| Résumé |
En s'appuyant sur la théorie des mondes possibles développée
en particulier par Thomas Pavel, cette thèse analyse divers aspects du
jeu d'échecs dans les oeuvres de Lewis Carroll, Stefan Zweig, Vladimir
Nabokov, Georges Perec ainsi que dans celles plus récentes de Arturo Reverte,
Patrick Séry et Paolo Maurensing. La partie d'échecs se construit
par la tension entre deux adversaires qui envisagent, chacun dans le secret, toutes
les possibilités contenues à chaque étape du jeu. Chaque
mouvement sur l'échiquier représente un monde possible parmi un
ensemble de virtualités tendant vers l'infini. Dans ce parcours labyrinthique,
le joueur d'échecs se fraie un passage entre ce que Thomas Pavel appelle
l'actualisable et l'actualisé. Dans cette interaction et collision de mondes,
le joueur d'échecs est la métaphore de l'artiste élaborant
son oeuvre. |