EXPOSITIONS CREATIONS ETUDIANTS

Du 9 au 20 mars 2026
Hall Faculté des Lettres et des Sciences Humaines

Gratuit ouvert à tous publics

Quatre étudiant.e.s du Master FABLI se rassemblent pour vous proposer une explosion de créations.
L’imaginaire s’ouvre sous vos yeux, et vous révèle les secrets de leurs mondes intérieurs.

Qui sont- ils? Comment les rencontrer?

Volontairement, ils s’avancent et se dévoilent pour vous présenter leur art.

NEMORKINN

Je suis Nemo, être humain âgé.e de 24 années et artiste à médias multiples. Passionné.e de mythologie et de folklore depuis mon enfance, je travaille en ce moment sur la rédaction d’un mémoire de recherche sur la divinité Loki et ses réécritures modernes.

Dans mon mémoire comme dans mon art, j’aime ce qui touche au hors-normes et au bizarre. En effet, lorsque je crée, je tente de retranscrire la beauté de l’étrange, du mal aimé et de l’incompris. Que j’écrive, que je dessine, que je brode ou que je joue, je cherche un reflet de qui je suis dans l’atypie et le fragile. Mes oeuvres sont des fragments du monde tel que je le perçois, tout en le tenant à distance : un miroir brisé sur lequel chacun peut, ou non, se pencher, se questionner et (se) rêver…

ELEORN

Yo moi, c’est Thomas. Je bosse actuellement sur mon mémoire, pour lequel je réalise une petite bande dessinée d’environ 70 pages. J’y traite la question de l’urgence environnementale dans un univers futuriste post-apocalyptique où ces questions auraient été négligées. La nature végétale a alors disparu de la surface de la Terre, conséquence directe des activités humaines. Les humains n’ont alors pas eu d’autres choix pour survivre que de se réfugier dans le PIT, nom donné au dernier bastion de l’humanité. On suit alors les aventures d’une équipe fraîchement formée qui ont pour quête absurde de retrouver les femmes qui ont toutes mystérieusement disparues il y a déjà 10 ans.

La bande dessinée est pour moi un média avec lequel j’aime raconter mes histoires. Pour cet univers, j’espère réussir à transmettre à travers mon dessin l’atmosphère étouffante qui entoure les hommes encore en vie. Que ce soit via le PIT qui est un espace très masculin et industriel. Ou encore, à travers le monde extérieur qui lui est désertique et est dénué de toute nature. J’espère montrer un espace en reconstruction où les hommes reproduisent les mêmes erreurs, alors que les conséquences passées sont toujours présentes de l’autre côté de la porte. Ce qui reste de la Terre est désormais hostile à la vie, mais est surtout hostile aux hommes. Ici, cette dystopie me permet, à travers le passé de ce monde et ses conséquences toujours présentes, mais aussi à travers le PIT et son industrialisation en plein essor, de mettre en avant la fascination qu’ont les hommes à perpétuer les mêmes erreurs.

BROCARD ENZO

Mode Survie, 2026 Aquarelle sur toile

Entre regard résolu et posture de repli, l’enfant incarne ici ce « mode survie » qui persiste à l’âge adulte. À travers un jeu de coulures opposées, l’œuvre met en tension la lourdeur du traumatisme (mouvement descendant) et l’impermanence de la condition humaine (mouvement ascendant). Si la peine stagne, elle finit toujours par s’étioler face au temps : nous ne sommes que de passage.

A propos de moi :

L’Archéologie de l’Âme

Artiste plasticien de 26 ans, diplômé d’une licence des Beaux-Arts, Enzo Brocard déploie un univers visuel à la frontière du romantisme noir et de l’anticipation. Sa peinture est nourrie par la mémoire — souvenirs personnels où s’entremêlent réalité et fiction — mais aussi par l’histoire, les sciences et le cheminement spirituel.

Dans ses œuvres, l’image devient le théâtre d’une réflexion sur la morale, la pensée humaine et les zones d’ombre de notre époque. En explorant les traumatismes et les séquelles de l’enfance, il projette dans notre présent une « archéologie future » : celle d’un monde intérieur dystopique où le « mode survie » dicte la posture des corps.

Ses toiles, travaillées à l’aquarelle dans une esthétique de l’éphémère, sont des fenêtres narratives. Elles invitent le spectateur au cœur d’un récit intime où le regard de l’enfant, mature et résolu, devient le point de jonction entre l’imaginaire, le fantasme et la vanité humaine.

MOUSSE

Moi c’est Mousse, 23 ans. J’ai fini mon master, et je cherche à publier mes dessins et mes écrits.

Dans mon art, je parle de philosophie, de recherche de soi. Je joue beaucoup avec les couleurs, en priorisant toujours mon affect, ce que j’ai besoin d’extérioriser sur le moment. De cette manière, j’aimerais pouvoir invoquer un miroir chez ceux que mes créations toucheront. Car je voudrais que mon art fasse monter ce sentiment d’appartenance et de reconnaissance, ce reflet du monde que nous portons en nos cœurs. En un sens, j’essaye de trouver une vision de l’Ego, et de la manière dont il peut s’exprimer.

Je veux offrir ma vision brute et abstraite, honnête, sans filtre. Je cherche le Beau, ce sentiment indéfinissable, cette notion d’Esthétique qui est commune à notre condition d’humains. Plus que de le chercher, je le trouve en créant. Je le trouve dans les regards croisés, dans l’introspection.

Je vous offre mon art comme je regarde un coucher de soleil, avec une jubilation un peu douloureuse, la rétine dansant de l’image réminiscente de l’astre. Je puise dans mes cycles intérieurs pour vous offrir mes couleurs, mes traînées de nuages, mes rayons. A vous d’y risquer les yeux.

88 rue du Pont Saint Martial
87000 Limoges
Tél. +33 (5) 05 55 14 92 53
université ouverte 
source de réussites