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TraHs N°4 | 2018
Éthique et santé

Nous vivons dans une ère de recul éthique au niveau culturel et sociétal. Cette question, à elle seule, pourrait faire l’objet d'un numéro de revue scientifique. En effet, nous sommes parfois horrifiés de voir que l'expérience et la notion de limite ont disparu. Celles-ci permettent ainsi l'émergence et la recrudescence d'impostures, agressives et violentes, supposées résoudre les difficultés de la vie quotidienne, les problèmes sociétaux et culturels et ceux qui se posent aux États. Il n'a jamais été aussi facile d’apporter son témoignage, en temps réel, lors d’épisodes récurrents d'agression et de violence, épisodes souvent justifiés par un discours dont le contenu peut se résumer en un mot : indifférence. Cette indifférence, vue comme une partie significative de l'être humain, doit être envisagée comme une question éthique, telle qu’elle apparaît dans la métaphore de Dante dans la Divine Comédie où l’insensibilité glaciale accompagne le Mal.

Dans le domaine de la santé, tout particulièrement, nous percevons de différentes façons, une certaine inertie et indifférence à l’égard de personnes qui, parce qu’elles sont âgées, malades ou victimes l'exclusion sociale, perdent leur autonomie et en conséquence, leur utilité ; deviennent une charge, font l’objet de mépris et sont livrées à leur sort, faisant que l'être humain laisse au hasard le soin de s’occuper des autres êtres humains. Il existe, bien sûr, des exceptions aussi, nous invitons les chercheurs intéressés par ces thématiques, à présenter dans le cadre de ce quatrième numéro de Trayectorias Humanas Trascontinentales sur ÉTHIQUE ET SANTÉ, leurs recherches et travaux, sous différents angles et perspectives, afin de discuter de la relation particulière entre ces deux points.

Sous la direction de Dominique Gay-Sylvestre et Marcio Luis Costa

Publié en ligne le 20 décembre 2018

2,3M Version PDF

Couverture du numéro 4


Le numéro 3 Hors-Série de la revue « Trayectorias Humanas Transcontinentales » (TraHs) du Réseau International Amérique Latine, Afrique, Europe, Caraïbes (ALEC) « Territoires, Populations Vulnérables, Politiques Publiques » de l’Université de Limoges (France) porte sur :

Buen Vivir : bilans et expériences de dix années de Constitution en Equateur

Le 28 septembre 2008, la Constitution de la République de l'Équateur a été ratifiée. Elle représente une étape importante du constitutionnalisme latino-américain. Parmi d'autres innovations, celle-ci confère des droits à la nature et instaure le régime du Buen Vivir (en Kichwa: sumak kawsay, en aymara: suma qmaña, en guarani: ñandareko).

Les relations de bonne coexistence entre les êtres humains et les non-humains garantis dans cette Constitution ont inspiré la culture juridique d'autres pays d'Amérique latine. C’est le cas de la constitution bolivienne, entrée en vigueur en 2009, qui garantit, elle aussi, le respect des relations entre nature et culture, tout en y apportant des éléments identitaires locaux. D'autres pays latino-américains se sont progressivement inspirés de ce nouveau constitutionnalisme et de la pensée anti-coloniale, renforcée en 2008.

Dix ans après la Constitution de la République de l'Équateur, des changements, des constructions et des déconstructions de la pensée latino-américaine concernant les droits à la nature et les relations nature / culture ont eu lieu, avec des nuances toutefois.

Sous la direction de Dominique Gay-Sylvestre, Alice Brites Osorio de Oliveira et Paulo Celso da Silva

Publié en ligne le 24 septembre 2018

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Couverture du numéro 3