Nathalie Bernardie-Tahir élue au Conseil scientifique de l’AUF



Nathalie Bernardie Tahir Université de Limoges

Professeure de Géographie et Vice-Présidente en charge de la Stratégie internationale à l’Université de Limoges, Nathalie Bernardie-Tahir vient d’être élue pour la première fois membre du Conseil scientifique de l’Agence Universitaire de la Francophonie.

 

Qu’est-ce que le Conseil scientifique et quel.s rôle.s assure-t-il au sein de l’AUF ?

Le Conseil scientifique est un organe consultatif chargé d’une mission d’orientation de la politique scientifique et d’une mission d’évaluation des activités de l’AUF. Il est composé de 27 membres internationaux, 18 membres désignés sur proposition des universités et de 9 membres désignés sur proposition des réseaux universitaires.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre élection et sur les raisons qui vous ont incitée à être candidate ?

Je viens d’être élue membre de ce Conseil scientifique, représentant l’Université de Limoges, ce qui porte à 6 (sur 27) le nombre de membres représentant une université ou un réseau universitaire français.
Au moment du renouvellement des membres du Conseil scientifique (deux à trois membre renouvelés tous les trois ans), j’ai répondu à l’appel à candidature en constituant un dossier comportant notamment une lettre de motivation, une lettre de recommandation d’une personnalité à forte visibilité internationale, un CV et une attestation de candidature émise par la présidence de l’Université de Limoges.
Depuis ces dernières années, nous avons beaucoup œuvré pour mettre en cohérence un grand nombre d’actions menées depuis longtemps à l’Université (et sur le territoire limousin) dans le cadre de la francophonie, au point de définir une stratégie francophone au sein de notre politique internationale. Dans cette perspective, il m’a paru pertinent et cohérent de poser ma candidature dans cette instance majeure de la francophonie universitaire internationale.

 

Quelle est la durée de votre mandat et quelles seront vos missions ?

Le mandat est de trois ans. Le Conseil scientifique de l’AUF se réunit au moins deux fois par an, à Paris et Montréal. Le rôle de chacun des membres est de contribuer à définir collectivement une politique scientifique permettant de susciter et accompagner des projets promouvant la francophonie universitaire dans le monde, tant sur le plan de la formation, de la recherche et de la gouvernance, et à favoriser les collaborations internationales au sein de l’aire francophone, particulièrement entre les établissements du Nord et du Sud. Chaque année des appels d’offre sont proposés par le Conseil scientifique pour soutenir des projets de recherche, attribuer des bourses d’études, etc. dont les dossiers sont évalués par les membres du Conseil.

 

En quoi votre présence au sein du Conseil scientifique de l’AUF est-elle un atout pour l’Université de Limoges ? Les liens entre l’AUF et l’Université vont-ils s’en trouver renforcés ?

Ma participation à cette instance devrait permettre d’accroître considérablement la visibilité de notre université, une des rares françaises à siéger dans cette instance qui forme une belle caisse de résonance internationale. Être membre du Conseil scientifique de l’AUF c’est être intégré dans un réseau international fondé sur une proximité interpersonnelle qui se construit entre chacun des membres, au plus grand bénéfice de chacun. L’autre grand intérêt pour l’Université de Limoges, qui s’est ouvertement engagée dans une stratégie de valorisation de ses réseaux francophones, est d’avoir une vision claire sur la politique menée par l’AUF et une connaissance précise des orientations et appels d’offre qui pourraient l’intéresser directement.

 

A titre professionnel et personnel, que va vous apporter cette mission ?

Cette expérience promet d’être extrêmement enrichissante, comme j’ai pu m’en rendre compte au cours de la première réunion du Conseil scientifique à Marrakech le 10 mai dernier.
Participer à cette instance permet de saisir l’extrême diversité des situations universitaires dans le monde, de comprendre les préoccupations spécifiques d’universités confrontées à des enjeux parfois communs (comme l’insertion professionnelle des étudiants ou, par exemple, la problématique des publications scientifiques francophones dans un univers académique dominé par les Anglo-saxons), mais souvent si différents : l’explosion des effectifs dans les universités africaines, le problème géopolitique pour certains établissements du Moyen-Orient, etc. Cette confrontation à l’interculturalité universitaire est donc très stimulante et permet d’avoir une vision beaucoup plus fine du paysage universitaire international.
En tant que géographe, la participation à des échanges qui traduisent, de manière concrète et opérationnelle, toute la complexité de la relation Nord/Sud et la problématique post-coloniale est tout à fait passionnante.

 


Focus sur l’AUF

L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) est une association internationale créée il y a plus de 50 ans. Elle regroupe des universités, grandes écoles, réseaux universitaires et centres de recherche scientifique utilisant la langue française dans le monde entier. Avec un réseau de 845 membres dans 111 pays, elle est l’une des plus importantes associations d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche au monde. Sa mission est de promouvoir une francophonie universitaire solidaire engagée dans le développement économique et social des sociétés. Elle favorise la solidarité active entre ses institutions membres et les accompagne dans leur dynamique de structuration (amélioration de la qualité de la formation, de la recherche, de la gouvernance universitaire, de l’employabilité des diplômés) et d’implication dans le développement.

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