Dans la même rubrique Bibliographie
Techniques
Neurochirurgie fonctionnelle
Enfant
Infectieux
Tumeurs cérébrales
Vous êtes ici : Acceuil > Manuel & Thèses > Manuel de neurochirurgie

Hydrocéphalies

Publié le : 22 mars 2006
Par : Gilbert DECHAMBENOIT
 Imprimer l'article
 Envoyer l'article par mail
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


Hydrocéphalie, p1
Hydrocéphalie à pression normale, p3

Hydrocéphalie à pression normale


L’hydrocéphalie à pression normale (HPN) ou hydrocéphalie chronique (Bret, Chazal) pose un problème diagnostic difficile.
La pathogénie est mal établie. S’agit-il d’une hydrocéphalie passive du fait d’un déséquilibre entre la secrétion et résorption du L.C.S ? d’un obstacle au débit du LCS au niveau de la convexité et des citernes de la base du cerveau ? Les signes neurologiques sont-ils secondaires à un effet compressif en particulier au niveau des cornes frontales ?
Il peut être retrouvé dans les antécédents un traumatisme crânien, une hémorragie méningée, une méningite, une intervention intracrânienne. Mais le plus souvent aucune circonstance déclenchante est retrouvé. L’âge varie entre 55 et 85 ans avec semble -t-il une prédominance masculine.

CLINIQUE
Apparition le plus souvent après 60 ans de (triade de Adams et Hakim) :
1- Troubles de la marche et de la statique : marche à petits pas, “magnétique”, avec élargissement du polygone de sustentation, chute. Pas de déficit moteur, ni sensitif, ni cérébelleux.
2- Troubles mentaux, troubles mnésiques pouvant aller jusqu’à la démence. Baisse de l’affectivité, état dépressif.
3- Troubles sphintériens avec mictions impérieuses, incontinence urinaire.
Ces signes sont diversement associés.
Diagnostic différentiel avec les DÉMENCES.
Intérêt et nécessité de tests psychométriques.

PARACLINIQUE
1 - IRM (+ image de flux) : hydrocéphalie, hypersignal périventriculaires contrairement aux leucoaraïoses où l’hypersignal est plus diffus et éloigné des ventricules. Modification du flux (hyperpulsabilité) au niveau de l’acqueduc du mésencéphale.
2 - TDM : hydrocéphalie prédominant dans les cornes frontales et temporales. Hypodensité périventriculaire (résorption transépendymaire). Index bifrontal supérieur à 0,55 ; aspect effacé des sillons et vallées sylviennes (Chazal, Bret). Diagnostic différentiel avec l’atrophie cérébrale.
3 - PL : l’amélioration de la symptomatologie clinique après soustraction de 30CC de LCS pendant 3 jours constitue un argument en faveur du diagnostic d’HPN.

  • Manométrie : ondes en plateau (A,B) surtout nocturnes. Résistance à l’écoulement élevé. Diminution de la compliance cérébrale.
  • Cisternographie isotopique, résultat non spécifique : contamination ventriculaire précoce et durable. Retard ou absence de résorption au niveau de la convexité. Cisterno TDM. 
  • Débit sanguin cérébral.

TRAITEMENT
Médical
PL soustractives.
Acétazolamide (Diamox*) 250 à 500 mg/j.
Chirurgical
Le problème réside dans l’indication chirurgicale, la certitude diagnostique n’étant pas toujours évidente :

  • dérivation ventriculo-péritonéale ou atriale.

Le taux de complications post-opératoire est élevé (1/3 des cas) et le taux de mortalité voisine 10 %. La place de la dérivation lombo-péritonéale reste à être évaluée.
Les facteurs pronostiques sont mal définis. Les patients présentant une triade complète, une cause identifiée, une évolution clinique courte, un index bi-frontal supérieur à 0,55 présenteraient un bon pronostic.