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Techniques

Publié le : 24 octobre 2006
Par : Gilbert DECHAMBENOIT
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PONCTION LOMBAIRE, p1
TRACTION CERVICALE, p2
TRACHÉOTOMIE, p3
HÉMATOME SOUS DURAL CHRONIQUE, p4
DÉRIVATION VENTRICULAIRE EXTERNE, p5
DÉRIVATION VENTRICULO-PÉRITONÉALE, p6
HERNIE DISCALE LOMBAIRE, p7
LAMINECTOMIE, p8
OSTÉOSYNTHÈSE LOMBAIRE, p9
RACHIS CERVICAL : abord antéro-latéral, p10
VOLET FRONTO TEMPORAL “PTÉRIONAL”, p11
ABORD DE LA FOSSE CÉRÉBRALE POSTÉRIEURE PAR VOIE POSTÉRIEURE, p12
PRINCIPE DE LA STÉRÉOTAXIE, p13
PRINCIPAUX ABORDS, p14

DÉRIVATION VENTRICULO-PÉRITONÉALE


Faire la veille et avant l’intervention un shampoing (povidone iodine ou chlorhexidine)

Intervention à pratiquer en première position le matin Le personnel de la salle d’opération doit être réduit à 4 personnes : le chirurgien assisté d’un seul aide, un anesthésiste et un(e) infirmier(e) de bloc opératoire. .

  • Antibioprophylaxie : au moment de l’induction (antibiotique à visée antistaphylococcique).
  • Installation du malade : décubitus dorsal, tête tournée vers la droite ou la gauche, mastoïde au "zénith", région cervicale dégagée.
  • Tonte à minima - 1 cm- du champ opératoire.
  • Tracé des incisions cutanées.
  • Drapping.
  • Incision cutanée arciforme pariéto-occipitale ou frontale.
  • Incision cutanée abdominale.
  • Hémostase. Bordure cutanée.
  • Trou de trépan.
  • ”Tunnélisation” sous cutanée abdomino-thoraco-cervico- crânienne à l’aide d’un guide (Salmon).
  • Préparation du lit de la valve dans la région sous cutanée rétromastoïdienne.
  • Changement de gants
  • Mise en place du cathéter d’aval, en le glissant sous la peau
  • puis de la valve (type), dans la région rétromastoïdienne.
  • Coagulation puis incision de la dure-mère.
  • Introduction dans le ventricule latéral droit (ou gauche) :
    • d’un drain ventriculaire (coudé, droit) de 3, 5, 6... cm.
    • avec ou sans réservoir
    • coloration du LCS : eau de roche, hémorragique,....
    • pression du LCS : haute, normale, basse
    • prélèvement pour les laboratoires.
  • Connexion avec la valve et vérification de la solidité du nœud ; rotation du nœud vers la voûte fin d’éviter qu’elle pointe sous la peau.
  • Abord de la cavité péritonéale :
    • incision de l’aponévrose du grand droit, dissociation des fibres musculaires puis incision du péritoine
    • ou introduction à l’aide du trocard de Raimondi.
  • Introduction du drain dans la cavité péritonéale à droite (gauche), en précisant la longueur du drain (20, 25 cm, ...)
  • Fermeture du péritoine au fil non résorbable OOO.
  • Fermeture des différentes incisions cutanées au nylon OO. Indiquer la survenue d’incidents per-opératoires et la durée de l’intervention. Un traitement anticomitial post opératoire n’est pas nécessaire.

COMPLICATIONS

. Infectieuses . Elles varient acuellement entre 0,3 (Choux) et 3% : infection cutanée, méningite, méningoventriculite, péritonite impliquant l’ablation du matériel avec pose temporaire d’une dérivation externe. Le staphylocoque épidermis et auréus sont les germes responsables dans 80 % des cas ; endocardite, néphrite, septicémie après une dérivation ventriculo-atriale (DVA).
. Mécanique  : obstruction du drain ventriculaire ou péritonéal ; déconnexion du cathéter (péritonéal, ventriculaire) ; drain ventriculaire ou péritonéal trop court ; drainage insuffisant ou hyperdrainage pouvant entrainer dans ce dernier cas :
. des ventricules fentes ou "slits ventricules" se manifestant par des céphalées, des troubles de la conscience, voire un coma imposant la modification de la valve,
. crâniosténose (rare).
. Hémorragique : hématome intraparenchymateux sur le trajet du cathéter ; sous dural, par un drainage rapide chez les hydrocéphalies importantes, prévenue par un repos en décubitus strict pendant 48 h obligeant parfois à un changement de valve ou à son ablation ; thrombose jugulaire (DVA).
. Digestive : pseudo-kystes péritonéaux , perforation d’organes, migration rectale, le cathéter distal dans ce cas devra être oté en aval.
. Génitale : hydrocèle, demandant une ligature du cordon.

Mauvaise position du cathéter intra crânien ou péritonéal (perforation d’organe).
. Syndrome du 4 ème ventricule exclu lié à une sténose de l’aqueduc de Sylvius I ou II aire, associée à une fibrose arachnoïdienne de la fosse postérieure, nécessitant une dérivation du kyste.
. “Shunt dependance”.

Il ne s’agit pas d’une intervention “banale”.Toutes ces complications impliquent qu’une RIGUEUR stricte et permanente doit être de règle au cours des différentes étapes de la procédure.

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