Journées d’études : Réseaux de collégiales et réseaux de monastères


L’occupation de l’espace par les communautés religieuses à l’échelle diocésaine

Les 15 et 16 décembre 2017, en salle D005 de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines

 

L’objectif de la rencontre est de comprendre et d’analyser les logiques d’implantation des monastères et collégiales dans l’espace diocésain en fonction des évolutions chronologiques. Cette approche se fera à partir des espaces priorisés par Col&Mon dans la 1ère phase de son projet : trois diocèses de Bourgogne (Autun, Auxerre, Langres), Limoges, Poitiers, Luçon, Maillezais, Saintes, Angoulême et Clermont.

Cette journée d’étude s’inscrit dans la progression du projet Col&Mon pour faire suite à la fois au travail de Davide Gherdevich sur la mise en place des frontières diocésaines et leur variation au cours du Moyen Âge, particulièrement dans les périodes hautes avec l’exemple des diocèses bourguignons et au colloque de Grenoble (mai 2017) qui a interrogé les relations de tout ordre entre l’évêque et les communautés religieuses de son diocèse.

La démarche se veut résolument centrée sur la méthodologie mise en œuvre dans Col&Mon en partant des données entrées dans les bases sources (Collégiales et Monastères), unies et interrogeables conjointement dans la base Col&Mon (qui fusionne les bases sources), en utilisant le moteur d’exploration dit SpaTe pour faire des requêtes sur les établissements, notamment en termes chronologiques (dates de fondation, fondateurs, changement d’affiliation ou intégration dans un ordre) afin de visualiser le maillage de ces implantations et leur évolution dans le temps pour dégager des logiques d’implantation, identiques ou différentes selon les diocèses. L’utilisation de l’outil SIG (ArcGol) permettra d’intégrer d’autres éléments de compréhension de cette cartographie évolutive, que ce soit par la prise en compte d’éléments naturels (reliefs, hydrographie, etc.) ou l’intégration d’objets connexes lorsque les données sont accessibles comme le réseau castral, celui des cathédrales ou celui des églises paroissiales par exemple.

En associant les collègues géographes, l’un des objectifs de cette JE est aussi de leur permettre de s’approprier les problématiques des historiens afin d’affiner ces outils nécessaires à la conduite de la recherche sur les établissements religieux.

Il s’agira non pas tant de présenter des résultats définitifs sur la problématique définie que d’avancer quelques pistes de recherche à partir des espaces sélectionnés, qui devront permettre, en dialogue entre historiens et géomaticiens au cours des deux journées, d’explorer toutes les possibilités d’approfondissement de ces résultats que permettent l’élaboration du moteur d’exploration dit SpaTe et de l’outil SIG ArcGol et en retour, leur affinement pour répondre au mieux aux questionnements des historiens.

 

Questions qui peuvent être abordées :

 

Il s’agira d’analyser les réseaux de collégiales et de monastères, leur imbrication, leur juxtaposition, les espaces qu’ils s’approprient ou bien, a contrario, qui leur sont donnés en fonction des contextes politiques, religieux, économiques qui viennent éclairer leur présence :

– la frontière diocésaine fait-elle sens pour ces implantations ? En fonction des époques, peut-on dégager des différences selon les espaces, en constate-t-on selon le statut des établissements (réguliers, séculiers) ?

– distingue-t-on des frontières intérieures qui semblent déterminantes : relief, axes de communication, maillage hydrographique, réseau seigneurial ?

– quel rôle joue le chef-lieu de diocèse ? Comment agit-il, opère-t-il une certaine occupation de l’espace ? Une répartition harmonieuse autour de lui ? N’exerce-t-il aucune influence ?

– les établissements s’implantent les uns en fonction des autres, quand ils sont déjà existants : y a-t-il des logiques repérables à cet égard : distanciation des centres urbains, concurrence pour les ressources, etc.

– peut-on dégager des logiques différentes selon la personnalité et les objectifs des fondateurs et des fondations ? On pense notamment aux ordres dit urbains comme les mendiants.

– on s’attachera à adopter également une approche comparative entre les réseaux monastiques de manière à dégager ou non des espaces privilégiés ou des espaces convoités, des concurrences ou des espaces partagés.

 

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