Gestion non juridique du conflit


Programmes de recherche

  • Reconstruction d’un Etat de droit et restauration d’une gouvernance apaisée après la violence conflictuelle et refondation d’un équilibre politique solide au sein d’une société à nouveau ordonnée et organisée
  • Approches réconciliatrices par la mise en place de mécanismes spécifiques : tribunaux communautaires villageois en Afrique
  • Constitution de structures de partage d’une histoire commune de la violence : Commissions Vérités et réconciliation (Afrique du sud, Côte d’Ivoire, Burundi, Guatemala, Pérou, Argentine, Algérie)
  • Commissions d’enquête (Roumanie, Tchad, Tunisie) et Commissions d’établissement des faits
  • Contraintes imposées par le droit des Nations Unies dans les zones post-conflictuelles
  • Traumas de guerre
  • Conflits et migrations
  • Réparation post-conflictuelle

Workshop : Les soins aux blessés - Première Guerre mondiale

Programme Traumas de guerre

Argumentaire

En temps de paix, le Service de santé des armées entretient dans les garnisons les plus importantes un certain nombre d’hôpitaux destinés à soigner les malades relevant des armées. Mais la couverture géographique est restreinte, la ressource hospitalière est adaptée aux besoins. La guerre de 1914-1918 modifie la donne. Il s’agit, à la différence du conflit précédent, celui de 1870, d’une guerre longue et terrible pour les soldats. Déjà en 1871, la médecine militaire avait observé une multiplication des blessures et leur évolution vers un type nouveau de mutilations et de séquelles mais, à partir de 1914, le fait est sans commune mesure ; l’évolution des armements – multiplication de la fragmentation, apparition de nouvelles armes – crapouillot, gaz de combat – et l’augmentation de leur puissance – artillerie en particulier – ainsi que le type de guerre – offensives à outrance – font croître considérablement le nombre de blessés, transforment la nature de leurs blessures et provoquent des traumatismes psychologiques sans précédent. « La blessure » au sens large devient le facteur essentiel de la mortalité post-opérationnelle alors qu’au XIXème siècle, les plus grands dégâts étaient causés par des questions sanitaires (épidémiques) et nutritionnelles.

Dès lors, une quiryelle d’établissements de soin plus ou moins spécialisés sont mis en place, établissements extrêmement divers en raison des évolutions réglementaires et de la place de plus en plus prégnante des structures caritatives, françaises et étrangères. La mondialisation de la guerre conduit sur le sol français des milliers de soldats venus de toute la planète dont, à partir de 1917 des Américains qui arrivent avec leur propre système de secours aux blessés et aux malades. Se développent donc en France un ensemble de structures complexes gérées tant par les Service des armées que par des organismes et des particuliers, français et étrangers, plus ou moins utilisées, plus ou moins bien articulées mais dans lesquelles émergent la chirurgie réparatrice de l’après-guerre et des process médicaux novateurs.

Avant la guerre, le Service de santé des armées avait prévu un important dispositif d’évacuation et de prise en charge des blessés dans « l’arrière profond » – plus de 5000 établissements officiels – auquel s’ajoute rapidement de petites structures complémentaires jusque dans des lieux dépourvus d’hôpitaux et on ne peut être que surpris encore aujourd’hui par l’ampleur du dispositif mis en place.

Le Limousin n’échappe pas au phénomène, on y observe un véritable fourmillement d’initiatives en matière de soin aux blessés. Plusieurs dizaines de communes abritent en un ou plusieurs sites des établissements de nature très variable et cet espace constitue de ce point de vue un bon laboratoire d’analyse pour une étude exhaustive des « hôpitaux de l’arrière ». Les archives ne manquent pas ; on dispose des fonds 1914-1918 du Service des Archives médicales et hospitalières des armées installé à Limoges, des archives du Centre de documentation du Musée du Service de santé au Val-de-Grâce, des archives départementales et communales locales ainsi que de différents dossiers – documents, photos – se trouvant dans des collections publiques ou privées en Europe ou aux États-Unis.

La complémentarité des chercheurs est ici un gage de réussite, aussi la Société Archéologique et Historique du Limousin par son réseau de membres peut agir au plus près du terrain à l’échelle des bourgs et des villages, en association avec la Chaire d’excellence Gestion du conflit et de l’après-conflit.

Mais ce workshop doit permettre le développement d’un programme de recherche spécifique plus large sur « Les traumatismes de guerre et leur traitement pendant la Première Guerre mondiale » en faisant appel à un réseau international de chercheurs. Macro-histoire et micro-histoire doivent se rejoindre pour un développement fructueux des travaux en ce domaine.

Axe 1 : Recherches à l’échelle du Limousin

Le travail s’effectuera à partir de la liste suivante.

Liste des hôpitaux militaires en Limousin (départements de la Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) pendant la Première Guerre mondiale

Liste en cours de constitution, établie en partenariat avec la Société Archéologique et Historique du Limousin. Voir Bulletin 2015 « Les hôpitaux militaires de la Grande Guerre en Limousin », par Pascal Plas, pour l’établissement d’une typologie sur les structures et les soins aux malades pendant la Grande Guerre.

Liste établie à partir des archives départementales de la Haute-Vienne et des archives du Service des archives médicales hospitalières des armées (SAMHA).

CORREZE

Allassac : HA 12, Hospice hôpital communal, Chirurgie, Cat C, 35 lits, 9 9 14// 23 12 19 ; Couvent de la Providence, 27 lits, 9 9 14// 31 12 18 ; Maison privée du curé L’Ebraly, 8 lits, 9 9 14// 6 11 18. Argentat : HB 60 bis, hôpital civil annexe de l’HC 34 (Tulle), 20/50 lits, 14 11 14// 20 02. Aubazine : HA 13, monastère cistercien d’Aubazine, partie réservée à l’orphelinat des religieuses du Sacré Cœur de Marie (jeunes filles), 20/51 lits, chirurgie Cat C [spécialisations, chirurgie des os, anémies], 15 9 14//23 12 18, 704 malades et blessés hospitalisés. Beaulieu-sur-Dordogne : OAC, Hospice rue de La Grave, 40 lits, 14 12 14// 1 1 18 ; CH, US Camp 78, 9 9 18//30 11 18. Beyssac : HB 53 bis, Chartreuse du Glandier, ne semble pas avoir fonctionné, fermeture le 7 9 15 ; HMB, Hôpital militaire belge. Bort : HB 59 bis, hospice de La Plantade, 50 lits, 11 9 14//10 1 17 ; HB 118 Bis, château de Brignac, fermé le 7 9 15. Brive : H, hôpital mixte dit hôpital Dubois, avenue du Dr. Verlhac, , 301/320 lits, 1914//1918, [une partie constituée de baraques] ; HC 41, collège de garçons cours Cabanis, école primaire de commerce cours Cabanis, 76/16//29 9 17, A clinique Lemoine (aussi A de l’HC 23 (Tulle), 50 lits, [troupes indigènes (Afrique du nord)], fermée le 3/4/19 ; HDC 41, collège de garçons, cours Cabanis, 608 lits, 26 12 14//7/16 ; HA 2, Comité SSBM, pensionnat Jeanne d’Arc, rue Sallier puis l’ancien petit séminaire rue Blaise Reynal, 40/80 lits, 11/8/14// 22/4/19, [ouvroir pour l’entretien des effets des blessés ; 1796 malades au total]. Chabrignac : HB 71 bis, château non identifié, A de l’HC 28 (Uzerche), 10/20 lits, 21/10/14//20/08/16. Chamberet : HB, non localisé, 10 lits, 21 09 14//15. Chamboulive : HB 70 bis, hospice communal, A de l’HC 28 (Uzerche), 10/20 lits 21/9/14//26/9/15. Corrèze : HB 62 bis, école privée, A de l’HC 23 (Tulle), 22 lits, 26/9/14//24/7/16. Donzenac : HB 55 bis ou HA bénévole 55 bis, 60 lits, 11/9/14//19/4/19. Egletons : HB 58 bis école de garçons, école libre de filles maison Espinasse 27 lits 23/26 26/12 11/9/14//20/10/16. Lacelle :HB non localisé, A de l’HC 28 (Uzerche), 10 lits, 21/9/14//1915. Le Lonzac : HB 69 bis maison particulière A de l’HC 28 Uzerche 20 lits 5/10/14// 26/6/15. Lubersac : HB 73 bis Château de Prédevaulx 22 lits 25/9/14//12/9/15. Meymac : HB 61 bis, école libre de filles, place de l’Eglise, A de l’HC 23 (Tulle), 27 lits. Objat : école supérieure de fille Jeanne d’Arc, 65 lits. Saint-Clément : HB au lieu-dit Les Plats, A de l’HC 28 (Uzerche), 10 lits, 21 9 14//1915, [convalescents]. Saint Salvadour : HB 83 bis, maison particulière, A de l’HC 28 (Uzerche), 20 lits, 16 1 15//22 11 16. Salon la Tour : H 75 bis, La Grénerie, 20 lits, 21 10 14//31 12 15, A de l’HC 28 (Uzerche) ; HB 72 bis ou HB 84 bis Le Pin [1915] château du Pin, A de l’HC 28 (Uzerche), 1914// 11 12 15. Seilhac : HB 74 bis, château de madame la marquise de Seilhac, A de l’HC 23 (Tulle), 22 lits, 26 12 14//17 10 15. Treignac : HB 121 bis devient HB 123 bis, A de l’HC 28 (Uzerche), 47/50 lits, 16 8 14//12 10 14 ; HB 52 bis, maison Dubujadoux (ancien couvent), A de l’HC 28 (Uzerche), 1 1 16//1 9 16 ; HB 121 bis, hospice 25 lits, 12 10 14//20 10 16 ; HB 122 bis, collège public, 50 lits, // juin 16 ; école de filles, place Lachaud, 30 lits, A de l’HC 28 (Uzerche), //1915 (fermé pour cause de typhoïde). Tulle : H, hôpital mixte rue Barussie, 92 lits, durée de la guerre ; HC 23, lycée de garçons, 157/607 lits, 14 8 14//23 1 19 ; HC 33 EN garçons, 80 lits, 21 8 14//21 9 15 ; HC 33, EN garçons, 80 lits, 21 8 14//21 9 15 ; HC 34, école primaire supérieure de filles, La Bourdigale, 165 lits, 15 8 14//22 11 16 ; HA 11, orphelinat rue des Feuillants, 29 8 14//20 6 19, 75/133 lits, 2272 malades et blessés ; HA 201, école libre du Sacré Cœur Quay de Rigny, (ancienne infirmerie de l’Association des dames françaises pour le 1er régiment d’infanterie), 43 lits, 21 12 14//6 1 19, A Ecole normale de filles, 115 lits, 1/3/15//9/16, A Palais de justice, quaI de Vallon, 120 lits, 9/16//6/1/19. Ussel : HA 10, institution Notre Dame, petit séminaire, rue de Thuel, 95/115 lits, 28 10 14//20 11 17. Uzerche : HC 28, école primaire supérieure de garçons, 156 lits, 12/10/14//18/1/16. Vigeois : HB 82 bis, château du Repaire, A de l’HC 28 (Uzerche), 20 lits, 21 10 14//1916 ; A de l’HC 28 (Uzerche) dans l’asile de vieillards, durée de la guerre.

CREUSE

Ahun : HB 76, non localisé, A de l’HC (Guéret), 22 13/10/14//16/5/15. Aubusson : HC 30, collège municipal, 60/110 lits, A dans école communale de filles, 20 lits. Auzances : HB 49 bis, hospice civil, 22/34 lits, 28 8 14//19 10 17. Bénévent HB 47 bis, maison Béraud, rue de la Liberté, 21/23 lits. Bétête : HB 77 bis, maison particulière, 12/20 lits, 15/9/14//4/9/17 ; A de l’HC (Guéret), lieu non déterminé, 28/10/14//9/12/14 ; A de l’HB 80 bis (Châtelus), château de Moisse, 3/11/14//1/9/17. Bonnat : A de l’HC (Guéret), lieu non déterminé, 28/8/14//9/12/14. Bourganeuf : HB 48 bis, école primaire et école supérieure de filles, 180 lits, maison particulière, 65 lits, chirurgie catégorie C, 20/9/14//1/4/19. Boussac : HB 78 bis, lieu non localisé, 29/10/14//14/5/15. Bussière Dunoise : HB 79 bis, mairie, 22 lits, 26/10/14//24/7/16. Chambon : HB 51 bis, hôpital civil et maison particulière, 50 et 26 lits, 21/9/14//31/12/18. Chatelus Malvaleix : HB 80, ancienne caserne de gendarmerie et maison particulière, 30 lits, 3/11/14//1/9/17. Chénerailles : OAC X, deux maisons, 28 lits, 1/3/15//1918. Dun : HB 45 bis, hôtel, 75 lits, 5/10/14//1918. Evaux : HB 50 bis et HB 145 bis, hospice et couvent du Verbe Incarné, 110 lits, 15/9/14//10/3/19. Felletin : HC 19, école supérieure de filles, 106/300 lits, 14/8/14//31/8/16. Gouzon : HB 81 bis, non localisé, 25 lits, 24/9/14//1/5/15. Guéret : H hôpital mixte, 110 lits, 1914//1918 ; HC 3, lycée de filles, 288/340 lits, 22/8/14//19/4/19 ; HDC 40, lycée de garçons, devient A de l’HC 3 (Guéret), 350/545 lits, 8/12/14//23/11/19, A caserne des Augustines, 1914, A Ecole normale de filles, A salle des fêtes, non localisée, 11/15//19/4/19 ; HC 46, école Notre Dame, 11/9/14//1/11/15. Jarnages : non localisé, 13/9/14. La Courtine : CH 19, US camps Hospital, baraques, 500 lits, 23/12/17//31/5/19. Noth : OAC 5, château, 20 lits, 5/12/15. Pionnat : HB 68 bis, non localisé, 29/4/14//30/4/15 ; OAC Ac, non localisé. Sainte-Feyre : HC 38, sanatorium, 300 lits, 11/15//1/6/19. La Souterraine : HB 46 bis, hôpital mixte, 10/28 lits, 25/8/14//19/4/19, [blessés devenus intransportables], A établissement des Sœurs du Sauveurs, 37 lits, A école primaire supérieure de filles, 80 lits, 21/9/14//22/12/15, A école libre Saint Joseph, 80 lits, 16/10/14//8/16, A école primaire supérieure de garçons, 70 lits, 16/11/14//2012/14, A école désaffectée des Frères, 10 lits (typhus) du 17/11/14//2012/14. Vallière : HB 101 bis, école libre de filles, 15 1/9/14//30/10/15.

HAUTE-VIENNE

Ambazac : HB 6bis, Petit séminaire Saint-Jean, 54 lits, puis Ecole libre secondaire de garçons, 20 lits 1/9/14//29/12/17 ; A de l’HC 4 (Limoges), mis en réserve de 11/8/16 au 29/11/16 puis devient un Centre de rééducation agricole. Arnac la Poste : HB 39bis, maison Paignaud, 20 lits, 25/11/14. Bellac : H, hôpital mixte 14 rue Vergnaud, 80 lits, 1914/1918 ; HC 7, école primaire supérieur de garçons, HB 103 bis, Institution libre, A de l’HC 1 (Limoges), 12/20 3/9/14//28/11/17. Bessines : HB 42 bis, non localisé, 1/9/14//2/2/15. Chalus : HB 4 bis, non localisé, 30 lits, ne semble pas avoir fonctionné. Chaptelat : HC 39, Le Mas Eloi, 396 à 450 lits, 01/10/16//16/06/19, [prisonniers de guerre allemands blessés]. Châteauneuf la Forêt : OAC V, Maison particulière (Mazaud), 25 lits, 01/03/15// 1/1/18; « grand salon Peyrat », place du Bourg, 25 lits ; « chambres particulières maison Maréchal Bardy-Cacaly-Sautour », 30 lits. Châteauponsac : HB 41 bis, non localisé, 50 8/11/14//6/11/15 ; OAC K, ancien hôtel, A de l’HC 7 (Bellac), 26 lits, 14/12/14//5/7/15. Cieux : HB 44 bis, situé dans l’institution libre Sainte-Marguerite ; ouvert le 10 septembre 1914 comme HA de l’HC1 de Limoges, fermé le 31 août 1917. Initiative du vicaire général de Limoges Roby. 263 malades et blessés hospitalisés, essentiellement des blessés légers des convalescents. Compreignac : HB 37 bis, non localisé, ne semble pas avoir fonctionné. Couzeix : HB 13 bis, non localisé, 20 lits, 5/10/14//30/01/15. Le Dorat : HB 135 bis, Couvent Notre Dame du Temple, , 15/50 lits, 21/09/14//30/11/17 ; HB, Couvent des Sœurs de Marie Joseph ; A HB 2 bis (Le Dorat), 20 lits, (mis en réserve du 13/11/17 au 20/11/17. 29/12/14//20/11/17 ; HA 9, Ecole supérieure de filles, ancien petit séminaire, place de la fontaine, 100/150 lits, 10/08/14//10/08/17 ; HB 2 bis, place du Champ de foire, 106/80 lits ; 07/09/14//23/12/18 ; A HB 135 bis (Le Dorat) ; A HB 138 bis (Le Dorat). Eymoutiers : HB 26 bis, manufacture, 100 lits, 23 septembre 1914//11/16 ; HC 31, collège communal, 50/115 lits, 11 8 14//23 1 19, ; A école libre, 25 à 40 lits. La Jonchère : HB 14 bis, ouvroir et dispensaire pour jeunes filles pauvres chirurgie cat C 26 lits 10/8/14//1/4/19. Landouges : HB 17 bis, mairie, école communale, 40 lits, 10/9/14//10/8/16. Saint Paul : HB 10 bis, maison particulière, 20 lits, 6/10/14//28/11/15. Laurière : HB 106 bis, maison particulière, A de l’HC 6 (Limoges), 20 lits, 15/09/14//20/11/15. Le Palais : OAC N, mairie et école primaire de garçons, 10/35 lits, 6/1/15//1/1/18, [rééducation physique des blessés convalescents par le travail chez un entrepreneur de TP[1]. Le Vigen : OAC P, Château de Mallefond, 10 lits, 1/2/15//8/16. Limoges : H, hôpital mixte place de l’Hôtel de Ville, 404 lits, A hôpital Chastaing, 310 lits, 1/10/14//15 06 19 ; HC 1, école libre Colbert, rue des Argentiers, 280 lits, 8/8/14//18/2/19, A orphelinat rue des Pénitents Blancs, 105 lits, A séminaire boulevard des Petits Carmes, 32 lits, A usine Haviland, place des Tilleuls, 75 lits, A clinique privée 45 avenue de la Révolution, 40 lits, A Ecole de droit et de notariat, 80 lits, 10/10/14//1/1/15, A clinique privée cours Bugeaud, 5/9/14//23/9/15 ; HC 4 Lycée Gay Lussac, 235/510 lits, [devient un hôpital pour convalescents puis en 1916 un Centre spécial de réforme], A Ecole de droit, 85 lits, 1/1/15//1/6/17, A usine de porcelaine Le Mas Loubier, 70 lits, 26/9/14//9/11/16 ; HC 5, lycée de jeunes filles rue des Argentiers, A HB 141 bis (Limoges), 60 lits, 17/8/14//27/8/16 ; HC 6, Ecole normale de garçons, route de Feytiat, A chocolaterie Saint Martial, faubourg Croix Mandonnaud ; HC 11 Ecole normale de filles, ancienne route d’Aixe sur Vienne, [transféré en 1917 au service de santé de l’armée US], 124 lits, 20/8/14//31/8/16 ; HC 12, ancien palais épiscopal place de l’Evêché, 155/433 lits, 12/4/15//22/9/21, A de l’Evêcaud [baraquements], A école publique de filles ; HC 13 propriété de Faye, chemin des Tuillières, [baraques pour contagieux], 100 lits, 1/10/14//20/7/19 ; HC 21, école primaire faubourg de Paris, 170 lits, 30/8/14//25/10/16 ; HC 22, école primaire du Pont Neuf, 170 lits, 7/12/14//22/1/16 ; HC 49, usine de porcelaine le Mas Loubier, 510 lits, 10/1/16//8/9/17 [succède dans ces locaux à l’annexe de l’HC 4 ; cédé le 8/9/17 au service de santé de l’armée US] ; HC 50, Ecole nationale des Arts décoratifs, 305 lits, 19/5/17//15/12/19, [succède à l’HB 139 bis – dit hôpital militaire anglais ou anglo-français de Limoges devenu hôpital US HB 139 bis, 175/225 lits], 10/10/14//20/5/17 ; HA 1, dispensaire de l’Oeuvre de protection de la jeune fille, avenue Garibaldi, 20/37 9/8/14//10/2/19 ; HA 8, école libre Montalembert, route d’Aixe sur Vienne, 150 lits, 22/8/14//30/11/17 ; HA 102, école Beaupeyrat, 85 lits, 27/8/14// 31/3/19 ; HB 1 bis, maison de santé annexe de l’asile d’aliénés de Naugeat, 82 lits, 7/9/14//23/12/18 ; HB 129 bis, école de théologie du Grand séminaire, boulevard des Petits Carmes, 32 30/8/14//2/1/19 ; HB 133 bis, cours Maupetit, [ex A de l’HC 4 (Limoges), cédé au service de santé US, 20 20/10/16] ; HB 137 bis, appartement dans immeuble de Luze, 8 rue d’Isly, [ambulance du vice consulat britannique, ex annexe de l’HC 1 (Limoges)], 22 27/8/14//15/12/18 ; HB 140 bis, Bon Pasteur, 3 rue des Pénitents Blancs, A du centre de neuropsychiatrie régionale, 125 lits, 20/11/14// 23/11/19 ; HB 141 bis, A 32 faubourg Monjovis et 12 Croix Mandonnaud, 68/40 8/9/14//30/9/18 ; HB 142 bis, pensionnat Jeanne d’Arc, rue des Sœurs de la rivière, 50 lits, 10/9/14// 31/12/18 80, [sert d’A à compter de décembre 1914 à l’HC 5 (Limoges), prenant en charge le service de physiothérapie jusqu’au 31 août 1916, devenant ensuite un centre pour blessés légers] ; HB 143 bis, orphelinat des Sœurs de la Charité, rue des Vénitiens, [ex annexe de l’HC 1 (Limoges), 100 lits, 4/9/14// 1/4/19 ; HB 147 bis, clinique Chénieux [aussi A de l’H Limoges, 20 30/8/14//1/7/17 ; OAC Ad, domicile particulier, 50 cours Gay Lussac, 70 lits, 15/10/15//1/1/18 ; OAC, maison privée rue Beyrand, 65 lits ; BH 13, US Base hospital 1500/2300 lits, 19/7/18//18/1/19 ; BH 24, US Base hospital A de l’EN de filles [ex HC 11 Limoges], 1200/1740 lits, 15/3/10//01/19 ; BH 28, US Base hospital-BH 13, US Base hospital « The Bel Air Seminary », 1780/2965 lits, 23/7/18//01/02/19 ; BH 98, 23/1/19//23/5/19. Magnac Laval : H, hôpital mixte rue Fénelon, 32 lits, 1914/1918 ; HB 109 bis, école libre rue Baulieu, A de l’HC 7 (Bellac), 110 lits, 5/9/14//8/8/15. Nantiat : HB 107 bis, non localisé, 20 lits, 1/2/14//2/2/15. Neuvic Entier : OAC T, école, 20 lits, 5/2/15//16/10/15. Nexon : HB 5 bis, institution libre de filles, rue du Nord, ex A de l’HC 1 (Limoges), 22 lits, 30/8/14//1/12/17, [hospitalisation de « soldats musulmans », « Services de prothèse maxilo-faciale, école d’infirmière]. Nieul : HB 15 bis, non localisé, ne semble pas avoir fonctionné. Oradour sur Vayre : HB 32 bis, non localisé, ne semble pas avoir fonctionné. Pierre-Buffière : HB 11 bis, non localisé, A de l’HC 6 (Limoges), 30 1/9/14//19/8/15. Rancon : HB 108 bis, non localisé, 20 lits. Rochechouart : HB 28 bis, café, 4/9/14//19/4/15. Saint Jouvent : HB 16 bis, non localisé. Saint Junien : HB 27 bis, Ecole primaire supérieure rue Defaye, 175/125 (1916) lits, 10/08/1914//23/01/1919. Saint Laurent sur Gorre : HB 31 bis loc indéterminée jamais fonctionné. Saint Léonard HC 35 Ecole primaire supérieure de filles route de Clermont, 340/205 20/8/14// 18/2/19. A à l’ec sup de gars 90 lits, A école sur de gars 100 lits, A château de Brignac 20/8/14//13/4/15 (devient HB 119 bis 20 lits 13/4/15//7/9/15). Saint Priest Taurion : HB 12 bis, non localisé, 40 lits, 8/9/14//12/12/14 ; OAC M, école primaire, 32lits, 4/1/15. Saint Sulpice Les Feuilles : HB 38 bis, école publique de filles, A de l’HC 7 (Bellac), 25/30 27/9/14//20/9/16. Saint Victurnien : HA 105 bis, maison particulière place de l’Eglise (A de l’HC de Limoges), [dit aussi HB 30] 17/6/15//1/12/15. Saint Yrieix La Perche : H Hôpital mixte, A école primaire et maison Dufour, 113 lits, 1914//1918 ; HA 103, maison Laguionie, avenue Marceau, 26/24 4/9/14//16/11/17. Thiat : HB 8 bis Localisation indéterminée, ne semble pas avoir fonctionné. Verneuil : HB 9 bis, non localisé, ne semble pas avoir fonctionné. Veyrac : HB 104 bis, château de la Cosse, 20 28/1/15//31/10/15.

 

Axe 2 : Approches comparatives internationales

Les études porteront sur la vie même des établissements hospitaliers pour laquelle on dispose de registres des entrées et de registres de de la statistique médicale, qui comprennent des renseignements sur l’administration, les soins, les patients traités (grade, matricule, unité, classe, bureau de recrutement, identité, adresse). On attachera une importance particulière aux travaux portant sur les types de traumatismes – atroces blessures d’un monde de fer et de feu, dégâts psychiques, maladies particulières : gangrène gazeuse, pied de tranchée (gelures) – et sur les modalités de l’« après-soin » : retour au front, réforme, décès. Les études pourront être étendues aux espaces récepteurs, on pourra mesurer les interactions entre blessés et population locale (accueils triomphaux des premiers convois) et procéder à une étude de la solidarité, et des sentiments plus ambivalents qui se développèrent par la suite. Une histoire économique des hôpitaux reste à écrire : ravitaillement et impact sur les cultures paysannes, emplois (féminins surtout), liens durables ou non, mémoire, etc. Des recherches novatrices pourront être effectuées sur les comités de la Croix rouge américaine qui fournit une aide non négligeable aux populations, aide financière mais aussi dispensaires pour enfants réfugiés, ouvroirs pour « occuper femmes et jeunes filles… », vestiaires et initiatives diverses.

Typologie des établissements entrant dans les études :

Les hôpitaux militaires : il s’agit d’hôpitaux mixtes (c’est-à-dire civils comprenant des salles militaires) ou strictement militaires ; ils sont essentiellement située dans une grande agglomération.

Les hôpitaux annexes ou les infirmeries hôpital : ces établissements n’ont pas de structure administrative propre et sont rattachés pour leur budget, leur personnel, leurs équipements, leur matériel, à l’hôpital militaire de pleins exercice le plus proche, ce qui ne les rend pas facile à déceler.

Les hôpitaux auxiliaires : destinés à pallier le déficit de lits d’hospitalisation ; ils relèvent souvent de la Croix Rouge et des sociétés de bienfaisance qui s’engagent, et ce très tôt, avant la guerre, à développer des structures de type hospitalier, structures temporaires propres à conforter le système initial. Ils relèvent de grandes sociétés de secours, telles que la Société française de secours aux blessés militaires – la seule qui a l’agrément pour opérer dans la zone des armées –, l’Union des femmes de France qui est une société protestante ou les Dames françaises, d’obédience catholique et d’autres encore qui restent à repérer. Toutes ne font pas les mêmes choix de « care », certaines vont privilégier des structures de convalescence, d’autres des structures légères mobiles juste en arrière de la zone de front – les ambulances de 14/18 –, d’autres enfin de véritables hôpitaux situés souvent dans les villes traversées par de grands flux ferroviaires pour diminuer le temps de transport des blessés. 

Les hôpitaux bénévoles : ce sont de petites structures de quelques lits bien souvent, ouverts et financés par des congrégations religieuses ou de riches particuliers et qui sont généralement des établissements d’attente ou de convalescence. Ils témoignent souvent du réel élan initial dans le cadre de l’Union sacrée.  

Les hôpitaux temporaires puis complémentaires : ils se situent, la plupart du temps, dans des locaux réquisitionnés (établissements scolaires, hôtels, stations thermales) qui doivent avoir une capacité d’au moins vingt lits et une proximité suffisante de l’unité principale centrale. Le temporaire devient assez vite définitif du fait des besoins.

Les hôpitaux étrangers : ils résultent de l’immense élan de solidarité international qui se développa en faveur des blessés dès 1914. De nombreux établissements hospitaliers et sanitaires gérés pas des institutions publiques ou privées de différents pays furent alors mis en place en France, tels que l’hôpital russe des Champs-Elysées ou l’hôpital japonais de l’Hôtel Astoria. Il existe aussi une forte présence hospitalière américaine. Le général Pershing qui a pris officiellement ses fonctions de chef du Corps expéditionnaire américain le 10 mai 1917 installe son quartier général à Paris en juillet afin de mettre en place sur le territoire français la logistique nécessaire à l’arrivée d’un million de GI. La question des ports de débarquement des troupes est primordiale, un Comité d’experts est créé pour déterminer les meilleures implantations. A la fin de l’été 1917, après de nombreuses visites et rapport, Saint-Nazaire est retenu comme la Base américaine N° 1, Bordeaux comme la Base américaine N°2. Bordeaux met à la disposition des Américains ses avant-ports de Pauillac et du Verdon, ses annexes de Blaye et de Bassens. Des aménagements spécifiques sont organisés et des lignes ferroviaires prioritaires sont mises en place pour acheminer troupes et matériel vers le front. Entre le point de départ et le point d’arrivée de nombreux services sont implantés, hébergements, magasins, services sanitaires. Pour les seules lignes ferroviaires partant de Saint-Nazaire et Bordeaux, l’armée américaine dispose d’au moins 35 zones de cantonnement s’étendant sur 15 750 km2 et comprenant 43 casernes, 17 camps de passage, 6 camps d’artillerie, 4500 baraques, 30 000 lits d’hôpitaux et 100 000 places réservées dans des établissements sanitaires. Des études particulières pourront être conduites sur l’application de l’arrêté ministériel du 17 novembre 1917 qui accorde aux commandants des troupes américaines un droit de réquisition. Les municipalités concernées doivent se mettre à leur disposition sans rechigner. Le processus de négociation doit cependant l’emporter et la réquisition rester exceptionnelle. Une Section spéciale franco-américaine et des Commissions départementales des immeubles gèrent les réclamations des administrations, des entreprises et des particuliers.

Les hôpitaux de campagne : ils se trouvent dans la zone du front. A compléter par les hôpitaux d’évacuation, qui accueillent des blessés, souvent d’une même unité pour un regroupement avant évacuation vers l’arrière à l’aide d’un « train sanitaire ».

Méthodologie

La Chaire d’excellence Gestion du conflit et de l’après-conflit s’intéressant particulièrement aux traumatismes de guerre, et développant un programme spécifique lié au Centenaire de la Première Guerre mondiale, il est clair que les exemples choisis seront essentiellement pris en France. Néanmoins, toute étude comparative se rapportant à un autre territoire en conflit au même moment pourra être pris en considération.

L’approche choisie consiste à croiser les analyses en utilisant les ressources des sciences humaines, sociales mais aussi médicales propres à enrichir la compréhension des mécanismes de distribution des soins et de gestion des blessés.

On pourra procéder par voie de synthèse, ou par étude de cas pourvu que dans tous les cas il s’agisse de travaux originaux.

Modalité de soumission

Un résumé de 500 mots environ, accompagné de vos coordonnées professionnelles devront nous être adressés avant le 15 décembre 2015.

La proposition sera soumise au comité de lecture en vue d’une publication par la Chaire. Les projets retenus devront être rendus pour le 15 février 2016.

Les auteurs s’engagent à réserver à la Chaire l’exclusivité de l’article et à autoriser sa publication en ligne. En cas de plagiat, les auteurs seront tenus pour seuls responsables.

Contacts :

Pascal Texier, Axe Gestion non juridique du conflit :
Pascal Plas, Directeur de la Chaire d’excellence Gestion du conflit et de l’après-conflit :

Workshop : Honneur et réparation

Programme Réparation post-conflictuelle

Argumentaire

Le traitement de crime d’exception, tels que les crimes de guerre, crimes de masse et génocide, a placé la justice pénale internationale, mais aussi les tribunaux nationaux saisis sur le fondement de la compétence universelle, devant un obstacle majeur lié à la difficulté de la réparation. À la question « comment réparer l’irréparable ? », on répond la plupart du temps en présentant un système alternatif : réparation matérielle et réparation symbolique, d’une part, et réparations individuelles et réparations collectives, de l’autre[1]. Mais cette réponse du droit est-elle en adéquation avec la demande des victimes ou des sociétés concernées ? Dans beaucoup de cas, il semble qu’il faille répondre par la négative, et cela pour deux raisons tenant à l’inadaptation des outils juridiques, et à l’hétérogénéité des représentations et des contextes culturels. En effet la réparation est trop souvent envisagée selon les seuls critères prévalant dans les sociétés occidentales développées.

L’analyse des expériences restauratrices, conduites dans les périodes post-conflictuelles, révèle en effet toutes les limites de l’approche quantitative, mise en œuvre dans le cadre du traitement juridique des conflits. Déjà Aristote, raisonnant sur la justice de droit commun et cherchant une relation de symétrie entre le dommage et la peine, posait, sans la résoudre vraiment, la question de la commensurabilité du dommage et de la sanction[2]. On conçoit comment la réponse est encore plus difficile, s’agissant de situations criminelles dans lesquelles, sans même parler de réparation, c’est l’appréciation des conséquences dommageables qui est problématiques. Il est donc difficile d’envisager la question de la réparation, sous le seul angle de la logique rétributive.

Devant l’aporie des mécanismes juridiques, peut-être convient-il d’inverser l’analyse, en commençant par inventorier les demandes exprimées en matière de réparation, et par-delà de s’interroger sur ce que cette typologie peut nous dire sur le rôle que les victimes souhaitent voir jouer par la réparation. Cette approche constituant le préalable nécessaire à toute construction de processus réparateur. Ce questionnement est d’autant plus souhaitable que les études anthropologiques et historiques décrivent une très grande variété de demandes.

C’est pourquoi cet appel à contribution se donnera pour but d’éclairer la fonction de la réparation, envisagée en dehors du schéma classique de la réparation judiciaire analysée dans ses seuls aspects distributifs. À cet égard, le choix a été fait de centrer l’attention sur l’honneur dont de nombreux travaux, historiques ou anthropologiques, ont montré le rôle déterminant dans les mécanismes de gestion des conflits. On voit par là que le champ d’application de l’honneur ne doit pas être restreint à la réparation des seules atteintes à l’honneur, comme le proposait Bentham dans sa typologie des réparations[3].

Par ce programme, les responsables de la Chaire souhaitent contribuer à une amélioration des processus réparateurs en s’appuyant sur la prise en compte des dimensions culturelles et des représentations mobilisables par les mécanismes de réparation. C’est pourquoi le présent appel d’offres ne porte pas sur la réparation de l’honneur, mais sur la mobilisation de ce concept dans le processus réparateur. À cet égard et sans que cette liste soit limitative, deux principaux axes de recherche pourront être explorés.

Axe 1 : L’honneur comme objectif de la réparation

En interrogeant les sources on s’efforcera d’enrichir la typologie des rôles assignés à l’honneur dans les processus réparateurs.

Le demandeur d’honneur

Les individus
Les groupes
Les morts
Les dieux…

Les équivalents honorables

Évaluer l’honneur
Substituer l’honneur

La temporalité de l’honneur

Honneur et prescription
Honneur et mémoire

Axe 2 : L’honneur comme moteur de la réparation

Tel que l’ont envisagé anthropologues et historiens, l’honneur va bien au-delà des concepts statiques de marqueur d’honorabilité ou d’estime de soi[4]. Plus qu’un objectif à atteindre, l’honneur peut être envisagé comme ce qui pousse à agir. C’est cet aspect dynamique qu’il convient d’analyser dans le processus réparateur.

– L’honneur entre devoir social et obligation juridique

– L’honneur et les mécanismes vindicatoires

– L’honneur comme pouvoir juridique d’agir sur autrui

– L’honneur entre perte et reconquête

– Du mépris à la damnatio memoriae

– La demande en réparation excessive

– Honneur et résilience

Méthodologie

La Chaire d’excellence Gestion du conflit et de l’après-conflit s’intéressant particulièrement aux mécanismes liés à la justice internationale, il est clair que les exemples choisis ne se limiteront pas aux seuls aspects de droit positif conduits selon les paradigmes en vigueur dans les systèmes juridiques européens ou influencés par eux.

L’approche choisie consiste à croiser les analyses en utilisant les ressources des sciences humaines et sociales propres à enrichir la compréhension des mécanismes de gestion non juridiques des conflits, envisagés dans une perspective à la fois diachronique et synchronique. Par conséquent, toutes les aires géographiques ou culturelles ainsi que toutes les périodes peuvent être envisagées.

On pourra procéder par voie de synthèse, ou par étude de cas pourvu que dans tous les cas il s’agisse de travaux originaux.

Modalité de soumission

Un résumé de 500 mots environ, accompagné de vos coordonnées professionnelles devront nous être adressés avant le 15 mai 2015.

La proposition sera soumise au comité de lecture en vue d’une publication par la Chaire. Les projets retenus devront être rendus pour le 15 juillet 2015.

Les auteurs s’engagent à réserver à la Chaire l’exclusivité de l’article et à autoriser sa publication en ligne. En cas de plagiat, les auteurs seront tenus pour seuls responsables.

Contacts :

Pascal Texier, Axe Gestion non juridique du conflit :
Pascal Plas, Directeur de la Chaire d’excellence Gestion du conflit et de l’après-conflit :

[1] Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Réparer l’irréparable. Les réparations aux victimes devant la Cour pénale internationale, Paris 2009.

[2] Sur cette question, voir Jacques Henriot, « La commensurabilité de la peine chez Aristote », dans Blondieau, et al., Rétribution et Justice pénale, coll. Travaux et recherches de l’Université de droit d’économie et de sciences sociales de Paris, série « Philosophie du droit », p. 37-50.

[3] Bentham, Principles of Penal Law, première partie, chap. VIII, Works, éd. Bowring, vol. I, chap. viii, p. 371-372. Sur les questions de commensurabilité chez Bentham, voir Marie-Laure Leroy, « Quantité et qualité des plaisirs chez Bentham », Revue d’études benthamiennes [en ligne], 4 | 2008, mis en ligne le 01 février 2008, consulté le 05 juillet 2014. URL : http://etudes-benthamiennes.revues.org/180.

[4] Hervé Drévillon, « L’âme est à Dieu et l’honneur à nous. Honneur et distinction de soi dans la société d’Ancien Régime », Rev. Hist., 2010/2 (n° 654), p. 361 – 395 ; Julian Pitt-Rivers, Anthropologie de l’honneur, Paris, Hachette, 1997 [1ère éd. 1977]

WORKSHOP CLOS LE 15 JUILLET 2015.