Offres de thèse

Etablissement : Université de Limoges
École doctorale : Biologie, Chimie, Santé Modalités de candidature
Spécialité : Biologie Chimie Santé mention Immunologie, oncologie, inflammation, infectiologie
Equipe : CRIBL 2MB2C – Mécanismes Moléculaires de Cancérogénèse des Lymphocytes B
Unité de recherche : Contrôle de la Réponse Immune B et lymphoproliférations
Encadrement de la thèse : Sophie PERON / Co-Directeur : JASMINE CHAUZEIX
Début de la thèse le : 1er octobre 2026
Date limite de candidature (à 23h59) : 18 mai 2026

Profil et compétences recherchées

Nous recherchons un/une doctorant(e) motivé(e) et rigoureux/se, ayant un fort intérêt pour la biologie moléculaire et cellulaire, la régulation de l’expression génique et les mécanismes épigénétiques associés aux cancers.
Des notions concernant le développement normal des lymphocytes B seront appréciées mais ne sont pas un prérequis.

Compétences générales Requises :
• Autonomie et rigueur scientifique : capacité à organiser et mener ses expériences de manière autonome
• Travail en équipe : collaboration avec d’autres chercheurs et bio-informaticiens
• Capacités de communication : rédaction de présentations en conférences et séminaires
• Maîtrise de l’anglais scientifique (écrit et oral)

Formation et expérience souhaitées
• Master 2 en biologie moléculaire, biotechnologie, bioinformatique ou domaine connexe
• Expérience pratique en biologie moléculaire et/ou en génomique
• Expérience en culture cellulaire
• Connaissance des approches de séquençage à haut débit
• Connaissances de cytogénétique

Connaissances appréciées mais non requises : traitement et analyse de données issues du séquençage haut débit
o Familiarité avec des outils bioinformatiques pour l’analyse de RNA-seq et Hi-C (ex. HiCExplorer, DESeq2, EdgeR)
o Notions en R ou Python pour l’analyse des données transcriptomiques et épigénétiques
o Utilisation de bases de données publiques (TCGA, ENCODE) pour comparer les profils d’expression

Résumé du projet de thèse

La leucémie lymphoïde chronique (LLC) est un cancer fréquent des lymphocytes B, avec 4 674 nouveaux cas diagnostiqués en France en 2018. Sa diversité clinique s’explique en partie par des anomalies génétiques accumulées dans les cellules tumorales. Des mutations somatiques dans les gènes liés aux maladies hématologiques augmentent avec l’âge, ce qui pourrait contribuer à la forte incidence de la LLC chez les personnes âgées. Cependant, ces mutations ne suffisent pas à expliquer l’instabilité chromosomique et les lésions de l’ADN observées dans la LLC, souvent exacerbées par des altérations des mécanismes de réparation de l’ADN, essentielles à la progression et la résistance de la maladie aux traitements.
Notre projet de recherche vise à explorer les mécanismes moléculaires qui sous-tendent la génération de ces lésions. En particulier, nous nous intéressons à deux types de lésions génétiques : d’une part, les réarrangements chromosomiques atypiques affectant les gènes des immunoglobulines et, d’autre part, les réarrangements génétiques associés à la LLC avec trisomie 12.
Dans environ 5 % des cas, des remaniements chromosomiques impliquant un gène des immunoglobulines sont mis en évidence. Ce type de remaniement implique généralement des oncogènes connus (MYC ou BCL2), mais aussi des partenaires variés, parfois non identifiés. Nos travaux préliminaires ont permis d’identifier de nouveaux gènes partenaires pouvant constituer des oncogènes. Pour confirmer cette hypothèse, nous souhaitons modéliser dans des lignées cellulaires lymphoblastoïdes B humaines les remaniements chromosomiques identifiés par technique CRISPR-Cas9. Ceci nous permettra d’étudier les conséquences de ces remaniements sur la prolifération cellulaire et l’apoptose ainsi que les voies dérégulées, permettant de mieux comprendre la pathogénèse de la LLC et d’identifier potentiellement de nouvelles cibles thérapeutiques.
Parmi les anomalies génétiques, la trisomie 12 (T12) est la deuxième plus fréquente et est associée à des sous-groupes distincts de LLC marqués par des altérations chromosomiques variées. Nos résultats préliminaires montrent que les cellules LLC T12 ont une proportion élevée de cellules en phase S du cycle cellulaire, indiquant une prolifération accrue et une résistance potentielle aux agents chimiothérapeutiques. Ces cellules présentent en effet une fraction de cellules en phase S « quiescente » résistante aux dommages causés par la bléomycine, suggérant une tolérance accrue aux traitements de chimiothérapie.
Ces travaux visent à comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la génération de ces lésions génétiques et leurs impacts cliniques. L’identification de marqueurs pronostiques et de nouvelles cibles thérapeutiques permettra à terme de mieux anticiper l’évolution de la LLC et d’adopter des stratégies thérapeutiques adaptées pour chaque sous-groupe de patients.

Compléments d’information et candidaturehttps://adum.fr/as/ed/voirproposition.pl?site=adumR&matricule_prop=72292


Etablissement
: Université de Limoges
École doctorale : Biologie, Chimie, Santé Modalités de candidature
Spécialité : Biologie Chimie Santé mention Immunologie, oncologie, inflammation, infectiologie
Equipe : CRIBL BioPIC – Biologie des Plasmocytes, Immunopathologie et Cancer
Unité de recherche : Contrôle de la Réponse Immune B et lymphoproliférations
Encadrement de la thèse : LAURENT DELPY Co-Directeur CHRISTOPHE SIRAC
Début de la thèse : le 1er octobre 2026
Date limite de candidature (à 23h59) : 18 mai 2026

Mots clés
Plasmocytes, Immunoglobulines, Gammapathies monoclonales

Profil et compétences recherchées
Le ou la candidate devra posséder de solides connaissances théoriques en immunologie, avec un accent particulier sur la biologie des lymphocytes B et des plasmocytes. Une expérience pratique des techniques fondamentales de biologie cellulaire et moléculaire — telles que la culture cellulaire, la cytométrie en flux, le Western blot, l’ELISA et la PCR quantitative — est indispensable, de même qu’une capacité à travailler sur des modèles murins selon l’évolution du projet de thèse. Une expertise supplémentaire en bio-informatique constituerait un atout majeur.

Niveau d’anglais requis: Intermédiaire supérieur: Vous pouvez utiliser la langue de manière efficace et vous exprimer précisément.

Résumé du projet de thèse
Les plasmocytes sont des lymphocytes B terminalement différenciés, spécialisés dans la sécrétion soutenue et massive d’immunoglobulines, assemblées à partir de deux chaînes lourdes (HC) identiques et de deux chaînes légères (LC) identiques (1, 2). Pour faire face à cette demande sécrétoire intense, les plasmocytes subissent un remodelage profond du réticulum endoplasmique (RE) et activent une réponse UPR (unfolded protein response) robuste afin de maintenir la fidélité du repliement protéique. Cette dépendance stricte à l’homéostasie du RE définit non seulement la physiologie normale du plasmocyte, mais constitue également une vulnérabilité majeure dans les contextes pathologiques. En effet, les plasmocytes malins — tels que ceux observés dans le myélome multiple ou d’autres gammapathies monoclonales — reposent fortement sur les voies de protéostase pour survivre, ce qui explique leur sensibilité marquée à l’inhibition du protéasome (3).

Des travaux récents de notre groupe ont montré que la production de chaînes d’immunoglobulines anormales (incluant des espèces amyloïdogènes, tronquées ou mal assemblées HC/LC) est intrinsèquement toxique pour les plasmocytes, déclenchant une apoptose médiée par le stress du RE et augmentant la sensibilité aux inhibiteurs du protéasome (4–8).

Sur la base de ces observations, ce projet de thèse vise à disséquer comment la nature, le taux et la fidélité de la production d’immunoglobulines influencent la survie des plasmocytes normaux et malins. En utilisant des systèmes in vitro de différenciation plasmocytaire, des modèles murins (9) et des technologies moléculaires et cellulaires avancées (10), nous caractériserons les effets délétères des chaînes d’immunoglobulines anormales et étudierons les mécanismes post-transcriptionnels qui régulent la synthèse des immunoglobulines. Les observations clés seront ensuite validées dans des plasmocytes isolés de patients atteints de gammapathies monoclonales (myélome multiple, amylose AL, etc.).

En générant une véritable « cartographie plasmocytaire » reliant la dynamique de production des immunoglobulines au destin cellulaire, ce projet cherche à révéler de nouveaux mécanismes fondamentaux de la biologie des plasmocytes et à identifier des marqueurs prédictifs ou des vulnérabilités cliniquement pertinentes susceptibles d’améliorer la prise en charge et le traitement des gammapathies monoclonales.

Compléments d’information et candidaturehttps://adum.fr/as/ed/voirproposition.pl?matricule_prop=72379&site=adumR

Etablissement : Université de Limoges
École doctorale : Biologie, Chimie, Santé Modalités de candidature
Spécialité : Biologie Chimie Santé mention Immunologie, oncologie, inflammation, infectiologie
Equipe : CRIBL B-NATION – Architecture nucléaire des lymphocytes B, gènes d’immunoglobulines & oncogènes
Unité de recherche : Contrôle de la Réponse Immune B et lymphoproliférations
Encadrement de la thèse : CHRISTELLE FABERT Co-Directeur SANDRINE LE NOIR
Début de la thèse : le 1er octobre 2026
Date limite de candidature (à 23h59) : 18 mai 2026

Mots clés

Immunoglobulines, Lymphomes B à grandes cellules, Bcl6, organisation du génome, Enhancer, lymphocyte B

Profil et compétences recherchées

Le candidat doit posséder des compétences et une expertise dans le domaine la biologie cellulaire, biologie moléculaire et cytométrie de flux. Des connaissances en oncologie, hématologie et immunologie sont également souhaitées.
Savoir-être : Travail en équipe, autonomie et sens de l’organisation, capacité d’adaptation, curiosité.

Résumé du projet de thèse

Le locus des chaînes lourdes d’immunoglobulines (IGH) subit de nombreux remaniements géniques au cours de la maturation du lymphocyte B (LB). Bien que nécessaires à la production d’anticorps spécifiques de l’antigène rencontré, ces remaniements (SHM et CSR) peuvent être dangereux pour le LB, en raison des cassures de l’ADN initiées par l’enzyme AID. L’activité de AID conduit à des mutations ponctuelles et/ou des cassures double brin de l’ADN au sein des gènes d’immunoglobulines (action « in-target ») et parfois sur des gènes autres conduisant à des mutations et/ou translocations d’oncogènes (action « off-target »). Pour preuve, les gènes d’immunoglobulines sont fréquemment des partenaires de translocation d’oncogènes : la translocation de c-MYC au locus IGH dans le lymphome de Burkitt ; la translocation de l’oncogène BCL2 fréquemment retrouvée dans les lymphomes folliculaires et parfois dans les leucémies lymphoïdes chroniques. Côté mutation, celles de BCL6 sont identifiées très fréquemment dans les Lymphomes B diffus à grandes cellules (DLBCL).

Ces remaniements du locus Igh (SHM et CSR) sont régulés par les éléments régulateurs du locus Igh tels que la région régulatrice 3’RR (3’ Regulatory Region). Au cours de la maturation du LB, le positionnement tridimensionnel des loci Igh dans le noyau est précis et dynamique. En effet, nous avons précédemment montré que les loci Igh s’éloignent l’un de l’autre dans le noyau de LB dépourvue de 3’RR chez la souris, témoignant du rôle de cette région sur le positionnement Igh. Nous avons ensuite, démontré que ce défaut de position a pour conséquence des mutations sur l’oncogène Bcl6, associé à un rapprochement physique des gènes Igh et Bcl6.

Nous émettons donc l’hypothèse que la 3’RR participe au maintien de l’intégrité du génome en évitant les cassures/recombinaisons/mutations en dehors du locus Igh et par conséquent limite le développement de lymphomes/leucémies.
Ces observations faites dans un modèle murin nous ont incités à ouvrir un nouvel axe d’investigation chez l’homme et plus particulièrement sur les DLBCL, lymphomes qui présentent des mutations de l’oncogène BCL6 dans environ 60% des cas. Le DLBCL est un des lymphomes non hodgkiniens le plus fréquent chez l’adulte. En 2018, environ 5100 nouveaux cas ont été dénombrés et son incidence est en augmentation régulière. L’âge médian au diagnostic est de 70 ans. C’est un lymphome B agressif caractérisé par la prolifération anarchique de cellules B.

Le projet proposé déterminera le lien entre la région 3’RR du locus IGH, les mutations sur l’oncogène BCL6 et le repositionnement nucléaire de BCL6 dans la survenue/évolution du DLBCL. L’ensemble des données générées dans ce projet de thèse permettront de mieux décrire et comprendre la physiopathologie du DLBCL et surtout de prédire l’évolution de la maladie en prenant en compte un nouveau critère qu’est l’organisation du génome.

Complément d’informations et candidature : https://adum.fr/as/ed/voirproposition.pl?matricule_prop=73131&site=adumR