Il s'agit de déterminer la structure et d'obtenir un
système de générateurs du groupe des classes
d'idéaux d'un corps de nombres abélien. Dans le souci de
rendre explicites et effectifs les résultats obtenus, de
nombreux calculs ont été faits sur ordinateur
Théorie des codes correcteurs (F. Laubie).
Ce thème a donné lieu à des contacts
avec des chercheurs de l'INRIA. Il a permis d'encadrer une thèse
soutenue dans ce domaine et aussi de participer à plusieurs
jurys de thèse. Le projet de recherche poursuivi actuellement
est l'application de la théorie algébrique des nombres en
théorie des codes, ainsi que la théorie des codes
lexicographiques qui est le sujet de thèse de A. BELDI. La
théorie des opérations récursives sur les entiers
naturels est un sujet trés proche également
étudié.
Mots de Christoffel (F. Laubie).
Ici, un nombre réel est codé par un mot. La
représentation obtenue est étroitement liée au
développement en fraction continue du réel
considéré. La question posée maintenant est
l'interprétation des opérations d'addition et de
multiplication dans cette représentation.
Corps locaux et ramification (F. Laubie, A. Movahhedi,
A.Salinier).
On étudie les filtrations de ramification des
groupes infinis d'automorphismes des corps locaux en liaison notamment
avec la théorie des corps de normes de Fontaine et Winterberger,
la théorie d'Iwasawa des Zp-extensions et les groupes
formels de Lubin-Tate. Avec ces mêmes outils, on étudie
les systémes dynamiques p-adiques dans le but d'avancer vers la
conjecture de Lubin.
La K-théorie de l'anneau des entiers d'un corps
de nombres (A. Movahhedi).
Pour un corps de nombre F le noyau sauvage WK2(F)
est le noyau de tous les symboles de Hilbert sur K2(F). Pour
un nombre premier fixé p, on peut définir grâce
à la cohomologie étale, les noyaux sauvages étales
WK2i-2(F)ét de degré
supérieur pour tout i > 1 qui
sont des groupes finis. Lorsque i = 2, le groupe WK2i-2(F)ét
coïncide avec la partie p-primaire de WK2(F).
Ces noyaux sauvages WK2i-2(F)ét
jouent des rôles symétriques aux p-parties du groupe des
classes de F. Nous obtenons une formule de co-descente galoisienne pour
les noyaux sauvages dans les extensions cycliques de degré p.
Comme conséquence de cette formule, on voit que, pour p > 3, les seules p-extensions de Q pour
lesquelles la p-partie du noyau sauvage classique WK2(F) est
triviale sont celles qui sont contenues dans la Zp-extension
cyclotomique de F.
Groupes de Galois et ramification (A. Movahhedi, A.
Salinier).
La question de la détermination explicite des
groupes de Galois est à la fois ancienne et actuelle. Nous
sommes partis des travaux récents d'Abhyankar et Osada pour
obtenir des résultats nouveaux sur les groupes de Galois
d'extensions du corps des rationnels engendrées par les racines
de trinômes. En particulier, on a pu montrer que ces groupes vus
comme groupes de permutation des racines sont primitifs sous des
hypothèses assez générales. Avec Steve Cohen
(Glasgow) nous montrons qu'ils sont doublement transitifs sous d'autres
hypothèses. Toujours en collaboration avec lui, nous pensons
pouvoir bientôt préciser ce résultat en utilisant
la description des groupes doublement transitifs qui est, comme on
sait, une conséquence du théorème de
classification des groupes finis simples. Remarquons que ces
résultats sont atteints en utilisant la détermination des
groupes d'inertie à partir de la théorie de la
ramification. En particulier, l'utilisation du ``lemme d'Abhyankar"
nous permet de clarifier beaucoup les arguments qui avaient
été utilisés jusqu'alors.
Algèbre réelle (A. Movahhedi, A.
Salinier).
En étudiant la théorie des corps
formellement réels, nous avons pu obtenir une
caractérisation nouvelle des corps qui satisfont, comme celui
des nombres réels, le ``théorème de l'axe
principal" d'après lequel toute matrice symétrique
à coefficients dans le corps est semblable à une matrice
diagonale. Cette nouvelle caractérisation, obtenue de
façon très élémentaire en termes de
propriétés des ``formes traces" des extensions finies du
corps considéré, ouvre la perspective de prolongements en
théorie de Galois des corps formellement réels. Nous
pensons être en mesure de démontrer l'impossibilité
de la réalisation comme groupe de Galois sur un corps
pythagoricien de certains groupes (en plus de ceux déjà
connus).