Histoire et épistémologie des sciences et des techniques – 26 septembre 2012


Histoire et épistémologie des sciences et des techniques

Limoges, le 26 septembre 2012

 

Yannick FONTENEAU (Université de Lille 1), Du travail quantifié au travail contrôlé : la science des machines dans l’Architecture Hydraulique de Bélidor. Le dix-huitième siècle donne à voir un étonnant effort théorique pour quantifier et formaliser le travail des machines, des bêtes et des hommes. De cet effort naîtra plus tard le concept de travail mécanique. Mais quel est l’intérêt et le but d’une telle quantification ? Quelles représentations sous-jacentes dirigent ces conceptions ? En prenant l’exemple de Bélidor, et d’autres, nous verrons ici comment les aspects économiques furent déterminants dans cette formalisation, et comment les savants finirent par s’approprier un savoir des machines jadis dominé par les seuls praticiens.

Robert HALLEUX (directeur du Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques de Liège), La science moderne ne serait-elle pas issue du savoir des artisans ? Une histoire de la pratique des arts du feu. Pendant des millénaires, les praticiens des arts du feu, céramistes, verriers, métallurgistes, ont accumulé un trésor de connaissances sur la matière et ses transformations, très différentes des thèmes que les philosophes enseignaient dans les universités. Entre ces deux champs du savoir, quelles interférences, quels conflits ? Autrement dit, la science moderne ne serait-elle pas issue du savoir des artisans ?

Céline PAUL (conservatrice du patrimoine, directrice du Musée national Adrien Dubouché), La place des techniques dans un musée d’arts décoratifs : la constitution des collections et les choix muséographiques au Musée National Adrien Dubouché.

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