L’avenir du management public n’est pas la privatisation générale des services publics comme cela a pu être envisagé dans certains Etats. La mise en place d’outils de pilotage communs permettra de renforcer les fonctions publiques en les faisant évoluer pour devenir de véritables centres de responsabilités. Ceci afin que le citoyen-usager trouve des réponses à ses attentes, cette préoccupation étant aujourd’hui commune à l’ensemble des pays de l’Union Européenne.
Mais au vu des spécificités et de la culture de chaque Etat, il ne serait cependant pas envisageable de chercher à atteindre un modèle unique de management public européen. De plus, si les méthodes engagées sont loin d’être identiques d’un pays à l’autre, les priorités divergent parfois fortement. Certains pays ont ainsi abordé cela par une volonté de comparaison (voire d’assimilation) au secteur privé, d’autres se sont engagés sur des priorités nationales comme la lutte contre la corruption, la stabilisation financière, etc. D’autres encore avancent de manière plus sectorisée en fonction des contextes locaux liés aux groupes de pression plus ou moins prédominants que représentent les partenaires sociaux. Au vu de la grande diversité des situations, le modèle européen de management public est encore loin d’être une réalité. De plus, il faut considérer le fait que le management public possède un raisonnement contingent et qu’il dépend en grande partie de paramètres comme la taille des structures considérées, les secteurs d’interventions concernés, le processus décisionnel en vigueur, etc.
Mais quel que soient les écarts existant entre les Etats, un mouvement général est nettement perceptible. Loin d’être une mode passagère, en sensibilisant l’ensemble des acteurs publics à la diffusion d’une culture commune de gestion, le management public est de plus en plus reconnu comme un élément fédérateur de l’Union européenne. |