Tarcisio Lancioni, Immagini narrate. Semiotica figurativa e testo letterario, Milano, Mondadori, 2009, 181 pages

Cristina Addis

  • Université de Sienne

Texte intégral

Note de bas de page 1 :

 Tarcisio Lancioni est professeur de Sémiotique du Texte à l’Université de Sienne. Dans sa bibliographie, nous rappelons aussi : «Lo stile e il senso: dalla teoria dell’arte alla semiotica», Carte Semiotiche, ns 3, 1999 ; Il senso e la forma. Il linguaggio delle immagini fra teoria dell’arte e semiotica, Bologna, Esculapio, 2001 ; «Simulacri dell’invisibile», Carte Semiotiche, ns 4, 2001 ; «Tagliole e collari. Il semi-simbolico e lo studio della dimensione figurativa dei testi», in Carte Semiotiche, ns 6, 2004.

Le dernier ouvrage de Tarcisio Lancioni1 regroupe six analyses textuelles qui abordent la question de la figurativité, en s’interrogeant sur le rôle des « images » bâties par le discours littéraire.

Le corpus d’analyse est constitué du récit d’Oscar Wilde The Selfish Giant, d’un extrait de Pinocchio de Carlo Collodi, d’un passage du journal de voyage de Charles Darwin The Voyage of the Beagle, de l’œuvre de William Faulkner The Sound of the Fury, des adaptations cinématographiques du Dracula de Bram Stoker réalisée par Friedrich Murnau et du Henry V de William Shakespeare réalisée par Kenneth Branagh.

En dépit de l’hétérogénéité des textes qui en font l’objet, les six essais « font système », en ce sens que par là l’auteur illustre différentes modalités de raisonnement figuratif, en renouvelant, à partir des réflexions d’ordre théorique qui « pivotent » autour du concept de figurativité, questions d’épistémologie sémiotique telles que la notion de texte, le mode de signification semi-symbolique, le modèle théorique connu comme le Parcours Génératif du Sens. En laissant au lecteur le plaisir de découvrir les montages singuliers de figures par lesquels chacun des textes analysés bâtit son discours, c’est à l’enjeu théorique de l’œuvre qu’on souhaiterait dédier quelques réflexions.

Note de bas de page 2 :

 On rappelle, entre autres, D. Bertrand (1985, 2002), J-M. Floch (1985), J. Geninasca (1987, 1997).

De fait, lorsque la théorie sémiotique structurelle envisage, par la notion de figurativité, tout contenu d'un système de représentation qui a un correspondant au plan de l'expression du monde naturel, l’étude de Lancioni s'inscrit dans une série de recherches2 qui depuis longtemps tendent à y reconnaître une richesse sémantique qui débordent des effets d’« illusion référentielle », en s’ouvrant à significations indépendantes du niveau référentiel du discours. En particulier, l’auteur se dédie à souligner la façon dont « les qualités sensibles du monde » convoquées par le discours littéraire se prêtent à façonner la mise en discours d’expériences ou phénomènes qui « font problème », soit en raison de leur complexité inhérente (la mémoire chez Faulkner), soit car ils relèvent de contradictions latentes (le temps chez Wilde), soit à cause d’un défaut de moyens pour les exprimer adéquatement (l’Autre chez Darwin).

Note de bas de page 3 :

 Cf. P. Fabbri (1998), J. Geninasca (1987), H. Parret (1983), entre autres.

À la différence de la majorité des études consacrées au mode du raisonnement figuratif, qui focalisent surtout sur les différents régimes de croyance que certaines typologies de discours sont susceptibles d’établir3, Lancioni aborde la question à partir du syncrétisme constitutif – celle-ci c’est la thèse de l’auteur – de chaque occurrence textuelle.

De fait, l’auteur s’attache à illustrer comment les différentes configurations expressives – les figures du discours – que la narration articule se ramènent à son tour à des systèmes sémiotiques distincts, bien que pris en charge par un système « primaire » (verbal ou audio-visuel dans les cas examinés). Il s’agit d’une proposition théorique qui implique une conception purement formelle et opérative des concepts d’Expression et de Contenu, ramenant elle-même à Hjelmslev (1943), tels que les niveaux les plus superficiels du plan du Contenu – selon le modèle théorique de stratification proposé par le Parcours Génératif du sens – peuvent être conçus à son tour comme le plan de l’Expression manifestant des contenus plus abstraits. Dans ce sens, par exemple, aussi bien l’espace vécu que l’espace ‘signifié’ par le discours verbal – à travers des oppositions topologiques ou plastiques – peuvent prendre la fonction d’expressions qui manifestent des significations plus abstraites, d’ordre sémantique, modal ou thymique. Le syncrétisme théorisé par l’auteur se détache donc de la notion de sémiotique syncrétique telle qu’elle a été formulée par Jean-Marie Floch (1995) ou de celle proposée par Manar Hammad (2003) : tandis que les deux auteurs focalisent par ce concept l’un sur les différentes substances expressives susceptibles de concourir au même phénomène de signification, l’autre sur l’hétérogénéité intrinsèque du signifiant de la sémiotique architecturale,  Lancioni se réfère à la multiplicité de formes sémiotiques qui régit tout objet de sens. En prolongeant l’affirmation de Hjelmslev selon la quelle « il n’y a pas de textes aucunement complexes qui soient gouvernés par une seule forme sémiotique », l’auteur argumente que chaque occurrence textuelle particulière, indépendamment de la substance ou des substances expressives qui la manifestent, soit produite par un syncrétisme sémiotique qui en fait le résultat singulier du « montage architectonique » de plusieurs formes sémiotiques  (plastiques, figuratives, spatiales, temporelles, comportementales, alimentaires, vestimentaires, etc.).

En particulier, c’est justement dans le niveau discursif des textes, de façon différente en fonction du texte et du type de sémiotique primaire qui le manifeste, que l’auteur envisage le lieu où toute une multiplicité de sémiotiques différentes vient à s’articuler. C’est cette-ci, à notre avis, la proposition théorique la plus intéressante avancée par l’auteur. D’un côté, elle s’oppose à l’idée que les textes se limitent à juxtaposer des catégories données, qui eux-préexistent, en impliquant au contraire que les textes mêmes « travaillent » à la construction de catégories et de concepts de façon inédite, « en se proposant comme des véritables réflexions, bien qu’elles ne soient pas explicites et directes, sur les modes de concevoir les dynamiques de sens à l’intérieur d’une culture » (p.49). De l’autre, par conséquence, elle semble concilier une conception radicalement relationnelle de la signification, telle comme elle est conçue par la théorie structurale, et la thèse lotmanienne du dialogisme entre codes différents (Lotman parlait à ce propos de l’« hétérogénéité structurale » propre à chaque texte) en tant que rendant comptede la dialectique incessante entre conservation et transformation inhérente à toute culture. Bien que l’auteur ne fasse pas mention de cette notion, le discours, ainsi pensé, semble se définir de fait comme une sorte de bricolage,  dans le sens où Lévi-Strauss (1962) utilise ce concept pour définir la fonction du mythe : de même que la pensée mythique « opère à force d'analogies et de comparaisons », en réorganisant de façon créative des éléments hétéroclites dont les possibilités de combinaison sont limitées, car ils vient d'une langue dans laquelle ils recouvrent déjà un sens qui limite leur liberté d'emploi, de même le discours articule toute une foule de sémiotiques pour « penser » et rendre cohérente l'hétérogénéité de l’expérience. En empruntant une affirmation notoire de Roland Barthes (1978), bien que la langue soit « fasciste » car elle « oblige à dire », les solutions « précontraintes » qui constituent notre thésaurus figuratif peuvent être partiellement redéfinies afin de produire un nouveau sens : à travers des relations inédites entre les qualités sensibles culturellement associées ou virtuellement associables aux figures, des façons neuves « d'ordonner le monde » apparaissent, grâce au fait que les images bâties par le discours ne sont pas des termes singuliers et autonomes, mais recouvrent un sens spécifique selon la place différentielle qu'ils occupent par rapport aux autres éléments figuratifs du discours.

Le choix d’aborder la question de la figurativité à partir de textes bien différents entre eux semblerait manifester une prise de distance de typologies basées sur critères relatifs au style, au genre, au période historique, à la substance expressive par laquelle ils se manifestent, à la praxis culturelle et artistique dans laquelle ils apparaissent. Dès qu’une des ambitions fondatrices de la sémiotique structurelle a été d'appréhender et de décrire l'unicité du sens à travers la diversité des langages, la démarche de l’auteur est justement celle de construire ses objets d’analyse, en envisageant la figurativité en tant qu’une des différentes dimensions de signification qui, en immanence, « tranche » transversalement aussi bien les découpages socioculturels qui donnent à chaque objet son statut, que les critères sémantiques par lesquels d’autres disciplines – la critique littéraire, l’anthropologie, la pensée herméneutique – construisent à son tour leurs propres objets.

Loin de se serrer dans son propre domaine disciplinaire en en négligeant la pertinence, l’auteur ne cesse d’envisager de seuils de traductibilité entre les visées sémiotiques et d’autres approches, en particulier les études consacrées à la littérature, à partir d’une autonomie de regard et d’objectives.

De fait, l'idée d'une ambivalence potentielle des figures du discours, qui pourrait renvoyer en même temps à un sens référentiel et à un sens anagogique, a manifestement beaucoup de points en commun avec le concept de symbole tel qu’il est conçu au sein des études du secteur. Sans nous livrer à résumer le large débat autour des travails de Erich Auerbach, Northrop Frye, Jean-François Lyotard, qui occupe une bonne partie de l'Introduction au volume, on se borne à souligner que  l’auteur ne met pas en question la portée du phénomène connu sous le nom de symbolisme, avec ses caractères inhérents d’opacité, de motivation, de densité sémantique conduisant à l’incongru ou à l’ineffable traditionnellement associés à la notion de symbole. Lancioni se limite à postuler, en renouvelant la proposition avancée par Greimas dans Sémantique Structurelle, l’exigence de séparer d’un côté la reconnaissance de phénomènes sémantiques déterminés, redéfinis en termes d'effets de sens, de l’autre l’analyse des conditions de possibilité de tels effets. Une séparation essentielle, selon l’auteur, pour une discipline telle que la sémiotique, dont l’objectif est d’accroître l'intelligibilité des phénomènes de sens, afin d'éviter que des notions extra-discursives et souvent définies de manière intuitive voire arbitraire, comme la notion d’Archétype, ou de simples jugements de valeur tels que le postulat d'un vrai mot opposé à un mot vulgaire se tournent en concepts explicatifs, ayant pour résultat de cultiver le "culte" du symbole plutôt que d’en dégager le sens.

La distinction entre un niveau d'expression, grâce auquel on reconnait les signes et les symboles, et un niveau immanent, sur lequel se concentre l’analyse structurelle, où l’on identifie les relations entre les éléments de sens capables de donner des effets de sens "référentiels" plutôt que "symboliques", renvoie au problème du métalangage et à l’exigence – pour certains chimérique – de conserver une distinction entre métadiscours et discours-objet. Une sorte de malentendu sur la sémiotique structurale la voudrait en effet victime d’un formalisme naïf, confiant dans un métalangage purement formel, neutre et en soi insignifiant. Lancioni illustre par contre que l’exigence d'un métalangage strict repose au contraire sur la conscience de cette « impossibilité de bonne distance d’observation » qui harcèle depuis toujours l'ensemble des sciences humaines : si, comme l’écrivait Greimas dans les premières pages de Du Sens (1970), « toute interrogation est métalinguistique », le métadiscours de la sémiotique ne s’en distingue que parce qu’il est le produit d’une construction suivant des règles explicites, et non pas parce qu’il échapperait à la nature signifiante propre à tout discours. En ce sens, en prolongeant une proposition théorique avancée par Francesco Marsciani (1991), Lancioni envisage chaque niveau identifié par le Parcours Génératif  – les structures sémio-narratives, les structures discursives, les structures textuelles – en tant que l’articulation explicative du niveau supérieur, son interprétation métalinguistique. Le Parcours même serait donc la forme prise par la théorie pour construire des interprétations cohérentes. C’est ce qui contribue à clarifier un autre malentendu, c’est-à-dire le fait d’attribuer à la sémiotique structurelle une vision monadique du texte, dont le sens serait descriptible indépendamment des contextes socioculturels dans lequel s’inscrit tout objet signifiant. Au contraire, le choix de penser l’objet en discriminant des niveaux d’abstraction distincts et ordonnés hiérarchiquement, amène non seulement à cantonner provisoirement les connaissances préalables – historiques, philologiques, stylistiques – qui, bien qu’elles orientent naturellement les hypothèses interprétatives, si elles sont projetées de façon « automatique » sur le texte risquent d'en occulter la richesse sémantique, mais aussi de discriminer, à travers un travail de comparaison, les différents degrés d'extension et de généralité desdits « codes culturels », en identifiant des lieux d'intégration avec les sciences humaines qui traitent de ces codes.  Ainsi, par exemple, dans l’essai « Rappresentare l’Altro : piccola riflessione sull’immaginario epidermico », c’est par une analyse « classiquement » générative que l’on reconnait, à propos du film Nosferatu de Murnau, un dispositif actantiel pareil à ce que Bruno Latour (1984) envisage comme sous-jacent à l’idée occidentale d’épidémie, où se révèlent, en termes de stéréotypes discursifs, des rôles sociaux transculturels tels que celui du « traître » décrit par l’anthropologue Mary Douglas (1970). Autrement dit, la célèbre affirmation greimasienne « Hors du texte, point de salut ! », serait à lire selon Lancioni non pas en termes de clôture sinon de construction du texte, où les différentes pertinences que le Parcours Génératif aide à focaliser permettraient d’envisager tout objet de sens en tant que traversé par d’autant de séries, d’extension variable, qui se déroulent transversalement aux discours et aux métadiscours qui constituent l’ensemble d’une culture.

Note de bas de page 4 :

 Cf. en particulier les essais « Figure della narrazione in Pinocchio di Carlo Collodi » et « Figure della differenza in  Le Voyage du Beagle di Charles Darwin ».

Note de bas de page 5 :

 Comme dans le cas, par exemple, du microsystème gestuel qui exprime “le oui et le non” en homologuant l’opposition plastique verticalité/horizontalité à l’opposition sémantique affirmation/négation.

Note de bas de page 6 :

 Dans ce sens, le concept de semi-symbolique fournit un instrument interprétatif pour affronter l’analyse de textes produits en l’absence de code ou de convention prédéfinie, les textes “poétiques” en particulier, caractérisés  – selon la formule célèbre de Roman Jakobson (1963) – par la projection du paradigmatique sur le syntagmatique, et qui explicitent donc le microsystème qui soutient le dimension processuelle à travers la manifestation contrastante des deux termes constitutifs d’une catégorie.

Cette proposition théorique est mieux mise au clair par la large place que Lancioni consacre à la notion de semi-symbolique4, là où l’auteur identifie deux différents projets scientifiques dans lesquels ce concept est tout aussi pertinent : une approche du texte « linguistique » et une démarche proprement « textuelle ». Si l’objectif scientifique, d’un point de vue linguistique, c’est de reconstruire les articulations de la langue, ainsi que les autres formes sémiotiques qui sur-articulent un texte, de cette perspective, prennent la valeur de variantes, le but « textuel » c’est par contre celui de décrire comment plusieurs formes sémiotiques concourent à la formation d’un texte unique.  La notion de semi-symbolique – forme particulière de corrélation qui homologue une catégorie sur le plan de l’expression et une catégorie sur le plan du contenu – est efficace dans les deux projets:  dans le premier cas cela désigne un type particulier de structure de codage5, dans le second il se configure au contraire comme un modèle structurant, capable de régir une articulation sémiotique particulière qui ne dépend pas d’un code en amont6, où il identifie des formes sémiotiques imbriquées dans d’autres systèmes.

C’est par cette distinction que Lancioni illustre que le passage d’un point de vue linguistique à une théorie générale du sens ne concerne pas une sorte d’« expansionnisme sémiotique » qui étendrait les mêmes outils à un nombre toujours plus grand de domaines.  L’attention au niveau discursif des textes, et en particulier au rôle que y prennent les figures, relève plutôt d’une inversion plus générale de l’objectif scientifique de la sémiotique structurelle, non plus destinée à la description exhaustive d'une seule forme signifiante, mais dont le défi est de décrire la singularité du texte, conçu en tant que concrétion hétéroclite, voire comme la synergie des différentes formes sémiotiques qui chacune à travers ses propres caractéristiques concourent à la construction d’outils pour exprimer des signifiés souvent hétérogènes et contradictoires, qui, autrement, ne seraient pas formulables.

Au-delà de la richesse de sens que l’auteur arrive à dégager des textes objet d’analyse, en dialoguant de façon fructueuse avec des théoriciens qui, à partir d’autres domaines d’études, se sont occupés de problématiques littéraires (on rappelle, entre autres, Paul Ricoeur, Bruno Latour, Gilles Deleuze), c’est peut-être dans l’explicitation incessante que son auteur opère, bien au-delà des quelques points qu’on s’est limité à reprendre, que réside l’intérêt et la valeur de l’œuvre : en établissant chaque fois le lien entre la théorie et les résultats analytiques, en mettant au clair certaines nœuds problématiques que l’auteur envisage dans les évolutions controversées du projet greimasien d’une « description scientifique de la signification », en mettant au premier plan l’épistémologie constructiviste qui rend compte de la spécificité de la théorie de la signification par rapport à d’autres formes d’interprétation, Lancioni actualise des questions qui semblaient désuètes, en les resituant dans les débats actuels de la sémiotique.

Notes

1  Tarcisio Lancioni est professeur de Sémiotique du Texte à l’Université de Sienne. Dans sa bibliographie, nous rappelons aussi : «Lo stile e il senso: dalla teoria dell’arte alla semiotica», Carte Semiotiche, ns 3, 1999 ; Il senso e la forma. Il linguaggio delle immagini fra teoria dell’arte e semiotica, Bologna, Esculapio, 2001 ; «Simulacri dell’invisibile», Carte Semiotiche, ns 4, 2001 ; «Tagliole e collari. Il semi-simbolico e lo studio della dimensione figurativa dei testi», in Carte Semiotiche, ns 6, 2004.

2  On rappelle, entre autres, D. Bertrand (1985, 2002), J-M. Floch (1985), J. Geninasca (1987, 1997).

3  Cf. P. Fabbri (1998), J. Geninasca (1987), H. Parret (1983), entre autres.

4  Cf. en particulier les essais « Figure della narrazione in Pinocchio di Carlo Collodi » et « Figure della differenza in  Le Voyage du Beagle di Charles Darwin ».

5  Comme dans le cas, par exemple, du microsystème gestuel qui exprime “le oui et le non” en homologuant l’opposition plastique verticalité/horizontalité à l’opposition sémantique affirmation/négation.

6  Dans ce sens, le concept de semi-symbolique fournit un instrument interprétatif pour affronter l’analyse de textes produits en l’absence de code ou de convention prédéfinie, les textes “poétiques” en particulier, caractérisés  – selon la formule célèbre de Roman Jakobson (1963) – par la projection du paradigmatique sur le syntagmatique, et qui explicitent donc le microsystème qui soutient le dimension processuelle à travers la manifestation contrastante des deux termes constitutifs d’une catégorie.

Pour citer ce document

Cristina Addis, « Tarcisio Lancioni, Immagini narrate. Semiotica figurativa e testo letterario, Milano, Mondadori, 2009, 181 pages », Actes Sémiotiques [En ligne], 113, 2010, consulté le 22/07/2019, URL : https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/867

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