Séminaire : Pouvoirs et contre-pouvoirs. Les études en musique populaire permettent-elles encore d’interpréter le monde ?


Début:
2 avril 2026, 16:00


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Le champ des études en musiques populaires, issu des cultural studies et porté par des chercheurs tels que Stuart Hall, Simon Frith, Tricia Rose, Antoine Hennion ou Ana María Ochoa Gautier, pense depuis plusieurs décennies l’objet musical sous un angle éminemment politique. Aux États-Unis par exemple, les récentes controverses autour du Trump-Kennedy Arts Center ou du choix du rappeur portoricain Bad Bunny pour la mi-temps du Super Bowl nous rappellent en effet que les enjeux musicaux excèdent largement la seule dimension esthétique.

En s’intéressant aux contre-cultures et sous-cultures, ces travaux ont montré comment la musique pouvait constituer un vecteur d’empouvoirement pour des groupes marginalisés. Reste à interroger, aujourd’hui, l’actualité de ces conclusions : les formes de contre-pouvoir permises par la musique conservent-elles leur portée et l’espoir dont on les a investies ?

C’est à cette question que souhaitent répondre Claude Chastagner (Université Paul-Valéry Montpellier 3), Paul-Thomas Cesari (Università di Corsica Pasquale Paoli) et Simon Hierle (FLSH de Limoges), à partir de trois terrains : la présence et le sens des musiques latines aux États-Unis, le travail politique de l’ethnomusicologie à travers Alan Lomax, et le renouveau des identités africaines-américaines dans la musique de Jimi Hendrix.