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Mise à jour : 25.01.2011

 

Le management public en Europe

Les grandes tendances du management public en Europe : étude par pays
Le management public en Grèce


La Grèce possède 10,6 millions d’habitants pour 426000 agents publics dont 83% relèvent du niveau central.

L’Etat Grec s’est engagé dans les années 80 dans une politique de modernisation de la fonction publique et dans un large mouvement de décentralisation. A partir des années 90, les réformes administratives ont été nombreuses en faisant de la région une « unité intégrée et décentralisée de l’administration de l’Etat ». En 1997, 5775 collectivités locales de petite taille ont été unifiées en 1033 municipalités « viables ». Cette nouvelle organisation administrative a constitué une base pour la mise en œuvre des politiques de décentralisation et de modernisation de la fonction publique.

Les premières réformes introduites dès lors avaient pour objectif principal la remise à niveau en matière économique et sociale. Cet objectif a été atteint car l’Etat Héllène a pu participer à l’Union économique et monétaire dès le premier janvier 2001. Pour cela, l’Etat très centralisé s’est engagé à une discipline budgétaire stricte et à une réforme structurelle qui a promu, entre autre, la privatisation d’entreprises publiques.

Les « maisons de services publics » se sont implantés progressivement et ont permis de rapprocher le citoyen de l’administration. Au travers du programme de réforme administratives nommé « Politeia », des « centres de services des citoyens », veulent mettre en réseau les services de proximité dans l’ensemble des municipalités du pays.

Les compétences de ces centres sont principalement :

  1. la délivrance de toute information administrative,
  2. les demandes en vus de la publication d’un acte administratif,
  3. la délivrance des actes et des attestations,
  4. la ratification des documents administratifs.

 

Dans ce cadre, le projet « Astérias », qui concerne l’ensemble des petites îles isolées de la mer Egée, s’est développé grâce aux Technologies de l’information et de la communication. Ce projet, conçu initialement pour vaincre l’isolement des îles, est aujourd’hui le moteur d’une vraie recomposition territoriale. Désormais, un « Bureau des citoyens » permet à chacun d’accéder aux informations indispensables où qu’il se trouve.

L’élaboration du programme « Poleita » s’est réalisé en concertation avec les associations, les syndicats, les ONG, les citoyens. Ceci afin d’atteindre un large consensus social et politique. Cette réforme qui a concerné l’administration centrale et les collectivités locales ont concernés la gestion des ressources humaines, le renforcement du contrôle et de la transparence ainsi que l’introduction de la qualité.  Ceci afin de renforcer la capacité des ministères à réguler les politiques publiques sur des critères de performance et de décentralisation des compétences.

Historiquement, l’administration grèque est moins flexible que celle de bon nombre d’autres Etats européens. L’emploi public y est très sécurisé et l’avancement est plus régi par l’ancienneté que par le mérite. Le recrutement, la formation, l’évaluation et la mobilité du personnel dépendent du Centre national de l’administration publique. 

Pour essayer d’assouplir ce mode d’organisation, les nouveaux programmes de développement des ressources humaines visent à promouvoir un code de déontologie des fonctionnaires afin de développer des standarts comportementaux attendus dans le secteur public. Dans ces programmes, la mise en place d’indicateurs de performance est à l’ordre du jour.

De même, l’accent est mis sur l’amélioration du fonctionnement du corps des inspecteurs de la fonction publique, la création d’un conseil supérieur de discipline dans l’administration, et l’institutionnalisation des négociations collectives dans le secteur public.

Désormais, ces diverses réformes utilisent des nouveaux outils de gestion de l’administration au service du développement territorial en vue d’améliorer la qualité des services rendus au citoyen.

Aujourd’hui, le gouvernement poursuit sa politique de réformes structurelles : privatisations, libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz, réforme de la législation du travail, etc. Pour faire face à ces nouveaux enjeux, il envisage désormais de développer l’emploi de contractuels en contrat à durée indéterminé dans les services publics.
 
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