L’amélioration de la performance fiscale constitue l’un des défis de développement pour les pays africains. Dans sa publication récente sur les recettes publiques en Afrique, l’OCDE indique que la mobilisation des recettes fiscales est en progression, se situant à 19,1 % du PIB en moyenne pour les pays étudiés, mais demeurent en retrait par rapport à la performance d’autres régions dans le monde (22,3 % en Amérique latine dont les pays ont une structure fiscale comparable à ceux d’Afrique). Selon l’institution, cette performance est « due à deux facteurs. Dans une interview avec Jeune Afrique, Federico Bonaglia, Directeur adjoint du Centre de développement de l’OCDE, indiquait que cette bonne performance des économies africaines est liée d’abord à leur forte croissance, ensuit à l’augmentation des capacités à taxer, notamment de la TVA, des administrations fiscales ». Cependant, il craint que la fiscalité ne devienne régressive sur le continent. Il part du constat que les impôts sur les biens et services constituent aujourd’hui l’essentiel des recettes fiscales (57,2 % en moyenne), la TVA arrivant en tête, suivis des impôts sur le revenu et sur les bénéfices (32,4 %). Cette situation soulève plusieurs interrogations sur la capacité des pays africains à mobiliser davantage de recettes fiscales. Plus spécifiquement, les pays africains collecteraient-ils trop d’impôts indirects et pas assez d’impôts directs ?

Collecte-t-on trop ou trop peu d’impôts en Afrique ?


Un article publié par Foly Ananou - Doctorant au LAPE dans "The Conversation"

Collecte-t-on trop ou trop peu d’impôts en Afrique ?

Un article publié par Foly Ananou – Doctorant au Laboratoire d’Analyse et de Prospective Économiques (LAPE-EA 1088) dans « The Conversation » le 26 février 2018 – un média en ligne spécialisé dans la vulgarisation scientifique dont la Région Nouvelle Aquitaine est partenaire.

L’amélioration de la performance fiscale constitue l’un des défis de développement pour les pays africains. Dans sa publication récente sur les recettes publiques en Afrique, l’OCDE indique que la mobilisation des recettes fiscales est en progression, se situant à 19,1 % du PIB en moyenne pour les pays étudiés, mais demeurent en retrait par rapport à la performance d’autres régions dans le monde (22,3 % en Amérique latine dont les pays ont une structure fiscale comparable à ceux d’Afrique).

Selon l’institution, cette performance est « due à deux facteurs. Dans une interview avec Jeune Afrique, Federico Bonaglia, Directeur adjoint du Centre de développement de l’OCDE, indiquait que cette bonne performance des économies africaines est liée d’abord à leur forte croissance, ensuit à l’augmentation des capacités à taxer, notamment de la TVA, des administrations fiscales ».

Cependant, il craint que la fiscalité ne devienne régressive sur le continent. Il part du constat que les impôts sur les biens et services constituent aujourd’hui l’essentiel des recettes fiscales (57,2 % en moyenne), la TVA arrivant en tête, suivis des impôts sur le revenu et sur les bénéfices (32,4 %).

Cette situation soulève plusieurs interrogations sur la capacité des pays africains à mobiliser davantage de recettes fiscales. Plus spécifiquement, les pays africains collecteraient-ils trop d’impôts indirects et pas assez d’impôts directs ?

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