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« Résister c’est considérer qu’il y a des choses.scandaleuses autour de nous qui doivent être combattues avec vigueur.C’est refuser de se laisser aller à une situation qu’on pourrait accepter comme malheureusement définitive »

Stephan Hessel

Il est un dogme qui dit « sans prépa il n’est pas possible d’avoir son concours ». Cette croyance était vraie à l’époque où aucune alternative à ces organismes privés n’existait et interdisait aux lycéens les plus modestes de s’engager dans les études médicales. Sans un soutien jugé indispensable, s’élancer dans ce concours était voué à l’échec. Ce préjudice social existe encore et est révoltant.

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En début d’année 2014 l’OCDE présentait justement un rapport accablant sur l’égalité des chances en France (NB : un élève résilient est un élève qui réussit ses études et est issu d’un milieu défavorisé) :

« En France, être issu d’un milieu favorisé ou défavorisé est devenu une variable encore plus prédictive qu’il y a 9 ans. Dans le même ordre d’idée, la proportion d’élèves résilients est passée en France de 7.4 % en 2003 à 4.9 % en 2012, montrant la difficulté croissante d’obtenir de bons résultats lorsque l’on est issu d’un milieu très défavorisé. Il n’y a en réalité que sept pays sur les 65 du classement où l’origine socio-économique conditionne autant les destins scolaires (plus de 20 %). Un chiffre qui vaut à la France la triste réputation de pays le plus inégalitaire de l’OCDE. »

Les directeurs de prépas, les étudiants qui y enseignent et les étudiants qui y sont inscrits partagent la responsabilité de l’élargissement de la fracture sociale qui est dénoncée ici puisque leur entreprise qui favoriserait la réussite n’est pas accessible à tous. Par défaut de solvabilité, les plus modestes ne seraient pas dignes de considération.

Les principes de fonctionnement des prépas semblent en contradiction totale avec les valeurs pour lesquelles, nous l’espérons, les lycéens s’engagent dans ces concours. Altruisme, solidarité, empathie, humilité, respect de la dignité contre réussite par l’argent, privatisation, profit et discrimination sociale : un tel système devrait être combattu, nous nous en chargeons.

 

« La possibilité effective pour tous les enfants de français de bénéficier de l’instruction, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires. »

Programme du Conseil National de la Résistance

Restaurer l’égalité des chances c’est aussi rendre son prestige à ce concours difficile en permettant à tous ceux qui en ont les capacités de prétendre aux meilleures places alors qu’un dogme illégitime voudrait le leur interdire.

 

« L’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. »

Article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Les entraves à l’égalité constituent des dérives qui doivent susciter notre vigilance. C’est avec la force de ces convictions et l’indignation suscitée par l’injustice du système que nous proposons un Tutorat meilleur chaque année qui fait réussir de plus en plus d’étudiants.

Nous ne cherchons pas à accabler ceux qui ne sont pas inscrits au Tutorat. La prise de conscience ne peut pas se faire par magie. Les mythes urbains sont puissants, la PACES effrayante, l’enjeu immense et les informations loyales encore difficiles à trouver. Si vous êtes respectueux de ces valeurs, vous ne pouvez rester les complices des organismes privés, et votre choix ne peut plus être celui d’une personne moralement déresponsabilisée par sa méconnaissance du système.

Si vous partagez nos convictions et nous faites confiance, alors ensemble et grâce à votre détermination nous ferons de vous les meilleurs et décrocherons le concours de vos rêves.

 

Le Bureau du Tutorat