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Tumeurs cérébrales

Publié le : 5 octobre 2006
Par : Gilbert DECHAMBENOIT
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TUMEURS CÉRÉBRALES, p1
GLIOMES, p2
OLIGODENDROGLIOME, p3
ÉPENDYMOMES, p4
PAPILLOME DES PLEXUS CHOROÏDES, p5
MÉNINGIOMES, p6
MÉTASTASES CÉRÉBRALES, p7
TUMEURS DE LA RÉGION HYPOPHYSAIRE, p8
ADÉNOMES HYPOPHYSAIRES, p9
ADÉNOME A PROLACTINE, p10
ADÉNOME A GH : ACROMÉGALIE, p11
ADÉNOMES GONADOTROPES, p13
ADÉNOMES NON FONCTIONNELS, p14
ADÉNOMES CORTICOTROPES (Maladie de CUSHING), p15
CRÂNIOPHARYNGIOME, p16
KYSTE COLLOÏDE du 3 ème ventricule (V3), p17
TUMEURS DE LA RÉGION PINÉALE, p18
TUMEURS DE L’ANGLE PONTO-CÉRÉBELLEUX, p19
ASTROCYTOME DU CERVELET, p20
MÉDULLOBLASTOME, p21
HÉMANGIOBLASTOME de la FOSSE POSTÉRIEURE, p22
GLIOMES DU TRONC CÉRÉBRAL, p23
LYMPHOMES PRIMITIFS CÉRÉBRAUX, p24
TUMEURS DES VOIES OPTIQUES, p25
MÉNINGIOMES DU NERF OPTIQUE, p26
TUMEURS DE L’ORBITE, p27
TUMEURS DU CRÂNE, p28

MÉTASTASES CÉRÉBRALES


Les métastases cérébrales représentent 20% des tumeurs cérébrales et sont retrouvées dans 15% des autopsies de routine. Elles sont observées surtout entre 50 et 60 ans avec une prédominance masculine. Les cancers primitifs retrouvés sont : les cancers broncho-pulmonaires (35%) et du sein (17%), les cancers du tube digestif (6%), les cancers du rein (5%), le mélanome malin (6%) qui a une grande encéphalophilie avant le choriocarcinome. Rarement il s’agit d’un cancer prostatique ou utérin. L’origine reste indéterminée dans 15 à 20% des cas.

NEUROPATHOLOGIE
Siège  : 80% sus tentoriel, cortical ou cortico-souscortical très rarement méningé pseudo-méningiomateux (sein), volontiers hémisphérique gauche, rolandique et péri-rolandique, multiple dans 2/3 des cas.
Macroscopie  : la taille est variable. L’aspect est souvent nodulaire à limite nette, rarement infiltrant, parfois pseudo-angiomateux. La consistance est ferme ou molle. Le contenu peut être kystique, nécrotique, abcédé, puriforme, xanthochromique, mucoïde, hémorragique (mélanome, choriocarcinome). La réaction oedémateuse est importante.
_L’anatomopathologie est du même type que celui du cancer primitif ou totalement indifférenciée.
La migration métastatique se fait de façon quasi exclusive par voie artérielle selon un mode embolique. La terminaison se fait au niveau artériolo capillaire avec un développement cortical ou cortico-sous cortical. Les métastases “méningées” sont rares ; elles évoquent souvent un méningiome.

CLINIQUE
1 - Épilepsie (20%) souvent focalisée.
2 - Processus expansif intracrânien. HTIC.
3 - AVC (15%), de type transitoire ou en 2 temps parfois, hémorragique, d’où la nécessité d’une biopsie systématique en présence d’un hématome intra cérébral spontané.
4 - Syndrome méningé (association avec une méningite carcinomateuse).

(JPEG)

BILAN A EFFECTUER LORSQUE LE CANCER PRIMITIF EST INCONNU
- Clinique  : pulmonaire, sein, cutané, abdominal, TR, thyroïde, recherche d’adénopathies.
-  Paraclinique : radiographie pulmonaire, échographie abdominale et pelvienne, mammographie, marqueurs tumoraux (PSA, phosphatases acides,....)

TRAITEMENT
Le traitement du cancer primitif doit être entrepris. Pour ce qui concerne la localisation secondaire cérébrale, plusieurs modalités thérapeutiques sont proposées.

Chirurgie : exérèse. L’indication doit être discutée :

  • l’abstention chirurgicale peut être proposée lorsque les lésions sont multiples et que le cancer est connu ; -*si la lésion est unique, l’intervention neurochirurgicale est légitime en tenant compte du risque fonctionnel et vital
  • lorsque le cancer primitif est inconnu et l’histologie absente, il y a nécessité de prélever un fragment tumoral.
    En présence d’un cancer primitif connu il est préférable que l’exérèse tumorale intracrânienne soit effectuée en premier. Une hydrocéphalie avec HTIC justifie une DVP. En cas de mauvais état clinique la pose d’un réservoir permet des ponctions itératives.

Radiothérapie : télécobalt ou accélérateur linéaire, entre 30 et 40 Gy en 2 à 3 semaines. Elle est efficace sur les lésions radiosensibles, en particulier les cancers anaplasiques du poumon et peu efficace sur les métastases des cancers du rein, les mélanomes, les sarcomes.

Chimiothérapie : la corticothérapie est efficace sur l’oedème et l’état clinique. L’iode radioactif est proposé dans les métastases thyroïdiennes et les anti-oestrogènes dans les cancers du sein.

Les résultats thérapeutiques sont peu satisfaisants. Après chirurgie et radiothérapie les taux de survie à 1 an varient entre 25 et 30%. La mort survient habituellement dans les 3 mois.