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Pathologie rachis moelle nerf

Publié le : 2 octobre 2006
Par : Gilbert DECHAMBENOIT
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Compressions médulaires lentes non traumatiques, p1
COMPRESSIONS MÉDULLAIRES AIGUËS, p2
MÉTASTASES SPINALES, p4
TUMEURS INTRA DURALES, p5
TUMEURS INTRAMÉDULLAIRES, p6
MAL DE POTT, p7
SPONDYLODISCITES NON TUBERCULEUSES, p8
TUMEURS PRIMITIVES DU RACHIS, p9
SCIATIQUE PAR HERNIE DISCALE, p10
CANAL LOMBAIRE ÉTROIT, p12
MYÉLOPATHIE CERVICARTHROSIQUE, p15
MALFORMATIONS DE LA CHARNIÈRE OCCIPITO - CERVICALE, p17
HERNIE DISCALE THORACIQUE, p18
SYNDROME DU CANAL CARPIEN, p19

CANAL LOMBAIRE ÉTROIT


Le syndrome du canal lombaire étroit est dû à la souffrance des racines de la queue de cheval au niveau du canal rachidien lombaire rétréci (Verbiest,1949). Il touche surtout les hommes entre 40 et 60 ans et est fréquent chez le Noir.

NEUROPATHOLOGIE
On distingue les sténoses (isolées ou mixtes) :

  • congénitales, constitutionnelles . pédicules : brièveté
    • lames : épaississement, réduction de la longueur
    • articulaires : hypertrophie
    • ligament jaune, épaissi, calcifié. La distance interpédiculaire est respectée.
  • acquises : ostéophytes, saillie discale, hernie discale, spondylolisthésis. Les sténoses sont concentriques (antéro-postérieures) et/ou latérales (“récessus”). Les étages les plus touchés sont par ordre de fréquence décroissante : L5, L4, L3, L2. En moyenne le nombre de niveaux intéressés est de 2 ou 3. La physiopathologie de la symptomatologie clinique fait intervenir des éléments mécaniques, des facteurs dynamiques (influence de la marche, de la posture) et vraisemblablement, des facteurs vasculaires.

CLINIQUE
1 - La claudication intermittente de la queue de cheval (neurogène) est un signe fréquent et évocateur. Après un périmètre de marche, le malade ressent une faiblesse musculaire dans les jambes parfois des paresthésies. Si la marche est poursuivie, des douleurs peuvent apparaître puis une difficulté motrice. Ces troubles peuvent être unis ou bilatéraux. Parfois l’extension du tronc aggrave les troubles, la position penchée en avant les améliore.
2 - Lombo-radiculalgie(s) mal systématisée(s) parfois à bascule, pouvant disparaître le tronc fléchi en avant ou accroupie. Rarement syndrome de la queue de cheval.
3 - Les signes physiques sont discrets (Lasègue dans 40 % des cas), parfois une amyotrophie est relevée.

PARACLINIQUE
1 - Saccoradiculographie : aspect en sablier ou festonné étagé. Mais elle peut être prise en défaut dans le syndrome du récessus latéral étroit et insuffisante lorsqu’il existe un blocage complet. L’étude de clichés dynamiques est utile.

(JPEG)

- TDM : diamètre inférieur à 12 mm ; aspect trifolié du canal vertébral (récessus < 3 mm). Visualisation des récessus.

(JPEG)

2 - IRM. Axial T2.
3 - EMG en cas de doute diagnostic.
L’épreuve du tapis roulant peu aider au diagnostic.

TRAITEMENT
Médical
Repos. AINS. Infiltrations
Chirurgical . Indications :

  • en urgence en cas de paralysie, de syndrome de la queue de cheval
  • douleurs réduisant les activités quotidiennes.
    Laminectomie décompressive étendue ou non aux apophyses articulaires à leur face profonde (facettectomie interne), et si besoin, foraminotomie. Le geste doit être délicat pour éviter une instabilité et une brèches durale. L’hémostase doit être parfaite. Ce geste est associé selon les cas à une discectomies. L’ostéosynthèse indiquée en cas d’arthrectomie est exceptionnelle. L’âge n’est pas une contre-indication. Seul l’état physiologique intervient pour récuser l’intervention.

Résultats. 80 à 90 % de bons résultats sur la symptomatologie radiculaire. La régression des signes algiques est lente. La mortalité opératoire est quasi nulle. Complications : brèches duremériennes, rétention urinaire transitoire, déficit radiculaire régressif, hématome.