Actes Sémiotiques https://www.unilim.fr/actes-semiotiques La revue Actes Sémiotiques (AS) est une revue de sémiotique de l'université de Limoges. Elle poursuit le projet historique d'Algirdas-Julien Greimas et prend le relais des Actes sémiotiques (support papier) et des Nouveaux actes sémiotiques (support papier). Elle se consacre à la publication de textes de théorie sémiotique, propose des comptes-rendus d'ouvrages et des informations pratiques et met aussi le fonds historique que constitue ces revues en valeur pour favoriser son exploitation par la recherche fr La coopérative, alternative sémiotique et politique.Des organisations comme laboratoires de sémiotique expérimentale https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6254 Introduction Les organisations sont des configurations sémiotiques complexes, certes, mais elles sont d’abord des ensembles qui réunissent des acteurs sociaux, qui participent aux échanges économiques, politiques et culturels, qui produisent, qui créent, qui gèrent, qui décident. Il est toujours envisageable de les considérer comme des simulacres, mais ce sont alors des simulacres particulièrement efficients, qui influent sur notre vie quotidienne, sur nos activités économiques et sociales, et peuvent parfois même prétendre transformer nos sociétés. Une organisation est un actant, certes, mais un actant qui transforme et modèle nos vies. Au sein et autour de cet actant, des opérations et des interactions ont lieu, qui nous impliquent directement comme acteurs, et pas seulement comme observateurs. C’est pourquoi, quand une organisation fait l’expérience d’une configuration sémiotique originale, ce n’est pas seulement un exercice de pensée, mais d’emblée une alternative concrète qui s’impose : il ne s’agit plus seulement de l’accepter ou de la refuser, mais déjà de l’adopter ou de la combattre, en somme de s’engager dans la réalité des tensions politiques et sociales. Dès lors, toute position à leur égard prend une tonalité d’action en regard de ces tensions : on peut ignorer ces organisations expérimentales, faire comme si elles n’existaient pas, mais ceci même est déjà plus qu’un acte de dénégation : un frein ou un obstacle à leur réplication ou à leur diffusion sociale. Les Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6254 Una dinamica organizzazionale dissidente https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6259 1. Gas e Mag : organismi di un’economia dissenziente I Gruppi di Acquisto Solidale (Gas), nati in Italia nel 1997, organizzano in città di diverse dimensioni reti locali di approvvigionamento e distribuzione di beni agricoli e alimentari alternative ai circuiti commerciali usuali. Fanno afferire direttamente nelle proprie sedi sociali alimenti prodotti con la coltivazione organica e rispettando condizioni etiche di lavoro, controllate in genere visitando direttamente le fattorie o le aziende dei produttori. I prodotti sono poi distribuiti immediatamente ai soci oppure, se le normative Regionali lo permettono, conservati in una sede cui i soci si recano ad appuntamenti fissi mensili o settimanali per ritirare i beni prenotati. Costituito su basi cittadine o di quartiere, un Gas comprende mediamente 25/30 famiglie, un numero cioè che permette ai soci di conoscersi all’interno del gruppo, stimato in circa 50/80 persone, e tende a dividersi e a gemmare un nuovo gruppo se supera tale numero di soci. Nel 2012 la Rete Nazionale di collegamento dei Gas censiva circa 800 gruppi in Italia, ma poiché l’iscrizione alla rete nazionale non è obbligatoria se ne stimano almeno il doppio. Le riunioni dei Gas sono assemblee conviviali in cui i soci discutono proposte e problemi comuni, formano gruppi di lavoro, ospitano interventi di altre associazioni, e ascoltano gli aspiranti fornitori che si presentano al gruppo per spiegare in quale modo ottengono i loro prodotti. Se l’assemblea, discuten Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6259 Le organizzazioni imprevedibiliTesti, azioni e passioni nel lavoro quotidiano https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6265 Introduzione Lo sappiamo, l’organizzazione mira a ridurre il rischio, tanto da farne una scienza (il risk management). Contro l’imprevedibilità per natura, il suo regime è la programmazione. Soggetto dell’ordine, amante della regolarità, essa sposa la routine. A rischio di morire di noia, come spesso le organizzazioni vengono descritte nelle stereotipie più diffuse. Ma è davvero così ? Non ci sono programmazioni avventurose ? Divagazioni a parte, come ci dicono le metafore più usate per descriverle, l’uomo ha creato le organizzazioni con il desiderio di costruire delle “macchine” financo perfette, salvo poi scoprire che in realtà di perfezione se ne trova bene poca. Basta liberarsi di uno sguardo disincarnato o più semplicemente osservarle nel loro quotidianità per vedere quanto nelle organizzazioni il regime dominante sia quello dell’alea. D’altra parte, in molti oggi all’ordine prediligono il caos. Dalle big company alle piccole start up, dalle smart enterprise alle aziende flessibili, non-organizzate, ci troviamo di fronte a entità nelle quali l’incidente è oggetto di programmazione. L’imprevisto è un valore che genera euforia. Ciò che è atteso si cerca dove non ci si aspetta di trovarlo, secondo l’adagio dell’ozio creativo coniato dal sociologo della società post-industriale Domenico De Masi. In questo modo, si prova ad attivare dei meccanismi di creatività. O meglio, si vorrebbe portare la creatività al potere, secondo uno degli slogan che dal Sessantotto è approdato all Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6265 Musicalisation de la sémiotique https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6281 Introduction1 Claude Zilberberg, en pur sémioticien qu’il était, disait que l’idée de « musicaliser » une théorie, un modèle descriptif ou une conception de la construction du sens dans les divers langages possibles est apparue en 1861 lorsque Baudelaire écrivit pour la Revue européenne son article célèbre, « Richard Wagner et Tannhauser à Paris ». La même idée, ajoutait-il, resurgit un siècle plus tard, en plein apogée du structuralisme, reprise en termes plus « scientifiques » par Claude Lévi-Strauss dans le premier et le quatrième volume des Mythologiques. Et finalement, c’est Zilberberg lui-même qui la fit sienne à son tour, vers la fin des années 1970. Chez lui, la notion de « musicalisation » (qu’il consolidera par la suite en élaborant le concept de « prosodisation ») recouvre un dispositif métaphorique qui contient en germe une réorganisation décisive du parcours génératif de la signification (principe fondateur de la sémiotique greimassienne dans sa première phase, comme on sait). En testant le schéma narratif standard à la faveur de nombreuses analyses de textes poétiques2 — où d’ailleurs il procède en même temps à un examen minutieux du plan de l’expression3 —, puis en menant une réflexion approfondie sur l’organisation des modalités4, il est amené à constater que tous les niveaux qu’il aborde de la sorte présupposent des relations sous-jacentes, les unes de l’ordre du discontinu (des limites, des saillances, des démarcations), les autres du continu (des degrés, de Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6281 Socio sémiotique de terrain et organisation : pour une théorie performative de l’écriture au travail https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6270 Introduction La communication des organisations est aujourd’hui un domaine de recherche reconnu, avec sa bibliographie, ses colloques, ses réseaux de recherche, ses revues et même ses « écoles »1. Dans ce domaine, l’approche sémiotique, et socio sémiotique, a son mot à dire, avec sa spécificité qui consiste à aborder les questions d’organisation et de l’organisation comme des questions langagières, apportant ainsi un regard spécifique. Sans prétendre que les questions d’organisation ne soient que des questions langagières ni rejeter les approches interactionnelles, socio-techniques, juridiques ou socio-économiques, il s’agit de dégager les hypothèses et résultats propres à l’approche langagière. Mais on ne peut aborder aucune question langagière sans se trouver soi-même pris, avec son propre langage, dans la question elle-même. C’est ce qui a été formulé de manière lapidaire par le trop cité slogan lacanien : « Il n’y a pas de métalangage ». Nul ne peut analyser la communication des organisations sans être pris dans les réseaux de leur communication. Nul ne peut prendre pour objet le discours organisationnel sans se poser comme un énonciateur parmi les autres à l’intérieur de ce champ discursif. Ceci de manière d’autant plus cruciale quand le chercheur entreprend d’aller « sur le terrain », de « faire du terrain ». Qu’est-ce qu’un « terrain » pour le socio sémioticien ? Quel genre de terrain une « organisation » peut-elle représenter pour lui ? S’agit-il seulement d’élargir l Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6270 Il paradosso dell’organizzazione « creativa » https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6274 Introduzione L’obiettivo di questo contributo è riflettere sul rapporto fra comunicazione e organizzazioni nell’ambito della formazione delle « risorse umane », ed in particolare della formazione relativa alle « competenze trasversali ». Si tratta di « saperi » non legati alla specifica mansione lavorativa ma alla qualità dell’interazione in un gruppo di lavoro : la comunicazione « efficace », la « creatività », la capacità di lavoro « in gruppo ». Utilizziamo le virgolette perché queste capacità non sono « conoscenze » o « competenze » come le altre. Sono difficilmente definibili, e sopratutto la loro trasmissione nel corso dei processi formativi non può ridursi né a una serie di « buone pratiche » da riprodurre meccanicamente né a un sapere puramente teorico. Dal punto di vista del lavoratore la modalità di organizzazione del lavoro a cui queste competenze sono connesse è presentata come un’opportunità : l’opportunità di avere un lavoro in cui potersi esprimere, in cui poter decidere cioè autonomamente contenuti, modalità e tempi di lavoro, e persino, sulla base dello specifico compito da svolgere, la leadership del gruppo. Si è obiettato che questa è solo una « retorica » e che di fatto i modelli produttivi che hanno introdotto la « creatività » e il lavoro di gruppo all’interno dell’azienda hanno poi incentivato controlli costanti della produzione individuale, anche attraverso dispositivi elettronici e un calcolo al secondo dei tempi1. Tuttavia queste critiche, di cui no Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6274 Sémiotique, épistémologie et négativité https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6278 Si les hommes se comprennent, ce n'est pas parce qu'ils se remettent en mains propres des signes indicatifs des objets, (...) c'est parce qu'ils frappent la même touche de leur instrument spirituel, ce qui déclenche en chacun des interlocuteurs des concepts qui se correspondent sans être exactement les mêmes. Humboldt Introduction1 Indifférent à plus d'un, intermittent chez ceux qui s'en préoccupent, le souci épistémologique n'est pas, loin s'en faut, la chose du monde la mieux partagée. Pour ceux qui s'en préoccupent, il n'est souvent qu'une annexe de la persuasion puisqu'ils s'attachent à établir que les voies de la généralisation sont ouvertes. La situation de la sémiotique n'est pas inintéressante : elle a bien entendu rapport à l'épistémologie générale puisqu'on ne voit pas quel motif l'exempterait des obligations ordinaires : décrire, définir, interdéfinir, classer, expliquer, démontrer, si possible généraliser ou rendre compte des restrictions reconnues, formuler sinon des lois du moins des régularités significatives, etc. Mais d'un autre côté, elle comporte une dimension réflexive plus forte, plus incisive que celle que les autres disciplines comportent ou soupçonnent puisqu'elle a pour objet la variété des discours et pour objectif, lointain il est vrai, la typologie des discours : elle doit s'impliquer elle-même et s'appliquer à elle-même puisqu'elle est un discours. Comme l'indique clairement R. Thom, elle est conduite à se donner, à comprendre un objet qui la comp Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6278 L’entreprise responsable et ses parties prenantes : entre « manipulation » et co-construction de sens https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/5936 Introduction1 Cet article propose une réflexion sur le positionnement contemporain des entreprises en tant que « responsables », et sur un type de pratiques qui s’est développé ces dernières décennies, celui de « dialogues » avec les « parties prenantes » de ces entreprises. L’approche sémiotique d’orientation post-greimasienne ici adoptée se veut en dialogue avec la proposition d’une sémiotique des interactions avancée par Eric Landowski2. Notre objectif est d’examiner comment l’impératif de responsabilité, et donc d’interaction avec les publics et les parties prenantes de l’entreprise, peut être pensé du point de vue sémiotique, à la fois sur le plan des propositions théoriques (celles des chercheurs qui étudient ce domaine) et du point de vue empirique (celui de l’analyse de cas concrets d’interactions observables à l’occasion de réunions entre des représentants d’entreprises et des parties prenantes). Nous présenterons tout d’abord une série d’informations nécessaires pour cadrer la notion de « responsabilité sociale (ou sociétale) d’entreprise » (RSE, en anglais corporate social responsibility). Puis nous interrogerons certaines conséquences communicationnelles de cette dimension de l’action et des postures des entreprises contemporaines, en liaison notamment avec certaines théories des relations publiques. Nous passerons ensuite à la présentation de quelques propositions théoriques récentes concernant le dialogue avec les parties prenantes, et à leur analyse dans les t Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/5936 En signe d’amitié fidèle et de reconnaissance à Claude Zilberberg https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6231 Autant la prévalence accordée au perçu semble éloigner la sémiotique de ses références linguistiques déclarées, autant l’attention que nous accordons, avec d’autres et après d’autres, au vécu et au ressenti permet de maintenir intacte, sans que l’on puisse parler de paradoxe ou de provocation, la référence linguistique. En effet, nous ne « croyons » pas à l’inconciliation généralement admise entre le conçu et le vécu, et le syntagme « grammaire de l’affect » ne passe pas à nos yeux pour un oxymoron. Claude Zilberberg, Eléments de grammaire tensive, Limoges, PULIM, 2006, p. 8. Claude Zilberberg, disparu le 12 octobre 2018, laisse une œuvre considérable, qui se caractérise à la fois par sa vigoureuse originalité, et par une cohérence indéfectible et de long terme. Cette œuvre apparaissait de son vivant comme un projet intellectuel hors normes, et aussi comme une mine inépuisable de suggestions, de propositions, et d’alternatives pour la sémiotique d’inspiration structurale. Aujourd’hui, après sa disparition, elle apparaît à l’évidence comme un projet de vie, tenu jusqu’au dernier souffle. Peu après la soutenance et la publication de sa thèse sur Baudelaire, Claude Zilberberg publiait déjà en 1981 dans son Essai sur les modalités tensives, un chapitre intitulé « Sous les sèmes, y a quoi ? ». A ce moment-là de sa recherche, la question était principalement motivée par le souci de rendre compte de la spécificité du texte poétique, que l’analyse sémique ne parvenait pas à saisir. A Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6231 La sémiotique des mondes vivantsDu signe à l’interaction, de la téléologie à la structure https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6233 1. Introduction L’expression « monde vivant », notamment au pluriel (mondes vivants), est ici un équivalent d’Umwelt (Umwelten). Nous réservons la notion d’« univers » à ce que Greimas désigne et définit dans Sémantique structurale comme des « univers de sens », c’est-à-dire comme les domaines où s’exerce la perception sémantique des discontinuités sur lesquelles se fonde la construction de la signification. Les mondes vivants sont des domaines d’interaction, centrés sur une entité vivante dont l’observateur adopte le point de vue. Un micro-univers de sens peut certes coïncider avec un monde vivant, mais alors que dans le premier cas c’est l’observateur en tant que tel qui se place au centre des effets de sens perçus, dans le second, c’est un organisme vivant quelconque qu’on trouve au centre des interactions. Dans Principia semiotica, le Groupe μ vise une sémiotique générale qui intègrerait la signification du monde vivant en général1. Jean-Marie Klinkenberg, l’un des deux auteurs, s’interroge par exemple sur ce que serait le régime de signification propre à un ver de terre : Le ver de terre meurt s’il est exposé à la lumière. Or si vous l’y exposez, il va tenter de rentrer dans le sol : est-ce que cela veut dire qu’il est conscient ? Non. Mais le ver de terre est néanmoins en possession du minimum de ce qu’est un langage, c’est-à-dire un plan d’expression et de contenu. Sur le plan de l’expression, on trouve ici l’opposition clair/sombre, qui existe parce qu’il y a chez le Thu, 31 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/6233