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Mise à jour : 25.01.2011

 

Le management public en Europe

Les dénominateurs communs du management public en Europe
Service public européen et management


Historiquement, une étape importante dans la reconnaissance du rôle des services publics dans la construction de l’Europe a été définie dans la communication de la Commission du 11 septembre 1996. Ceux-ci deviennent "des éléments clés du modèle européen de société", appartiennent "à un ensemble de valeurs qui sont communes à tous nos Etats et font l’originalité de l’Europe", l’objectif de la Communauté étant "de réaliser l’équilibre en promouvant l’intérêt général européen". Cette communication propose les recommandations suivantes :
- promouvoir au niveau européen des services d’intérêt général,
- développer une approche graduelle avec les différents acteurs, y compris les consommateurs,
- développer des outils d’évaluation,
- accroître la coordination au niveau européen pour permettre le suivi de l’activité des régulateurs et des opérateurs,
- contribuer à la promotion des services d’intérêt général.

En 1996 et en 2000, dans deux communications, la Commission a présenté les principes qui fondent les services d’intérêt général :
la neutralité car les services peuvent être dispensés par le secteur public tout autant que le secteur privé,
la subsidiarité qui laisse aux Etats membres la capacité de définir leur propre champ d’intervention des services publics et les modes d’intervention possibles,
la proportionnalité qui définit les modes de concurrence européens pour éviter les pratiques pouvant contribuer à développer une concurrence déloyale avec le secteur privé.

L’article 16 du traité fait apparaître ces services d’intérêt général comme un élément majeur du mode de société préconisé par l’Europe. Selon la Commission de Lisbonne et celle de Nice, ils concourent à la cohésion sociale et territoriale ainsi qu’à la compétitivité de l’économie européenne.

La déclaration de Laeken du 15 décembre 2001 signale que "le citoyen trouve que l’Union affiche un comportement trop bureaucratique dans nombre de domaines. Ce qu’il entend de la bonne gestion des affaires publiques, c’est la création de nouvelles opportunités et non de nouvelles rigidités. Ce qu’il attend, c’est davantage de résultats, de meilleures réponses à des questions concrètes."

Aujourd’hui, le modèle bureaucratique dans les administrations européennes est fortement remis en cause. Trois raisons essentielles ont conduit les Etats membres à s’engager, plus ou moins résolument, dans des réformes de modernisation de la gestion publique : la contrainte budgétaire, le souci d’une utilisation plus efficace de l’argent public, l’impératif de transparence de l’action administrative. Le contexte actuel de société, par la diminution des ressources et l'augmentation des exigences citoyennes, amène à redéfinir des fonctionnements et des habitudes acquis depuis des décennies.

Les débats qui ont eu lieu entre 2004 et 2007 visant à clarifier les notions de Services d’intérêt général (SIG), Services d’intérêt économique général (SIEG) et Services sociaux d’intérêt général (SSIG) auront une incidence notable sur les nouvelles formes de management des services publics.

Désormais, l’usager se trouve placé au centre des préoccupations dans une logique de qualité de service élevée à des prix les plus abordables possible. L’enjeu devient clair : les techniques de gestion à mettre en œuvre doivent intégrer désormais ces paramètres qui conditionnent le développement du management public en Europe.

 
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