu'est-ce que les risques psycho-sociaux ?

Il s’agit de l’ensemble des risques liés aux conditions de travail pouvant affecter la santé mentale, physique et sociale des salariés (stress, harcèlement, conflits, surcharge de travail, isolement, etc.). Ce sont des risques liés à l’organisation, aux relations ou aux conditions de travail pouvant affecter la santé et le bien-être d’une personne.

Ce sont des situations où le travail génère un mal-être durable : trop de pression, des objectifs flous, des tensions, un manque de reconnaissance, ou la sensation d’avoir perdu le contrôle.

Idée reçue
Les RPS ne sont ni un signe de fragilité, ni une fatalité. Ils montrent que quelque chose ne fonctionne pas dans l’organisation du travail, et que cela pèse sur la santé, la motivation ou les relations au sein de l’équipe.


Chiffres clés

19 % des agents publics présentaient en 2023 un score correspondant à un risque de symptômes dépressifs, contre 16 % dans le secteur privé. Chez les femmes de la fonction publique, ce chiffre monte à 21 %, contre 16 % chez les hommes – DGAFP 2023

D’après le « Baromètre sens au travail dans la fonction publique » – l’Observatoire national des RPS dans la fonction publique (mars 2024)

  • 28% des agents ne pas ressentir la « fierté du travail bien fait »
  • 37% des agents ont le sentiment d’être exploités
  • 41% des agents ressentent une injustice organisationnelle
  • 45% des agents considèrent que les pratiques/décisions dans leur environnement de travail viennent heurter leurs valeurs


D’après la consultation publique sur les conditions de travail dans la FP – juin 023 – https://www.fonction-publique.gouv.fr

  • 27,3% des agents pensent que l’épuisement professionnel mériterait d’être suivi en priorité, suivi des RPS (23%) puis de la santé mentale (16,8%)

  • 16 % des agents publics avaient déclaré avoir été victimes en 2022 de violences, injures, menaces ou harcèlement moral, contre 13 % dans le privé – DGAFP 2023

  • 1 805 maladies psychiques ont été reconnues comme maladies professionnelles en 2024, en hausse de 9 % en un an – Ameli


Repérer les signaux d'alerte

Une fatigue inhabituelle, une irritabilité persistante, des difficultés à vous concentrer, un sentiment d’isolement ou l’impression de ne plus savoir par où commencer.

Ce que vous pouvez observer chez vous ou un collègue
Des tensions dans l’équipe, un rythme qui s’emballe, des priorités floues, des changements non anticipés, des erreurs inhabituelles, un retrait progressif.

-> Ces signaux méritent attention, les repérer, c’est déjà commencer à reprendre la main : comprendre ce qui se joue, oser en parler, et chercher du soutien.


> Quand la charge devient trop lourde

Un rythme qui s’emballe, des demandes qui s’ajoutent sans explication, l’impression de courir après le temps… Ces situations créent une pression durable, pour vous comme pour un collègue que vous voyez s’épuiser.

Ce sont des signaux d’alerte qui montrent que l’organisation du travail doit être réajustée.

> Quand le travail manque de clarté

Ne plus savoir ce qui est prioritaire, changer de consignes en cours de route, travailler sans repères… Le flou génère autant de tension que la surcharge.

Que vous le viviez directement ou que vous l’observiez chez quelqu’un d’autre, il s’agit d’un problème d’organisation, pas d’une faiblesse individuelle

> Quand le climat se tend

Des échanges plus secs, des malentendus répétés, un collègue qui se renferme ou évite les interactions… Ces éléments montrent qu’un fonctionnement se dégrade, et non que quelqu’un « pose problème ».

Les tensions trouvent leur origine dans le travail : rythme, coordination, charge, changements.

> Quand l’équilibre personnel vacille

Difficulté à décrocher, sommeil perturbé, horaires imprévisibles, sensation de ne plus réussir à tout concilier… Ces situations fragilisent progressivement.

Que vous les traversiez vous-même ou que vous constatiez qu’un collègue s’épuise, ce ne sont pas des fatalités : ce sont des signaux à prendre en compte et à partager.


Le rôle des encadrants, des responsables et directions

Ils sont le premier rempart contre les risques psychosociaux. Ils connaissent leurs équipes, leurs personnels. Ils ont l’influence pour créer un climat où chacun ose exprimer ses difficultés. Entre les objectifs à tenir et le soutien à apporter, ils jouent un rôle crucial (et souvent ignoré) dans la détection et la prévention des RPS.

Vous êtes témoin ou en situation de détresse ? Vous n'êtes pas seul(e)

La psychologue du travail de l’Université reçoit les personnels en entretien individuel, dans un cadre confidentiel, afin de leur permettre d’exprimer leurs difficultés et de rechercher, avec eux, des pistes d’action adaptées.

Elle intervient également auprès des collectifs de travail et des équipes, en lien avec les différents acteurs de la prévention et les services de l’établissement. Son intervention vise à favoriser la compréhension des situations de travail, la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail.

La psychologue du travail exerce ses missions dans le respect des principes éthiques et déontologiques de la profession, notamment en matière de confidentialité, de respect de la personne et d’indépendance professionnelle.

Contact :Sigrid Fernandez, Psychologue du travail :                 
Service Medico-Social Du Personnel (SMSP)
Campus Condorcet 209C, boulevard Vanteaux – 87000 LIMOGES

L’assistante sociale : Elle accompagne les personnels dans leurs difficultés professionnelles, personnelles ou sociales. Elle offre écoute et informe sur les droits et les dispositifs existant et orienter vers les dispositifs existants ou les structures compétentes.

Contact : Annabel Tible : annabel.tible@unilim.fr    
Service Medico-Social Du Personnel (SMSP)
Campus Condorcet 209C, boulevard Vanteaux – 87000 LIMOGES

Service Prévention, Sécurité, Environnement contribue à la protection de la santé physique et mentale de l’ensemble des personnels et des usagers de l’université.

Dans le prolongement de ses missions, le service accompagne les composantes, directions, laboratoires et services dans la maîtrise des risques psychosociaux et dans la mise en œuvre d’une politique de prévention active au sein de l’établissement.

Il intervient à différents niveaux pour intégrer la prévention des RPS dans la démarche globale de prévention :

  • Evaluation des risques : identification et analyse des facteurs de risques psychosociaux propres aux différents métiers et environnements professionnels
  • Elaboration et suivi des plans d’actions : pour améliorer les conditions de travail et la qualité de vie au travail (QVT).
  • Analyse des situations critiques : accompagnement des services dans le traitement des alertes, des signalements et des situations de tension.

Le service contribue également à la sensibilisation et à la formation des personnels, et coordonne le réseau des assistants de prévention.

Ce service est composé de Emmanuel Varrin (conseiller de prévention) et Karine Vuillier (chargée de prévention et de réglementation)

Contact : 

Relais de terrain au sein de votre composante ou de votre service. Ils sont les interlocuteurs privilégiés des personnels, ils sont en charge de l’évaluation des risques et des conditions de travail. Ils accompagnent les personnels vers le dispositif d’écoute.

Acteurs incontournables du dialogue social et de la protection des agents. 

+ d’infos sur la Formation Spécialisée en Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT)

Dispositif

Depuis 2015, l’Université de Limoges s’est engagée activement dans les luttes contre les violences, le harcèlement et les discriminations

Le dispositif d’écoute psychologique et d’alerte suite à une exposition à des RPS est construit en 2 phases : le signalement et le traitement.

Le signalement ne préjuge ni de la véracité, ni de la matérialité des faits.

Il vise à recueillir les déclarations d’une « personne s’estimant victime ou témoin d’une violence ».

POURQUOI FAIRE UN SIGNALEMENT ?

  • recueillir la parole d’une personne en souffrance dans un espace sécure  en toute confidentialité, avec bienveillance dans un cadre protecteur, sans jugement),
  • alerter la structure sur les violences et les situations de mal-être

 A ce stade il s’agit d’une écoute psychologique et d’une alerte.

La poursuite du traitement au-delà de la première écoute ne peut être engagée qu’avec la personne s’estimant victime d’une situation de souffrance. Celle-ci peut tout à fait choisir d’en rester qu’à cette seule phase d’écoute et d’accompagnement en toute confidentialité.

Le traitement du signalement est une phase où l’on établit la matérialité des faits signalés, où l’on accompagne la (ou les) personne (s) en difficulté et où l’on prend des mesures préventives et correctives sur une situation de travail dégradée.

L’ensemble du dispositif est détaillé dans le livret procédures et dispositifs d’accompagnement pour les étudiants et les personnels