Dans la même rubrique Bibliographie
Techniques
Neurochirurgie fonctionnelle
Enfant
Infectieux
Tumeurs cérébrales
Vous êtes ici : Acceuil > Manuel & Thèses > Manuel de neurochirurgie

Pathologie rachis moelle nerf

Publié le : 2 octobre 2006
Par : Gilbert DECHAMBENOIT
 Imprimer l'article
 Envoyer l'article par mail
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


Compressions médulaires lentes non traumatiques, p1
COMPRESSIONS MÉDULLAIRES AIGUËS, p2
MÉTASTASES SPINALES, p4
TUMEURS INTRA DURALES, p5
TUMEURS INTRAMÉDULLAIRES, p6
MAL DE POTT, p7
SPONDYLODISCITES NON TUBERCULEUSES, p8
TUMEURS PRIMITIVES DU RACHIS, p9
SCIATIQUE PAR HERNIE DISCALE, p10
CANAL LOMBAIRE ÉTROIT, p12
MYÉLOPATHIE CERVICARTHROSIQUE, p15
MALFORMATIONS DE LA CHARNIÈRE OCCIPITO - CERVICALE, p17
HERNIE DISCALE THORACIQUE, p18
SYNDROME DU CANAL CARPIEN, p19

MÉTASTASES SPINALES


Les métastases spinales représentent 5 à 8% des cancers et environ 50 % des compressions médullaires dans les services de neurochirurgie. L’âge moyen se situe entre 50 et 60 ans. Les cancers primitifs le plus souvent rencontrés sont : poumons, prostate, seins, utérus, lymphome, myélome, rein. L’origine peut rester indéterminée. Signalons la possibilité de greffes de tumeurs intra-crâniennes : médulloblastome, épendymome,...

NEUROPATHOLOGIE
Topographie  : rachis cervical (15%), thoracique (65%), lombo - sacrée (20%). La vertèbre peut être atteinte partiellement ou entièrement, le disque gardant son intégrité. Le mécanisme de l’envahissement est non univoque : envahissement par voie hématogène, par l’intermédiaire des plexus veineux prévertébraux ou en provenance des ganglions lymphatiques ou des tissus mous paravertébraux à travers les foramen intervertébraux. La “fragilisation” de la vertèbre concoure à provoquer une fracture pathologique.
Dans l’espace épidural siège généralement un tissu tumoral (“épidurite”). L’espace intradural - extra médullaire ou intra médullaire est exceptionnellement (2 à 5%) intéressé par l’essaimage tumoral, celui-ci empruntant dans ce cas la voie hématogène artériel, liquidienne ou la zone de transition dure-mère/gaine du nerf rachidien.

CLINIQUE 1 - Douleurs rachidiennes et radiculaires intenses. 2 - Compression médullaire.

PARACLINIQUE
1 - Radiographie du rachis  : lyse vertébrale, vertèbre “borgne” ou “ivoire” ; respect des disques.
2 - IRM avec injection de gadolinium. Les signes IRM peuvent précéder l’expression scintigraphique.
3 - Myélographie (en l’absence d’IRM) : aspect” frangé” et irrégulier de l’arrêt.
4 - La TDM permet d’apprécier l’extension tumorale dans le plan horizontal.
5 - La scintigraphie isotopique, permet d’objectiver les atteintes osseuses infra-radiologiques.

En l’absence de cancer primitif connu, l’examen clinique doit être complété par une : radiographie du thorax, échographie abdomino-pelvienne, mammographie. Dosage des marqueurs tumoraux.

(JPEG)

TRAITEMENT
L’objectif est de préserver ou de restaurer les fonctions neurologiques et de soulager les douleurs. 1 - Traiter le cancer primitif. 2 - Chirurgie. Elle est indiquée, lors d’aggravation du déficit neurologique, en présence de lésions vertébrales avec instabilité et lorsque le cancer primitif n’est pas connu. Elle a aussi un effet antalgique. Les techniques suivantes sont proposées :

  • laminectomie décompressive associée de préférence à une ostéosynthèse stabilisatrice
  • abord antérolatéral décompressive,
  • vertébrectomie : la vertèbre est remplacée par un greffon ou du ciment de méthyl-métacrylate fixé par des broches (Steinmann). Une résection tumorale postérieure complémentaire peut s’avérer nécessaire ainsi qu’une fixation.
  • à visée antalgique : mise en place d’un cathéter dans les espaces sous arachnoïdiens relié à un réservoir de morphine placée en sous cutané en région thoraco abdominale antérieure.
    3 - Corticothérapie à forte dose instituée en préopératoire : dexaméthasone. Méthylprednisolone. Synacthène R* (1 mg/j).
    4 - Radiothérapie  : Elle suit le traitement chirurgical. Une utilisation isolée de la radiothérapie est proposée eu égard à son efficacité sur la douleur. Un protocole de 3 Gy par jour pendant 10 jours, sans interruption, a été proposé. Les lymphomes, le myélome sont radiosensibles 5 - Hormonothérapie  :
  • cancer du sein : antiœstrogènes , progestatifs,....
  • cancer de la prostate : œstrogénothérapie, pulpectomie, antiandrogènes, ...
  • dans des cas exceptionnels une hypophysectomie peut être proposée , elle entraîne une sédation rapide des douleurs.

RÉSULTATS La survie varie en moyenne entre 6-15 mois et est fonction du cancer primitif. La durée la plus longue est observée dans les cancers de la prostate et les hémopathies. Dans tous les cas, l’attitude thérapeutique doit tenir compte de la qualité de la vie des patients.