Avec une superficie de 9251 km² et une population de 900 000 habitants, Chypre est un des plus petits états de l'Union européenne.
La poursuite de politiques macroéconomiques rigoureuses par les gouvernements successifs depuis 1960, l'adoption d'un système économique basé sur les principes du libre marché, l'existence d'entreprises au personnel qualifié et spécialisé, ont contribué au développement de l’économie de la nouvelle République.
Depuis l'adhésion de Chypre à l'Union européenne, celle-ci s'est transformée grâce à de profondes réformes structurelles. Les restrictions concernant les produits manufacturés ou agricole provenant d'autres pays de l'UE ont été abolis. Le commerce et les taux d'intérêt ont été libéralisés, le contrôle des prix et les restrictions concernant les investissements ont été supprimés. Le financement des projets d'infrastructures par le secteur privé a été encouragé alors que le monopole dans le secteur des télécommunications a été aboli.
Aujourd'hui, l'Union européenne constitue le principal partenaire de Chypre; elle absorbe plus de 50% des exportations locales et fournit plus de 50% des importations.
Le nombre d'agents publics se chiffre aux dernières estimations à 59400, dont environ 90% dépendent de l'administration centrale, 6% des entreprises publiques et 3% des administrations locales. L'ensemble des formations des agents publics est assurée par "l'Academy of public servants".
Chypre a adopté des mesures de lutte contre la corruption en ratifiant en 2001 la convention pénale du Conseil de l'Europe et en adhérant à la convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.
Un service d'audit a été constitué à la suite de la promulgation de la loi concernant l'audit interne de 2003. Il s'agit d'un service indépendant qui n'est sous la responsabilité d’aucun ministère. Il est dirigé par un Commissaire général qui est rattaché au Conseil des ministres pour une durée de 6 ans. Ce commissaire est chargé de présenter ses rapports au « Conseil interne de l'audit » institué par la même loi et présidé par le ministre des finances.
Les missions du service interne d'audit sont:
- de présenter des avis objectifs et indépendants à propos des activités du secteur public en signalant les améliorations à apporter au service public,
- de vérifier que leurs applications sont conformes à la législation, que les procédures sont suivies, et que les moyens sont utilisés de manière efficiente et efficace, dans un souci d'économie budgétaire.
En 2005, tous les départements du ministère de l'intérieur qui offrent des services aux citoyens ont signés une « Charte des citoyens » avec la volonté d'améliorer le service au public. Cette innovation veut marquer le début d'une nouvelle ère dans les relations avec les usagers basée sur le respect, la coopération et l'impartialité du service rendu.
Les services publics s'engagent ainsi :
- à informer le public de tous les services dont il peut disposer,
- à préciser le niveau du service à rendre,
- à être accessible et coopératif dans le rendu des informations,
- à présenter les différentes options et à conseiller efficacement les usagers,
- à être courtois et compréhensif dans le cas de rectifications d'erreurs.
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