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Mise à jour : 25.01.2011

 

Le management public en Europe

Les grandes tendances du management public en Europe : étude par pays
Le management public en Finlande


La Finlande possède 5,2 millions d’habitants pour 656000 agents publics dont 23% dépendent de l’Etat central.

En 1986, la Finlande a créé un « Comité de décentralisation administrative » qui voulait rationaliser le fonctionnement de l’Etat et éviter les doublons entre les différents niveaux de l’administration. L’effort a concerné l’amélioration des techniques de contrôle et de gestion. Puis à partir de 1991, récession économique oblige, l’objectif fut de rechercher des économies grâce à l’amélioration de la productivité et à la volonté d’autonomie de gestion des niveaux administratifs.

Ces différentes réformes n’ont pas été remises en cause par les gouvernements successifs. La méthode utilisée, qui voulait généraliser ce qui s’est révélé efficace dans des secteurs pilotes tests, a permis le succès de ces différentes réformes.

En Finlande, il existe deux catégories de salariés publics : les fonctionnaires qui relèvent du droit public et les employés qui relèvent du droit privé. L’avancement et la carrière de ces agents sont basés sur les performances jugées au travers d’évaluations réalisées par l’employeur. La « prime de productivité », complémentaire au traitement, est inclue dans la convention collective nationale régissant ces agents.

Un processus de réforme de la réglementation se développe dès 1996 et aboutit à des solutions de substitution plus souples. L’autonomie des administrations locales est recherchée, les « centres multiservices » se développent (guichets uniques des services publics avec personnel polyvalent), un concours sur la qualité publique est lancé, un guide du citoyen est créé. En 1998, une réflexion sur la stratégie et la qualité des services publics promeut « une gestion publique satisfaisante, des services de bonne qualité et une société civile responsable ». Des chartes de services commencent alors à émerger progressivement.

La loi de décembre 1999  a voulu améliorer la transparence des activités publiques et le droit à l’information. Une nouvelle stratégie de qualité publique s’est alors développée. La politique du personnel veut à la fois être concurrentielle, équitable et  responsabilisante, tout en gardant l’éthique des valeurs de base. L’évaluation se développe ainsi que la formation aux aptitudes et aux compétences.

Un nouveau système de rémunération a été mis en place en 2003 prenant en compte la performance et la compétence dans une proportion importante. Désormais, les agents sont évalués annuellement sur ces deux critères.

Ces dernières années, le gouvernement finlandais s’est concentré sur le développement des technologies de l’information et de la communication. De 2003 à 2006, le programme e-Finlande s’est structuré autours des objectifs suivants :
- le développement des procédures électroniques, notamment dans le domaine de la santé,
- la lutte contre les fractures et les inégalités territoriales,
- la simplification de la création d’entreprise,
- le développement de la recherche et développement,
- la participation active des citoyens à la vie civile.

Ce programme vise à contenir les pressions de plus en plus fortes qui s’exercent sur les dépenses publiques en améliorant la productivité et la compétitivité des services publics.

En 2006, la Finlande a été classée première en terme de compétitivité par le World economic forum (WEF) compte tenu de l’utilisation des TIC en matière d’éducation et de recherche et développement. Par ailleurs, l’International institute for management developpement (IMD) l’a classé aussi première en matière de performance de l’administration publique.
 
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