Le discours du support

Philippe Quinton

  • Université Stendhal Grenoble 3, GRESEC

Texte intégral

L’approche sémiotique développée ici concerne la notion de support en général et son importance dans un processus de signification, sans la limiter au seul support de communication. La question centrale pour le sémioticien serait de savoir si un support produit un discours qui lui est spécifique, c’est-à-dire caractérisable comme non dépendant d’autre chose et uniquement déterminé par ses spécificités de « support ». Cela oblige tout d’abord à préciser ce que l’on entend par support, tant sur le plan matériel que symbolique et ensuite à affiner la démarche d’analyse spécifique à cette question.

Le support comme design

Si l’on renverse le titre de la présente proposition pour observer d’un point de vue sémiotique le support du discours, cela engage la question des diverses matérialités indispensables à tout discours et de leur propre intervention dans la signification. Rappeler ce fait connu permet d’insister sur le lien matériel et symbolique qui existe entre discours et support. Une analyse peut s’intéresser à ce qu’est ce support en tant qu’artefact, comment il est fait, conçu ou fabriqué, de quel processus il résulte, ce que l’on peut lui faire dire en sa qualité de support matériel.

Un grand nombre d’objets manufacturés ou de dispositifs matériels qualifiés de supports de communication, sont issus de différents designs (industriel, graphique, textile, d’environnement, packaging, etc.). Ces interventions humaines programmées (et intentionnellement signifiantes) sur les formes et les expressions d’un objet signifiant peuvent être observées comme discours spécifiques, même si leur vocation première vise le transport, l’habillage, l’accompagnement d’autre chose (service, fonction, message…). De ce point de vue, un design, comme support de lui-même ou d’autre chose, est une énonciation à part entière. Pourtant, cette conception aujourd’hui partagée par beaucoup d’acteurs du design et de praticiens de la sémiotique ne suffit pas pour interroger plus finement l’attelage discours-support dont il est question ici. Il convient d’envisager une approche plus extensive des deux notions dans leurs interactions en contexte pour aller plus loin que la conception usuelle du support et du discours.

On sait voir en quoi un discours peut être lui-même un support, comme par exemple dans le cas classique d’un discours présidentiel utilisé en tant que support d’autre chose que son propre énoncé (c’est alors une question de représentation, d’image). Ce qui compte dans ce cas n’est pas ce qui est dit mais le fait de dire. Prononcer tel discours à tel moment ou tel endroit signifie ou fait autre chose que l’énoncé en lui-même. Cela concerne également les discours des marques commerciales qui nous font oublier les produits qui les supportent, si l’on considère que ce que l’on achète est parfois bien autre chose que le produit disposé dans les rayons (ex. : la beauté ou la jeunesse pour les cosmétiques).

Aller au-delà des définitions usuelles

Dans l’acception commune, il est fait une différence entre support, ce qui transporte ou matérialise, et discours, ce qui est transporté. Cette conception passive du support comme du discours ne convient évidemment pas pour la démarche sémiotique entreprise ici. L’interdépendance entre les deux éléments est à questionner plus finement.

Concevoir un support d’un point de vue matériel ou symbolique n’implique pas seulement la mise en valeur de quelque chose qui est supporté (objet, être, message, idée, etc.). Sur le plan général, un support est effectivement ce qui porte, soutien, mémorise quelque chose, mais aussi parfois ce qui subit une charge venue d’une autre chose et se maintient en état en opposant une résistance physique constitutive de sa qualité de support solide. Comme matérialité, le support est, selon cette conception, ce qui rend possible, visible et communicable, ce qui est le cas d’une production intellectuelle, d’un message ou même d’une œuvre.

L’acception usuelle a donc tendance à mettre le support en retrait, en considérant qu’il aide, soutient, « fait passer le message » selon un paradigme de la transmission qui renvoie à des conceptions parfois simplistes et bien ancrées dans les pratiques courantes de communication. Selon une approche plus pragmatique qui prend pleinement en compte le rôle du support dans la relation, celui-ci prédéfinit pour partie les conditions et le programme de réception. Cette mise en avant du support est davantage étudiée et partagée par les chercheurs que par les professionnels de la communication.

On sait qu’un discours est relatif aux enjeux de l’écrit ou de l’image, à leur textualisation. C’est à la fois l’acte et le résultat d'une énonciation, un « texte » qui agit, se réalise en contexte, et qui se trouve donc en rapport avec des situations et des stratégies de communication, des mises en actes. Il relève de ce fait pleinement de l’analyse sémio-pragmatique. Mais si l’on valorise ainsi la détermination sociale du discours (et par extension de ses marques énonciatives) la remarque vaut également pour le support, considérant que celui-ci est de la même manière fortement chargé de social et qu’il est produit dans des contextes et des cultures spécifiques qui en ont forgé les configurations sémiotiques, les modèles et les usages. Quelques exemples diversifiés peuvent éclairer le propos.

Interroger la notion à travers quelques cas de supports

1 – Un support potentiel : un mur de briques jointoyées, compris comme artefact.

Observé dans la ville, un tel mur n’est pas expressément désigné comme support de communication, mais pourtant « il dit » quelque chose à celui qui veut bien s’y intéresser, là où il se situe en contexte. Il s’agit de ce qu’il est matériellement et symboliquement, d’où il provient par rapport à son mode de fabrication (la technique des briques) et ce à quoi il est associé dans un champ donné (la tradition architecturale) ; ce qu’il fait là précisément dans son contexte, selon sa fonction attestée (barrière, fondation, protection…), sa valeur sociale, ce que l’on peut en faire (par exemple s’en servir comme support pour une affiche, s’appuyer dessus, l’utiliser comme fond de décor pour une photo…). Ce mur est un état dans un processus signifiant plus large dans lequel le place un regard singulier, qu’il soit observateur, passant, habitant, etc. Ainsi, un regard « fait parler », ou peut faire parler, ce mur. On pourrait dire qu’il offre une possibilité de produire un discours, indépendamment de ce qui peut s’y ajouter, s’y superposer ou de ce que l’on peut en faire. C’est ce discours possible et très spécifique qui en fait un support autonome de ce point de vue. De cette manière, le sémioticien est peut-être celui qui peut « faire parler un mur » en deçà des potentialités usuelles de portage propres à ce dernier.

On peut alors formuler deux hypothèses :

a) un support n’existe et ne vaut que par l’invention d’un regard (ce qui le rend visible, le conçoit comme tel), par l’intervention matérielle et symbolique de celui qui le considère. Il est toujours défini comme support par un humain, soit matériellement, soit conceptuellement. Quelque chose n’est donc support qu’à travers une catégorisation humaine (un regard), comme découpage conceptuel dans le réel, mais un découpage assorti de représentations. Ce qui nous intéresse dans une démarche d’analyse est donc ce qui est là en présence, pourquoi et comment c’est là, comment c’est fait, comment cela marche, ce que cela nous dit, ce que nous pouvons en faire…

b) un support offre des possibilités de « cadrer » certains aspects des interactions humaines. C’est en quelque sorte l’opérateur techno-sémiotique d’une conjonction sociale entre une réalité et des représentations, ou plus généralement des objets et des pratiques. Dans une analyse a posteriori, cela invite à interroger très précisément les manières de penser et de faire et de dire, les cultures, les usages, etc.,dont procède ce support, c’est-à-dire tout ce qui influence ou encadre la conception et la production, mais également tout ce qui est utilisé en réception pour produire du sens.

Les états possibles du support

En présence d’un objet matériel identifiable ou qualifiable comme support, il y a donc plusieurs états possibles :

1 - un support construit matériellement et intentionnellement comme tel

Un support est le résultat d’un design, compris comme projet et mise en forme spécifiques conduits selon des normes et des pratiques de production. Dans le cas des présentoirs dans un salon ou une exposition, les dispositifs supportent, soutiennent, présentent un produit, mais leur design dit aussi quelque chose sur ce qui est présenté, sur les acteurs ou instances qui présentent ainsi que la manière de présenter.

C’est également le cas de deux supports d’écriture très opposés tels qu’un cédérom et une plaquette égyptienne en pierre gravée. Les deux types de matériau-mémoire et leurs technologies spécifiques (analogique, numérique, définition symbolique de l’écriture et du code…), engagent un certain rapport entre visible et invisible, virtuel et actuel. Si l’on se réfère à la généalogie des supports d’inscription, notamment dans le cas des formes classiques de volumen, de rotulus et de codex, on y voit bien les différents niveaux d’influence technique (rapport entre matériaux et possibilité de mise en forme), sémiotique (possibilités d’inscription) et sociale (pratiques d’inscription et de lecture, démocratisation…).

L’intention est explicite aussi dans les supports signalétiques tels que les anciens panneaux-bornes Michelin en ciment, implantés aux carrefours routiers sur tout le territoire français. La fonction signalétique du dispositif semble aller de soi, mais cet artefact nous parle aussi de l’entreprise (la société Michelin) qui le construit, le gère et le promeut comme système national. Ce poteau signalétique est bien une « borne Michelin », qui est en elle-même un discours sur l’aménagement du territoire conçu et mis en œuvre pour le bien de tous en France par Michelin.

2 - un objet pré-existant utilisé intentionnellement comme support d’autre chose.

Observons un fait graphique commun : un cœur gravé sur un arbre par, on le suppose, des amoureux.L’arbre est un matériau vivant, il ne pousse pas pour être un support, bien qu’il accueille de fait beaucoup de choses depuis les oiseaux jusqu’aux phantasmes humains. Avec ce cœur gravé, l’arbre est ici désigné comme support d’inscription — donc comme espace graphique — par celui qui y grave son dessein, et c’est parce qu’il y a cette gravure (donc ce fait de discours amoureux) qu’il devient support. Mais sans doute qu’il participe, en tant qu’arbre et dans son contexte, d’une tendance propre aux manifestations graphiques des discours amoureux en général. Le signe-cœur gravé est un substrat de l’amour de la sorte matérialisé dans un objet graphique. L’ensemble ainsi formé nous parle des humains et de leur rapport à la nature appelée ici comme support témoin de leurs émois.

3 - un objet désigné comme support par un regard.

Dans tous les cas cités, il y a deux entités à considérer : le regard et le support. D’un coté le regard humain est porteur d’originalité, de légitimité, d’interdit, de transgression, il est doté de ses propres référentiels. De l’autre, le support relève de contraintes, d’interdits, de règles et de normes (fabriqués aussi par d’autres regards) que ce même regard singulier reconnaît ou non. Prenons l’exemple dans un environnement urbain d’un mur repeint après son marquage par des graffitis ou des « tags » réputés non autorisés sur ces surfaces publiques qui n’ont pas vocation à être des supports d’inscription, alors que du point de vue des « tagueurs » il s’agit d’espaces de liberté graphique. La peinture appliquée par un agent municipal pour masquer les inscriptions non autorisées du point de vue de la municipalité, se présente sous forme de grands carrés de peinture claire qui font un léger contraste avec le fond en place. Le passant, équipé de son regard singulier d’esthète ou de photographe, apprécie la composition générale et y voit des affinités plastiques avec certaines œuvres de peinture contemporaine. C’est ainsi que ce recouvrement technique devient un fait plastique selon un regard expert qui l’esthétise selon un autre référentiel. Présentée à des étudiants hors de son contexte de production, la photo qui en résulte est identifiée comme… photo d’une peinture dans un musée.

Dans cet ensemble d’exemples, quelque chose est construit comme « support » à partir d’un matériel existant. A travers les designs concernés il y a nécessairement une présence d’institutions, de règles, de normes, d’histoires, de potentialités qui prédéterminent pour partie autant le programme de production que de réception. De cette manière, un support engage des designs des communications qui concernent les interactions complexes entre des objets, des pratiques, des acteurs, des contextes, tous parties prenantes interdépendantes et productrices de discours hétérogènes. La démarche d’analyse sémio présuppose alors que ces différents acteurs laissent des traces dans la matière même du support. La question serait ainsi de savoir ce que l’on avale (comme discours) avec un support, (l’implicite, le « en présence ») ce qui est là et que l’on ne voit pas, ce qui semble tellement aller de soi qu’on ne le discute même plus, ce qui est souvent le cas dans les pratiques professionnelles de la communication.

Approche sémiotique du support

Dans une perspective extensive et dynamique, il est donc suggéré ici d’examiner la notion de support dans trois dimensions qui engagent, dans leur interdépendance, plusieurs facteurs déterminants.

-1 - Technique :au sens de matériau physique (même dans le cas du numérique qui n’est jamais « immatériel »), relatif à des procédés et processus de fabrication qui le formatent. Il y a donc en présence un ou des matériaux (bois, métal, papier, lumière, électricité), une ou des technologies, et divers procédés techniques qui permettent de travailler ce matériau (gravure, dessin, imprimerie…).

2 – Sociale :relative à des pratiques sociales de conception, de production, de circulation et d’usage.

3 – Sémiotique : relative aux procès de signification que le support génère par lui-même, indépendamment des textes (organisation de l’écrit) qu’il peut accueillir.

L’analyse exige de préciser ce que la production de ce support engage, ou ce que sa présence, sa configuration peuvent nous apprendre sur ses modalités et conditions de production. Le support n’est plus seulement un artefact matériel produit par l’homme à des fins fonctionnelles, il est aussi un construit symbolique. En réception, ce support n’est pas passif, il agit fortement dans la construction des significations, sans que cet aspect soit forcément maîtrisé ou explicité, tant en production qu’en réception (ce qu’attestent les nombreux « allant de soi », les « évidences » manifestés dans les pratiques de conception de la publicité ou du design…).

Il y a donc en présence : soit un dispositif matériel existant, pré-construit et présenté comme « support » qui institue ses propres pratiques sociales de production, ses modes de réception et ses usages (c’est le support « appris », comme avec le panneau publicitaire, le cadre d’exposition, le cadre télévisuel, le panneau électoral, etc.) ; soit un objet ou cadre matériel existant qui est construit comme support par un regard (par exemple celui de l’artiste).

De cette manière le support ne peut être compris :

  • hors d’une approche pragmatique en contexte, relative à des pratiques et des cultures ;

  • hors de la prise en compte de ses conditions (matérielles et sociales) de production et de réception ;

  • hors de sa catégorisation comme « support » et sa qualification comme dispositif de communication.

Mais il peut être conçu comme indépendant de ce qu’il « supporte » ou transporte, ce qui ne le limite pas pour autant au statut de simple véhicule.

Le support de communication

Dans le cas très particulier du « support de communication », plusieurs acceptions usuelles circulent dans les milieux concernés :

  • le support matériel d’inscription comme matériau : papier, carton, toile, bois…

  • le support matériel d’inscription comme format : A4, A3, 4x3, comme par exemple les formats d’affiche en publicité, qui engagent diversement des questions d’échelle, de dimensions, de mode de découpage du réel, etc. ;

  • le moyen (« media ») utilisé pour une campagne publicitaire ; « support magazine », « support TV »…

  • le dispositif technico-organisationnel qui soutient, structure, accompagne (agence support, service…).

En sémiotique, le support ne peut être assimilé au media. Pour Véron, le média est constitué du procédé technique et des pratiques sociales de production.

Les conceptions assez réductrices dans leurs objectivations opérationnelles ne suffisent pas à structurer une approche rigoureuse, car, comme dit plus haut, le support ne se peut se concevoir qu’en contexte et selon un regard spécifique. Prenons l’exemple d’une feuille de papier : c’est un matériau (la cellulose) industriellement réagencé en « papier » (procédé de fabrication) et mis en forme (une feuille) selon un certain format standardisé (des dimensions physiques, A0, B0…), avec des propriétés spécifiques (type de papier, texture, couleur, épaisseur, main…).

C’est aussi une unité de mesure industrielle, éditoriale et rédactionnelle (feuille, puis cahier, puis page…), et c’est enfin une prédétermination d’usage social, technique et sémiotique, un « espace graphique », relatif à une « pensée de l’écran », c’est-à-dire tout ce qui permet de concevoir l’espace de l’écriture.

Dans le cas d’un support tel qu’une feuille de cahier d’école ou une feuille à réglure Sèyès, il s’agit d’un dispositif institutionnel d’inscription clairement « réglé » qui ajoute au support matériel la norme éducative relative à une culture Ainsi formatée, la feuille autorise et interdit certains types de pratiques et de normes graphiques, avec ses marges elle définit des hiérarchies, des espaces réservés au maître ou à l’écolier. C’est ainsi que la feuille de l’écolier français et très différente de la feuille de l’écolier japonais en ce qu’elle se réfère à des espaces graphiques très différents, ce qui a une incidence très forte sur la conception et la prise en compte de cet espace d’inscription. Au-delà des différences techniques des deux systèmes graphiques, cela renvoie à des manières spécifiques de penser l’espace dans les cultures occidentales et orientales.

Le support est beaucoup plus qu’un matériau agencé techniquement, il dit davantage que cela. Avec le numérique il y a possibilité de découplage entre support et pratique. Par exemple, un étudiant de licence professionnelle en stage ne prend pas ses notes sur du papier mais sur un blog personnel consultable par des tiers. Le support « internet » introduit ici de nouvelles pratiques de la prise de notes, par rapport à un support papier dont les pratiques scripturales scolaires sont jugées obsolètes. Mais cela n’implique pas pour autant un découplage immédiat entre support et modèles.

En effet, si le support numérique favorise (apparemment) de nouvelles formes et pratiques d’inscription, il ne résout pas les problématiques des contenus et ce qui les structure, notamment les modèles de la page. Les mutations matérielles du support et les pratiques vont souvent plus vite que les constructions de modèles natifs, ce qui peut s’observer dans les différentes mutations de la « forme page » (ce qu’est physiquement et graphiquement la page et ce qui la détermine) sur les sites internet. Les concepteurs hybrident les modèles dans leurs pratiques de production, en opérant des cadrages du réel et des représentations qui ne les mettent pas forcément en discussion. Dans ces cas, les pratiques ont effectivement la « main » sur le support mais pas nécessairement sur les modèles qui les travaillent.

Le support est donc réputé technique (objectif) du fait de sa matérialité, or il est principalement sémiotique (subjectif) du fait de sa dépendance envers le regard qui le construit dans tous ses aspects. Il est profondément social du fait des modèles, des normes et des pratiques qui le structurent et l’animent en contexte, ce qui peut en faire, dans la plupart des cas, un discours spécifique.

Bibliographie

Jacques ANIS, Vers une sémio linguistique de l’écrit, dans Lynx n° 43, Paris, 2000.

Anne-Marie CHRISTIN, L’image écrite ou la déraison graphique, Flammarion, Paris, 1995.

Éliséo VÉRON, De l’image sémiologique aux discursivités, Hermès 13/14, Espaces publics en images, CNRS Éditions, 1994.

Pour citer ce document

Philippe Quinton, « Le discours du support », Actes Sémiotiques [En ligne], consulté le 19/08/2019, URL : https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/3191

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