Delphine Lachassagne : We developed numerous essential technical, scientific and cross-functional skills / Delphine : "No hay que hacer una tesis por defecto, pero si decide hacerse hay que ir hasta el final"

Delphine Lachassagne


« On développe de nombreuses compétences techniques, scientifiques et transversales essentielles. »


Delphine Lachassagne a soutenu une thèse sur « Le devenir des micropolluants présents dans les boues d’épuration, du traitement à l’épandage agricole : application aux micropolluants métalliques (Cd,Cu) et organiques (médicaments) issus du traitement biologique conventionnel d’effluents urbains ou hospitaliers ». Elle nous fait part de son expérience de doctorante à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes.

Quel a été votre parcours de doctorante ?

J’ai effectué ma thèse au laboratoire Groupement de Recherche Eau, Sol, Environnement (GRESE) qui fait partie de l’institut GEIST de l’Université de Limoges. Après mon parcours d’ingénieure à l’ENSIL spécialité Eau et Environnement et mon master recherche en 2011, j’ai poursuivi en thèse et l’ai soutenu en décembre 2014. C’est une thèse en sciences pour l’environnement qui a fait appel à des compétences dans les domaines du génie des procédés, de la chimie, de la biochimie, du traitement des eaux usées et des boues d’épuration. Durant cette thèse, j’ai été amenée à réaliser différentes expérimentations en laboratoire et à traiter les résultats sous la direction de mes directeurs de thèse – enseignants-chercheurs au GRESE et à l’ENSIL. J’ai également eu l’occasion de participer à des congrès européens et internationaux pour présenter mon travail devant de nombreux scientifiques. Ma thèse relevait d’un contrat de l’Agence de l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie (ADEME) en partenariat avec la société Degrémont (Suez Environnement). Elle s’inscrivait dans le cadre plus large du projet SIPIBEL – site pilote de Bellecombe en Haute-Savoie qui étudie l’impact des effluents hospitaliers en station d’épuration urbaine. J’ai donc pu collaborer avec de nombreux professionnels et me constituer un réseau solide.

Quels sont vos projets professionnels ?

Je souhaite obtenir un post-doc pour travailler sur un nouveau projet de recherche, continuer à publier des articles scientifiques, puis intégrer un poste de chercheur dans un institut de recherche en R&D. Je suis également intéressée par l’enseignement donc, si l’opportunité se présente, pourquoi pas devenir maître de conférences.

Que souhaiteriez-vous dire à ceux qui sont tentés par le doctorat ?

Le doctorat est une aventure scientifique et humaine très enrichissante, c’est un parcours périlleux avec des bons moments et des moins bons mais il faut rester positif, continuer, persévérer. Ce sont des qualités très importantes dans la vie active.
La rigueur de la science est très importante pour travailler dans la recherche et gérer un projet de thèse. Il faut savoir être autonome, organisé et rigoureux mais aussi être pédagogue, communiquer, collaborer et s’adapter aux compétences de chacun. On développe de nombreuses compétences techniques, scientifiques et transversales essentielles pour s’intégrer dans le milieu professionnel que l’on veuille rester dans la recherche, travailler en entreprise ou devenir maître de conférences. Il ne faut pas faire une thèse par défaut mais si on en a envie, il faut aller au bout de cette démarche.