Suite à la mise en place, au Maroc,  de la loi cadre (01-00) et des préconisations de la Charte Nationale pour l’Education et la Formation, les universités marocaines ont adopté l’architecture LMD entraînant la création de nouveaux parcours comportant des troncs communs et des passerelles entre les différentes filières et les différents établissements. En particulier, les universités doivent s’attacher à développer leurs interactions avec le monde de l’entreprise et à améliorer l’insertion des jeunes diplômés notamment en introduisant des stages obligatoires. Il est également prévu, par la loi, l’attribution aux universités des missions telles que la prestation de services et expertises, la prise de participation dans des sociétés, etc.

Aussi, ces réformes et développements ont nécessité de la part des universités marocaines,  la mise en place d’une approche globale de la gestion des établissements d’enseignement supérieur et plus particulièrement la modernisation de chacune des composantes de la gestion universitaire.

Cette modernisation est non seulement rendue nécessaire par les réformes mais elle est également réclamée par l’ensemble des acteurs (étudiants, enseignants personnels administratifs), qui regrettent : la complexité et la longueur des procédures administratives; la complexité de la gestion des emplois du temps et des locaux ; le manque d’accessibilité et de diversité de la documentation ; la difficulté croissante de la gestion des conventions de stage ; l’absence de cellule d’orientation et d’information pour les étudiants ; le manque de suivi des diplômés ; ou encore le manque de préparation des services financiers pour faire face à l’accroissement de leurs responsabilités.

Enfin, cette modernisation est rendue nécessaire par l’environnement et la politique de développement économique du pays qui vise à promouvoir la croissance et l’emploi en modernisant l’offre de formation professionnelle, à diversifier les sources de la croissance économique en favorisant le développement de nouveaux secteurs et filières d’enseignement, à valoriser les ressources humaines, à inciter le développement institutionnel, la réforme de l’administration et des entreprises publiques pour en améliorer l’efficacité.

C’est donc dans ce contexte que le programme TEMPUS Modegov – Nouveaux enjeux, nouvelles organisations pour les Facultés des Sciences et Techniques du Maroc -  a été initié au sein des Facultés des Sciences et Techniques (FST) marocaines qui sont à la pointe de la mise en œuvre de la réforme et qui avaient déjà introduit l’architecture d’enseignement préconisé par la loi cadre en 2006.

Les sept FST marocaines, toutes partenaires du programme, s’étaient constituées en un réseau organisé, qui s’appelle FST – Maroc, qui offre une structure d’échange et d’harmonisation des expériences de ses membres ainsi qu’une plate-forme efficace de démultiplication des changements qui seront introduits par le programme.

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Pour aller plus loin :

Site du ministère de l’enseignement supérieur marocain

 

 « Ce programme a été financé avec le soutien de la Commission Européenne. Cette publication reflète seulement l’opinion de l’auteur, la Commission Européenne ne peut pas être tenue responsable du contenu ou de l’usage du document. »