Dossier « Archéosémiotique » (Dirigé par Roberto Flores)

Archéosémiotique

 

La rédaction des Actes Sémiotiques vous invite à envoyer vos propositions de contribution en français, en italien, en espagnol, en portugais ou en anglais (max. 2000 caractères espaces compris), accompagnées d’un bref profil bio-bibliographique (max. 10 lignes) avant le 15 MARS 2021. Date de notification d’acceptation : 15 AVRIL 2021. Date de remise du texte définitif : 15 SEPTEMBRE 2021. Date publication : 15 JANVIER 2022. Les articles, entre 25000 et 35000 signes maximum, seront soumis à une procédure d’évaluation « en double aveugle ».

Pour les consignes de rédaction, voir : https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/2958.

Le dossier est édité par Roberto FLORES (Institut National d’Anthropologie et Histoire (INAH), Mexico)

Les propositions d’article sont à envoyer aux trois adresses suivantes :

  1. as@unilim.fr
  2. rflores57@yahoo.com
  3. juan.alonso@parisdescartes.fr

TEXTE D’ORIENTATION

La tâche entreprise ces dernières années de relier la sémiotique aux sciences anthropologiques à la lumière des développements récents autour des formes de vie, des pratiques sémiotiques et de l'énonciation rend nécessaire d'effectuer un parcours à travers ces disciplines pour aborder les faits de l'homme comme construction de sens. Dans ce cadre, l'archéosémiotique pose le défi d'approcher les vestiges archéologiques non seulement comme des objets signifiants, mais aussi comme le résultat de pratiques humaines dont le sens doit être soigneusement inféré. C'est un travail de lecture minutieux qui fait appel à un grand nombre de sciences auxiliaires et teste la capacité de l'analyste à combiner un certain nombre de données factuelles afin de parvenir à une description textuelle de ces vestiges.

Cette multiplicité de ressources est déjà propre à l'archéologie, puisqu’elle est un véritable  carrefour disciplinaire: ethnologie, histoire, science des matériaux, épigraphie, zoologie, botanique, sont quelques-unes des sciences appelées. L'archéologue synthétise un amas de connaissances et les ordonne en vue de rendre compte d'une culture fondée sur les restes matériels qu'elle a légués. Cette organisation est réalisée en vue d'acquérir des connaissances soit sur des événements passés, soit sur les pratiques des groupes humains. Un effort d’interprétation rigoureux est demandé à ce spécialiste, basé sur la lecture des signes du passé, ce qui offre un vaste domaine d’intervention à l’archéosémiotique. Or, curieusement, l’objet de connaissance de l’archéologie n'est pas l'objet matériel qu'il décrit et analyse, mais le contexte dans lequel il est inscrit, c’est-à-dire, le texte qui lui donne sens. Ce con-texte est double, d'une part, c'est le contexte archéologique d’où proviennent les vestiges du passé, un contexte a quo qui inaugure la tâche cognitive; un contexte systémique, ad quem, dont la reconstruction est le but des actes analytiques et descriptifs (Schiffer 1990). Les deux contextes sont de nature éminemment sémiotique.

Entre les deux contextes se trouve le travail constructif d'images du passé à la fois d'événements et des usages et coutumes anciennes. À travers ces images, il s'agit de la constitution d'un objet sémiotique qui présente des facettes non seulement intelligibles (les connaissances obtenues), mais aussi sensibles (la mise en valeur des vestiges archéologiques, une fois reconstitués, reconnus, restaurés à l'image de leur culture d’origine et offerts aux spectateurs). Telle est l'importance et l'ampleur de cette construction interprétative qu'on peut dire, sans exagération, que soit l'archéologie est archéosémiotique, soit elle ne sera pas.

Les chercheurs intéressés sont invités à proposer des contributions théoriques ou des études de cas autour de la production de sens dans des domaines tels que:

  • Architecture et urbanisme : sens des parcours, de l’organisation spatiale, de leurs fonction et de leur utilisation

  • Céramologie, lithique : sens de la forme, de la décoration, signification fonctionnelle et usage

  • Archéoastronomie : conceptions du Cosmos, sens des alignements et les orientations spatiales, le Cosmos dans les espaces humains et les objets

  • Épigraphie, art rupestre : constitution et délimitation du texte, organisation textuelle, points de vue et stratégies de lecture

  • Ethnoarchéologie : analyses comparatives entre sociétés du présent ou du passé

  • Archéologie historique : la trace de l’action sur les restes archéologiques

 

 

Versión Española

Arqueosemiótica

 

La redacción de Actes Sémiotiques invita a la comunidad científica semiótica a enviar sus propuestas de artículos en francés, italiano, español, portugués o inglés, (máx. 2000 caracteres incluyendo espacios) acompañadas de un breve perfil biográfico (máx. 10 líneas) antes del 15 de MARZO de 2021. Fecha de notificación de la aceptación: 15 de ABRIL de 2021. Fecha de envío del texto definitivo: 15 de SEPTIEMBRE de 2021. Los artículos, entre 25.000 y 35.000 signos, se someterán a un procedimiento de evaluación de doble lectura « ciega ».

Para las reglas editoriales, véase: : https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/2958.

El dossier será dirigido por Roberto FLORES (Institut National d’Anthropologie et Histoire (INAH), Mexico).

Las propuestas de artículos deben enviarse a las tres direcciones siguientes:

  1. as@unilim.fr
  2. rflores57@yahoo.com
  3. juan.alonso@parisdescartes.fr

TEXTO DE ORIENTACIÓN

La tarea emprendida en los últimos años de vincular la semiótica con las ciencias antropológicas a la luz de los desarrollos recientes en torno a las formas de vida, las prácticas semióticas y la enunciación exige realizar un recorrido por esas disciplinas que preste atención a los hechos del hombre como procesos de construcción de significación. En esa empresa, la arqueosemiótica plantea el reto de abordar los restos arqueológicos no sólo como objetos significantes, sino como resultado de prácticas humanas cuyo sentido debe ser cuidadosamente inferido. Se trata de un minucioso trabajo de lectura que apela a un gran número de ciencias auxiliares y pone a prueba la capacidad del analista para conjugar un sinnúmero de datos factuales con el fin de lograr una descripción textual de esos restos.

Esta diversidad de recursos ya es propia de la arqueología, pues ella se ha caracterizado por ser una encrucijada disciplinaria: etnología, historia, ciencia de materiales, epigrafía, zoología, botánica, son algunas de las ciencias convocadas. El arqueólogo sintetiza un cúmulo de saberes y los ordena con el objetivo de dar cuenta de una cultura a partir de los vestigios materiales que legó. Esa organización de saberes lo realiza con vistas a obtener un conocimiento ya sea de eventos del pasado, ya sea de las prácticas de los grupos humanos del pasado. A este especialista se le exige un esfuerzo interpretativo riguroso, fundamentado en la lectura de los signos del pasado, lo que ofrece una amplia latitud a la arqueosemiótica. Ahora bien: curiosamente, el objeto de conocimiento arqueológico no es el objeto material que describe y analiza, sino el contexto en el que se inscribe, es decir, el texto que le da sentido. Ese con-texto es doble, por una parte, es el contexto arqueológico de donde provienen los vestigios del pasado, un contexto a quo que inaugura el quehacer cognoscitivo; un contexto sistémico, ad quem, cuya reconstrucción es meta de los actos analíticos y descriptivos (Schiffer 1990). Ambos contextos son de naturaleza eminentemente semiótica.

Entre ambos contextos se sitúa la labor constructiva de imágenes tanto de hechos del pasado, como de usos y costumbres pretéritos. Se trata de la construcción de un conocimiento que presenta facetas no únicamente inteligibles (el saber obtenido), sino también sensibles (la mostración de los restos arqueológicos una vez reconstituidos, reconocidos, resituados en la imagen de su cultura y ofrecidos al espectador). Es tal la importancia y magnitud de esta construcción interpretativa que cabe decir, sin exageración, que la arqueología es arqueosemiótica o no será.

Se invita a proponer tanto contribuciones teóricas como estudios de caso en torno al papel del estudio de los procesos de significación en áreas como:

  • Arquitectura y urbanismo: el sentido de los recorridos, de la organización espacial, significación funcional y utilización

  • Ceramología, lítica: sentido de la forma, de la decoración, de significación funcional y utilización

  • Arqueoastronomía: concepciones del Cosmos, sentido de los alineamientos y las orientaciones espaciales, el Cosmos en los espacios humanos y los artefactos

  • Epigrafía, arte rupestre: la constitución y delimitación del texto, organización textual, puntos de vista y estrategias de lectura

  • Etnoarqueología: análisis comparativo entre sociedades del presente y del pasado

  • Arqueología histórica: la huella de la acción en los restos arqueológicos

 

 

English Version

ARCHAEOSEMIOTICS

 

Actes SémiotiquesEditor invites you to send your proposals for contributions in French, Italian, Spanish, Portuguese or English (max. 2000 characters including spaces), accompanied by a brief bio-bibliographic profile (max. 10 lines) before MARS 15 2021. Date of notification of acceptance: 15 APRIL 2021. Date of submission of the final text: 15 SEPTEMBER 2021. The articles, between 25000 and 35000 signs maximum, will be submitted to a "double blind" evaluation procedure.

For editorial instructions, see: https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/2958.

This issue is edited by Roberto FLORES (Institut National d’Anthropologie et Histoire (INAH), Mexico).

Proposals for articles should be sent to the following three addresses:

  1. as@unilim.fr
  2. rflores57@yahoo.com
  3. juan.alonso@parisdescartes.fr

GUIDELINES

The task undertaken in recent years to link semiotics with anthropological sciences in light of recent developments around forms of life, semiotic of practices and enunciation demands to undertake a journey through these disciplines and pay attention to the facts of man as processes of construction of meaning. In this endeavor, archaeosemiotics poses the challenge of approaching archaeological remains not only as significant objects, but, also, as a result of human practices whose meaning must be carefully inferred. The task demands a meticulous reading effort that appeals to a large number of auxiliary sciences and tests the ability of the analyst to combine a number of factual data in order to achieve a textual description of these remains.

Archaeology is in itself a disciplinary crossroad: in its practice, it summons sciences such as ethnology, history, materials sciences, epigraphy, zoology, botany. The archaeologist accumulates and synthesizes a pile of facts to account for a culture based on the material remains that he bequeathed. The organization of this amass of knowledge is carried out to obtain knowledge of events in the past, or of the practices of human groups. A rigorous interpretive effort is required from the specialist, which offers semiotics a great field of intervention.  Yet the object of knowledge is not the material object that archaeologist describes and analyzes, but the context in which it is inscribed, that is to say, the text that gives it meaning. This con-text is twofold: on the one hand, it is the archaeological context from which the vestiges of the past come, a context a quo that inaugurates the cognitive task; at the same time, it is the systemic context,ad quem, whose reconstruction is the goal of analytical and descriptive acts (Schiffer 1990). Both contexts are essentially of a semiotic nature.

Between both contexts lies the constructive work of images, both, of past events, as well as past uses and customs. The image thus elaborated contains the knowledge that is not only intelligible, but also sensitive (the display of archaeological remains once they have been reconstituted, recognized, restored as an instance of its original culture and offered to the public). Such is the importance and magnitude of this interpretive construction that it can be said, without exaggeration, that archeology will be archeosemiotics or will not be.

We invite researchers and graduate students to propose both theoretical contributions and case studies around the role of the study of meaning processes in areas such as:

  • Architecture and urbanism: the meaning of the space organization, functional meaning and usage

  • Ceramology, lithic: meaning of form, of decoration, of function and usage.

  • Archaeoastronomy: cosmos conceptions, alignments and spatial orientations, cosmos in human spaces and artifacts

  • Epigraphy, rock art: text constitution and delimitation, textual organization, points of vue and reading strategies

  • Ethnoarchaeology: comparative analysis of past and present societies

  • Historical archaeology: the traces of action in archaeological remains