Valentin : Dès qu’on propose une expérience, ils veulent tous participer »


Valentin Desprez, étudiant à l’ENSIL en 1ère année « matériaux », Gabriel Thiebaud en 1ère année de DUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII) à Brive, Solène Garandeau, étudiante en 1ère année de DUT « Génie Civil » à Egletons, animent des ateliers d’IMAGINEX sur des sujets différents.

Valentin s’est penché sur les matériaux utilisés pour concevoir les balles, les terrains de tennis et les cordages des raquettes, entre autres.
Solène avait pour objectif de concevoir une structure qui abrite deux terrains de tennis et de faire intervenir les jeunes dans ce projet.
Quant à Gabriel, il a fait découvrir les objets connectés aux jeunes tennismen/women afin de leur montrer que ces objets peuvent améliorer leurs performances. Il s’agissait aussi de leur faire découvrir le monde de l’électronique.

 

Tous trois ont dû cogiter pour mettre au point les expériences, les tests, et trouver le meilleur moyen de transmettre leur connaissance :

Valentin : Les responsables du projet nous ont donné un planning avec les thèmes qu’on devait aborder. On a dû faire un travail pour savoir quel matériel on allait utiliser. Les ateliers se découpent en 2 parties : 5 minutes de théorie puis 10 minutes d’expériences afin de rendre les choses concrètes. Le plus difficile est de s’adapter au public. On n’aborde pas les choses de la même façon avec des élèves de 3ème qu’avec des élèves de 6ème ».

 

Gabriel et Solène ont eux été guidés par leurs enseignants dans le cadre d’un projet tutoré.

Gabriel : Nous sommes allés au club de tennis d’Objat les vendredis soirs après nos cours. Nous avons rencontré des jeunes de seconde d’un très bon niveau de tennis puisqu’ils sont classés en régionale. Nous leur avons présenté des bracelets et des raquettes connectés. Nous avons donc dû au préalable apprendre à nous en servir et avons préparé un cours simplifié sur les objets connectés, la transmission sans fil et les capteurs. Nous avons ainsi pu mesurer la vitesse de frappe des joueurs – vitesse moyenne et vitesse maximum, l’emplacement de l’impact de la balle sur la raquette, le nombre et le type d’essais – coups droits, revers,… Nous avons ensuite présenté les résultats des différentes séances à chacun des participants. Les enseignants de tennis sont intervenus pour analyser le jeu des jeunes et leur donner des conseils aux joueurs en réinvestissant toutes ces données.

Pour intéresser les jeunes, Solène, a, quant à elle, lancé un concours de dessin : « Nous avons créé une affiche avec des indices – une raquette de tennis, du bois de Douglas et une feuille de châtaignier. Avec ces éléments, nous leur avons demandé d’imaginer le bâtiment de leurs rêves. Après l’analyse des dessins, nous avons décerné le prix « matière », le prix « lumière » et le prix « forme ». A ce jour, nous avons tout d’abord conçu un bâtiment sur un logiciel 3D, et élaboré des fiches techniques pour expliquer nos choix : réalisation en 3D du bâtiment, équipement du bâtiment (chauffage, ventilation, acoustique, gradins,…), revêtements intérieurs et extérieurs dans leurs aspects décoratifs et fonctionnels. Une entreprise locale a ensuite produit une maquette en 3D pour notre soutenance. Nous devrons aussi définir des revêtements qui seront envoyés au directeur du Tennis Club afin qu’ils soient choisis et validés par les enfants qui interviendront donc une seconde fois dans le projet. »

 

Transmettre les connaissances scientifiques à des jeunes qui viennent pratiquer un sport, n’est pas chose aisée, mais il semblerait que le pari ait été réussi :

Valentin :« Dès qu’on propose une expérience, en général, ils veulent tous participer, toucher les objets ».

Gabriel : « Nous étions là pour leur faire passer des notions scientifiques et leur expliquer comment fonctionne un objet connecté. Ils ont été très contents de cette expérience car les objets connectés ont un coût élevé et il n’est donc pas évident d’y avoir accès. Nous leur avons distribué leurs résultats individuels sur papier. Nous leur avons aussi envoyé des photos par mail car nous devions faire de la prise d’images et de vidéos pendant que les objets connectés fonctionnaient. Bref, nous avons fait notre maximum pour les intéresser et à la fin des séances, ils nous ont tous dit qu’ils se dirigeraient en 1ère vers une filière générale S. Nous leur avons peut-être donné envie de faire des études scientifiques !!! »

 

Nos trois étudiants s’accordent à dire qu’ils ont vécu une expérience enrichissante à valoriser sur leur CV. Ce projet leur a permis d’acquérir des connaissances, d’apprendre à les transmettre, et de gérer un projet.

Solène : Ce n’était pas évident de parler construction de bâtiment avec des enfants de 10-12 ans. Nous avons dû aussi jongler entre la demande du client plutôt fonctionnelle et IMAGINEX qui souhaitait un projet quelque peu impressionnant. Orchestrer une communication entre tous les responsables n’a pas toujours été évident. C’était une chance et un honneur de participer à ce projet d’envergure. C’est très bien d’avoir pu appréhender les différentes facettes de notre futur métier, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Interview extraite de Limousin Université n°121


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