Présentation


Présentation

L’Observatoire des Conflits du Réseau international ALEC est constitué d’un groupe d’enseignants et de chercheurs sociaux issus de plusieurs entités et universités transcontinentales qui travaillent dans différents domaines des sciences politiques et sociales. Il compte, en outre, sur la participation de victimes des conflits sociaux et armés dans lesquels l’observatoire a une certaine présence.

L’observatoire prétend développer des activités d’exploration et de recherche, permettant la prise de conscience, la visibilité de discours et de mémoires “autres”, liées aux conflits et violences territoriaux sous différentes échelles, en prenant en compte des dimensions multiples : historique, sociale, géographique, économique, politique. Les analyses multidimensionnelles et les études pluri et transdisciplinaires sont privilégiées.

Univers d’étude

L’Observatoire des Conflits en Amérique latine du Réseau ALEC débute ses activités par des travaux ciblés, dans un premier temps, sur l’Amérique latine, et tout particulièrement dans des pays qui ont connu et qui connaissent encore des situations de conflit, même après des accords de paix.

Des territoires qui, en raison de leurs caractéristiques historiques, structurales et sociales très particulières, ont constitué un terreau propre à générer des conflits sociaux, économiques, environnementaux et armés – conflits qui perdurent, dans certains cas.

Au vu de l’urgence générée par les conflits de toutes sortes qui surgissent dans la vie quotidienne des individus et, compte tenu des dimensions transnationales de la justice, des droits de l’homme et de l’environnement, ainsi que des processus partagés de décolonisation depuis le sud, l’Observatoire s’attache aussi aux problématiques, de nature diverse, auxquelles est confronté le continent africain.

 

Conceptualisation

L’unification, sans les dogmatiser, des concepts fondamentaux liés au sujet entre dans la perspective visée par l’Observatoire. Ainsi, par exemple, les origines du Conflit, grâce à des théoriciens spécialistes de la thématique tels que A. Giddens ou W. Sutton seront définies. Ces auteurs l’envisagent comme une « lutte pour la suprématie entre des groupes sociaux, ce qui implique des tensions, des divisions et des intérêts antagoniques ». L’étude de cette définition qui nous semble incomplète, inexacte et limitée amènera l’Observatoire à travailler à une définition conceptuelle intégrale et pertinente, qui corresponde à la nature de nos réalités sociales. Toutefois, l’amplitude même de la définition a la particularité d’admettre des formes de violence plurielles, ce qui permet de surmonter le réductionnisme du conflit belliqueux.

L’Observatoire fournira, en ce sens, un lexique qui facilite la compréhension du sujet et le rende plus accessible à tous les agents sociaux intéressés. L’appropriation sociale des connaissances par des publics divers, pas nécessairement académiques et qui, d’une manière ou d’une autre, font partie du conflit et/ou de sa solution, en sera plus aisée.